
Gāruḍa-Māhātmya and Tārkṣya-Stotra: Fruits of Hearing/Reciting and the Power of Garuḍa’s Praise
En couronnement de l’enseignement précédent, ce chapitre affirme que le Garuḍa Purāṇa est un enseignement « essentiel » qui accorde réussite mondaine et délivrance, même lorsque les dieux l’entendent. Le récit retrace ensuite une chaîne d’autorité : Hari à Rudra ; Brahmā aux sages ; Vyāsa à Sūta ; Sūta à Śaunaka à Naimiṣa, reliant l’écoute purānique à l’ordonnancement védique et à la réalisation de Brahman. Il expose les fruits de l’engagement : écouter, réciter, faciliter la récitation, copier, faire commander des manuscrits et préserver le texte, chacun donnant dharma/artha/kāma/mokṣa selon l’intention. Un avertissement suit : le Purāṇa conforme au Veda ne doit pas être enseigné sans discernement, tout en approuvant l’écoute communautaire des auditeurs qualifiés. Le chapitre se tourne ensuite vers un hymne à Tārkṣya (Garuḍa), évoquant l’amṛta-haraṇa, la libération de Vinatā, la fente des langues des serpents, l’épisode de l’éléphant et de la tortue, le vajra d’Indra et le nom Suparṇoti, pour établir sa puissance irrésistible et sa protection, jusqu’à la destruction du poison par la contemplation. Il s’achève sur la méditation crépusculaire de Śaunaka : « Je suis Brahman », et sur la libération par la grâce de Viṣṇu, aboutissement naturel d’un śravaṇa soutenu menant au jñāna.
Verse 1
ऽध्यायः हरिरुवाच / पुराणं गारुडं रुद्र प्रोक्तं सारं मयातव / ब्रह्मादीनां शृण्वतां च भुक्तिमुक्तिप्रदायकम्
Hari dit : Ô Rudra, je t’ai enseigné l’essence du Garuḍa Purāṇa ; lorsqu’on l’écoute—fût-ce Brahmā et les autres dieux—il accorde à la fois la jouissance en ce monde (bhukti) et la délivrance (mukti).
Verse 2
विद्याकीर्तिप्रभालक्ष्मीजयारोग्यादिकारकम् / यः पठेच्छृणुयाद्रुद्र सर्ववित्स दिवं व्रजेत्
Cet enseignement confère science, renommée, éclat, Lakṣmī (prospérité), victoire, santé, et bien d’autres dons. Ô Rudra, quiconque le récite ou l’écoute devient omniscient et parvient au ciel.
Verse 3
ब्रह्मोवाच / व्यास उवाच / श्रुत्वैतद्गारुडं पुण्यं ब्रह्मास्मानित्युवाच ह
Brahmā dit ; Vyāsa dit : «Ayant entendu cet enseignement gāruḍa, saint et méritoire, Brahmā nous parla alors ainsi.»
Verse 4
दक्षनारद मुख्यादिन् ब्रह्म ध्यान्हरिं गतः / मयापि तुभ्यं सूतेन पुराणं कथितं परम्
Brahmā, accompagné de Dakṣa, de Nārada et d’autres sages éminents, atteignit Hari par la contemplation méditative. De même, moi aussi—par la voix de Sūta—je t’ai exposé ce Purāṇa suprême.
Verse 5
यच्छ्रुत्वा सर्ववित्प्राप्तकामो ब्रह्म फलं भवेत् / विष्णुः सारतमंप्राह गरुडं गारुडं ततः
En l’entendant, on devient omniscient, on obtient l’accomplissement des désirs et l’on recueille le fruit de la réalisation de Brahman. C’est pourquoi le Seigneur Viṣṇu enseigna alors à Garuḍa l’instruction la plus essentielle : la doctrine gāruḍa (Gāruḍa).
Verse 6
महासारं धर्मकामधनमोक्षादिदायकम् / सूत उवाच / शौनक प्रवरं प्रोक्तं पुराणं गारुडं तव
Sūta dit : «Ô Śaunaka excellent, le Garuḍa Purāṇa qui t’a été enseigné est d’une grande essence ; il accorde dharma, kāma, richesse et libération, et bien d’autres dons.»
Verse 7
यदब्रवीत्पुरा व्यासः सारं मां गारुडेरितम् / व्यासः श्रुत्वा ब्रह्मणश्च पुराणं गारुडं शुभम् / देवं ध्यायन्वेदमेकं चतुर्धा व्यभजद्धरिः
Voici l’essence que Vyāsa déclara jadis, transmise comme le Garuḍa (Purāṇa). Ayant entendu de Brahmā l’auspicieux Garuḍa Purāṇa, Vyāsa, méditant sur le Divin, ordonna l’unique Veda en quatre divisions ; ainsi Hari le répartit.
Verse 8
अष्टादशपुराणानि तानि मां प्राह वै शुकः / इदं तु गारुडं श्रेष्ठं मया ते शौनकेरितम्
Les dix-huit Purāṇa—Śuka me les a, en vérité, enseignés. Mais ce Garuḍa Purāṇa est le plus excellent ; je te l’ai récité à l’instigation de Śaunaka.
