PrayaschittaExpiationConcluding Rites

Kanda 7

Supplementary Formulas

Additional sacrificial formulas, expiatory rites (prayaschitta), and concluding mantras of the Taittiriya Samhita.

Prapathakas in Kanda 7

Prapathaka 1

Agniṣṭoma–Soma-yāga (Śrauta Soma-sacrifice), opening of Kṛṣṇa Yajurveda Taittirīya Saṃhitā Kānḍa 7: the Soma cycle’s preparatory and consecratory (dīkṣā) frame leading into pressing/offerings.

Le Kāṇḍa 7, Prapāṭhaka 1 de la Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) inaugure le corpus des sacrifices somaïques en situant le yajamāna dans l’économie de la dīkṣā (consécration) qui rend le Soma-yāga rituellement possible. La texture mantrique du chapitre lie de manière récurrente l’ordre cosmique (ṛta), la souveraineté royale (kṣatra) et l’efficacité sacerdotale (brahman) à la transformation contrôlée du Soma, de plante en sacrement. Il formule le corps sacrificiel comme un champ régulé : des limites sont tracées, les impuretés exclues, et les rôles des officiants stabilisés par des formules qui autorisent la parole, le souffle et l’offrande comme homologues des actions mêmes des dieux. Le prapāṭhaka fonctionne ainsi comme une charte liminale : il convertit un patron domestique en agent consacré, aligne le rite sur des théologies d’Indra–Agni–Soma et établit le principe herméneutique selon lequel la juste séquence (krama) et la juste énonciation (mantra) produisent conjointement la « vérité » du sacrifice.

20 anuvakas | 52 mantras

Prapathaka 2

Soma-yāga cycle (Śrauta): continuation of the Agniṣṭoma/Somayāga liturgy—especially the Soma-handling and associated stotras/śastras and offering-formulas that integrate the Adhvaryu’s Yajurvedic recitations with the Sāmavedic chant and Hotṛ’s Ṛgvedic recitation.

Kṛṣṇa Yajurveda, Kāṇḍa 7, Prapāṭhaka 2 appartient à la strate mûre du Soma-yāga, où les mantras opératoires de l’Adhvaryu sont coordonnés avec la performance śrauta tripartite (Adhvaryu–Hotṛ–Udgātṛ). La texture du chapitre est typiquement « procédurale » : les mantras y fonctionnent comme des actes de parole performatifs qui autorisent la manipulation du Soma, régulent les transitions entre pressurage, offrande et consommation, et cartographient rituellement le corps et l’identité sociale du sacrifiant sur le champ sacrificiel. Le prapāṭhaka manifeste aussi la tendance propre au Yajurveda noir à entrelacer mantra et directives de type brāhmaṇa, produisant un script liturgique compact plutôt qu’une anthologie purement hymnique. Sur le plan théologique, le Soma est envisagé à la fois comme oblation et comme agent divin — purificateur, vivifiant et médiateur —, tandis qu’Agni demeure la « bouche » du rite. Le chapitre illustre ainsi la manière dont le ritualisme védique tardif fusionne cosmologie (ṛta, eaux, lumière) et chorégraphie exigeante, garantissant l’efficacité par la juste séquence, les mètres et la différenciation des rôles sacerdotaux.

20 anuvakas | 50 mantras

Prapathaka 3

Agnicayana / Soma-sacrifice interface: construction and consecration of the fire-altar (citi) and its ritual-theological identifications, with ancillary offerings and recitations that integrate the altar into the broader Śrauta cycle (notably the Soma-yajña’s cosmological mapping).

