Vāsudeva-Māhātmya: Duryodhana’s Inquiry and Bhīṣma’s Theological Account of Keśava
शिर:कपालाकुलकेशशाद्धला शरीरसड्घातसहस््रवाहिनी । विशीर्णनानाकवचोर्मिसंकुला नराश्वनागास्थिनिकृत्तशर्करा
śiraḥkapālākulakeśaśādvalā śarīrasaṅghātasahasravāhinī | viśīrṇanānākavacormisaṅkulā narāśvanāgāsthinikṛttaśarkarā ||
Sañjaya dit : « C’était comme un fleuve effroyable : ses rives formaient un gazon de cheveux emmêlés et de crânes ; en son sein, des milliers d’amas de corps flottaient comme des êtres vivants dans l’eau. Des éclats d’armures de toutes sortes, brisés, se répandaient partout tels des vagues, et les os tranchés des hommes, des chevaux et des éléphants servaient de cailloux et de pierres. » Dans cette vision du champ de bataille, le poème contraint l’auditeur à regarder en face le coût moral de la guerre—comment la violence réduit personnes et vaillance à des débris—et rend plus pressante l’exigence éthique du dharma au cœur de la catastrophe.
संजय उवाच
The verse is not a doctrinal instruction but an ethical shock: by portraying the battlefield as a ‘river’ made of skulls, bodies, armor, and bones, it exposes the dehumanizing aftermath of war and presses the listener to weigh action against dharma and its consequences.
Sañjaya, narrating events to Dhṛtarāṣṭra, depicts the carnage of Kurukṣetra through an extended metaphor: a gruesome river whose banks and currents are formed from the slain, with armor as waves and severed bones as pebbles.