Kṛṣṇa Yajurveda, Kāṇḍa 7, Prapāṭhaka 3 relève du complexe de l’Agnicayana, où liturgie et procédure manuelle convergent pour transformer l’espace construit en cosmogramme. La texture mantrique du chapitre associe de manière caractéristique brique, couche et mesure à des corps divins : Agni comme autel, Prajāpati comme totalité sacrifiée, et les mètres comme régulateurs structurels. La logique rituelle est cumulative : chaque pose est à la fois un acte physique et une reconstitution de la personne du sacrifiant au sein de l’univers ordonné. Des identifications récurrentes (terre–atmosphère–ciel ; saisons ; directions ; souffles) stabilisent l’autel comme microcosme, tandis que des formules protectrices et expiatoires gèrent le danger inhérent au fait de « refaire » Agni. Le prapāṭhaka illustre ainsi la pragmatique yajurvédique : des injonctions précises, enchâssées dans le mantra, produisant l’efficacité par la juste séquence, les correspondances correctes et la circulation contrôlée de la chaleur, de la parole et de l’offrande.

20 anuvakas | 42 mantras

Prapathaka 4

Aśvamedha (Horse Sacrifice) — ancillary and mid-cycle liturgies within the Śrauta Aśvamedha complex (including animal/oblatory sequences, royal consecratory framing, and Soma-linked recitations as transmitted in the Kṛṣṇa Yajurveda tradition).

Le Kāṇḍa 7 de la Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) est classiquement associé au corpus de l’Aśvamedha, où l’idéologie royale s’inscrit dans un réseau dense de procédures śrauta. Le Prapāṭhaka 7.4 prolonge ce registre en coordonnant le texte mantrique avec la chorégraphie pragmatique des offrandes, de la manipulation des animaux et de la récitation sacerdotale. La texture du chapitre est caractéristique du style de la « Yajurveda noire » : injonctions en prose et citations de mantras s’entrelacent, produisant un script performatif plutôt qu’une anthologie purement hymnique. L’horizon théologique est celui d’une souveraineté assurée par la correspondance cosmique — Agni comme instaurateur de l’ordre, Indra comme roi paradigmatique, Prajāpati comme totalité, et le cheval comme incarnation mobile du rāṣṭra. Des formules récurrentes d’« établissement », de « liaison/déliaison » et de « conquête » articulent une sémiotique rituelle où la domination politique se transpose en réussite sacrificielle. Le prapāṭhaka fonctionne ainsi comme une charnière liturgique : il stabilise les transitions internes du rite tout en réitérant la prétention de l’Aśvamedha à une intégration universelle.

22 anuvakas | 53 mantras

Prapathaka 5

Śrauta Soma-sacrifice cycle (Somayāga), within the Agniṣṭoma/Ukthya complex—mantra- and act-sequences supporting the Soma pressing, offering, and allied officiant functions (Hotṛ/Adhvaryu coordination), with ancillary expiations and prosperity formulas typical of Kṛṣṇa Yajurveda Taittirīya Saṃhitā Kanda 7.

Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) 7.5 appartient au stade tardif des Saṃhitā, qui systématise l’exécution du sacrifice de Soma au moyen d’unités mantra–kriyā étroitement articulées. Ce prapāṭhaka fonctionne comme un « manuel opératoire » liturgique pour l’Adhvaryu : il enchaîne invocations, identifications et oblations qui stabilisent l’économie interne du rite soma — pressurage, purification, offrande et répartition de la puissance rituelle entre divinités et officiants. Sa théologie est pragmatique : les dieux y sont interpellés comme des partenaires rituels immédiats, tandis que les actes de parole (yajus) sont traités comme des instruments efficaces liant l’ordre cosmique (ṛta) à l’enceinte sacrificielle. La préoccupation récurrente du chapitre est la justesse — placement adéquat, récitation mesurée et expiation des manquements — révélant une herméneutique rituelle mûre où l’erreur est anticipée et neutralisée par le rite. Ainsi, 7.5 illustre la fusion caractéristique du Kṛṣṇa Yajurveda entre précision procédurale et équivalences symboliques reliant Soma, Agni et la vitalité du sacrifiant.

25 anuvakas | 54 mantras

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