Verse 9
मुनीनां शृण्वतां मध्ये पृच्छतः सर्ववाचकम् / यः पठेच्छणुयाद्वापि श्रावयेद्वा समाहितः
Au milieu des sages qui écoutent, répondant à celui qui interroge : quiconque récite l’enseignement tout entier—ou même l’entend, ou le fait entendre avec l’esprit recueilli—(obtient un mérite spirituel).
Verse 10
संलिखेल्लेखयेद्वापि धारयेत्पुस्तके ननु / धर्मार्थो प्राप्नुयाद्धर्मर्थार्थो चार्थमाप्नुयात्
En vérité, qu’on le recopie, qu’on le fasse écrire, ou qu’on le conserve dans un livre : celui qui cherche le dharma obtient le dharma, et celui qui cherche dharma et artha obtient aussi l’artha.
Verse 11
कामा नवाप्नुयात्कामी मोक्षार्थो मोक्षमाप्नुयात् / यद्यदिच्छति तत्सर्वं गारुडश्रवणाल्लभेत्
Celui qui recherche les désirs obtient ce qu’il désire, et celui qui recherche la délivrance obtient la délivrance. Tout ce que l’on souhaite, on peut l’obtenir par l’écoute du Garuḍa Purāṇa.
Verse 12
ब्राह्मणो वेदपारस्य गन्ता स्यान्नात्र संशयः / क्षत्त्रियो क्षत्त्रियस्यापि रक्षिता भवतीह च
Un brāhmaṇa devient le guide de celui qui a traversé jusqu’à l’autre rive du Veda—là-dessus, nul doute. Et un kṣatriya, en ce monde, devient le protecteur même d’un autre kṣatriya.
Verse 13
नान्यस्य श्रवणं हि स्यात्पुराणं वेदसंमितम् / वदेद्यदि स मूढात्मा कीर्तिहानिमवाप्नुयात्
Ce Purāṇa, conforme aux Veda, ne doit pas être récité pour être entendu de n’importe qui. Si un homme à l’esprit égaré l’exposait sans discernement, il subirait une perte de bonne renommée.
Verse 14
अन्यस्मै च वदेद्विद्वान् ब्राह्मणोन्तरितो य दि / ब्राह्मणान्तरितै सर्वैः श्रोतव्यं गारुडं त्विदम
Si un homme savant, brāhmane, récite ce Garuḍa Purāṇa à quelqu’un d’autre alors qu’il est entouré, ou en présence, de brāhmanes, alors ce Garuḍa Purāṇa doit être écouté par tous les brāhmanes présents.
Verse 15
यथा विष्णुस्तथा तार्क्ष्यस्तार्क्ष्यस्तोत्राद्धरिः स्तुतः / गारुडं वसुराजश्च श्रुत्वा सर्वमवाप ह
Tel est Viṣṇu, tel est aussi Tārkṣya (Garuḍa) ; par l’hymne à Tārkṣya, Hari est glorifié. Et Vasu-rāja, ayant entendu le Garuḍa (enseignement/hymne), obtint en vérité toutes choses.
Verse 16
वरुरुवाच / नमस्यामि महाबाहुं खगेद्र हरिवाहनम् / विष्णोर्ध्वसंस्थानं वित्रासितमहासुरम्
Varu dit : «Je me prosterne devant le puissant aux grands bras, seigneur des oiseaux, monture de Hari — celui qui demeure dans la puissance de Viṣṇu et qui a terrifié les grands Asura.»
Verse 17
नमस्ते नागदर्पघ्न विनतानन्दवर्धन / सुपक्षपात निद्दभ दीनदैत्यनिरीक्षित
Salut à toi, qui brises l’orgueil des Nāga, qui accrois la joie de Vinatā ; ô puissant aux ailes, irrésistible dans ton élan, contemplé avec effroi même par les Dāitya abaissés.
Verse 18
परस्परस्य शापेन सुप्रतीकविभावसू / गजकच्छपतां प्राप्तौ भ्रातरौचैव संयुतौ
S’étant maudits l’un l’autre, Supratīka et Vibhāvasu—deux frères—tombèrent ensemble dans des naissances d’éléphant et de tortue.
Verse 19
यदुच्छ्रितौ योजनानि जस्तद्द्विगुणायतः / कूर्मस्त्रियोजनोत्सोधा शतयोजनवमडलः
Quelle que soit sa hauteur mesurée en yojanas, sa longueur est dite en être le double. La Tortue cosmique (Kūrma) a trois yojanas de hauteur, et son étendue circulaire mesure cent yojanas.
Verse 20
न खाद्यौ तौ त्वयानीचौ चतुर्भुजौ च पक्षिप? / परस्परकृताच्छापदोषाच्च परिमोचितौ
Ô oiseau Garuḍa, ne dévore pas ces deux êtres, si humbles qu’ils paraissent ; ils ont quatre bras et ont été délivrés de la faute née de leur malédiction réciproque.
Verse 21
निषाददेशस्वादेन देवं ब्रूस्मानिदितम्? / विषादीशस्ततो मुक्तस्तत्रापि ब्राह्मणस्त्वया
«Ô Deva, sous l’“attrait” (la saveur) du pays des Niṣāda, que nous dis-tu—qu’est-ce qui a été ainsi proclamé ? Par cela, le seigneur du chagrin fut délivré ; et là même, par toi, il fut fait brāhmaṇa.»
Verse 22
वटारोहिणवृक्षस्य योजनानां शतायुता / शाखा भिन्ना त्वया यत्र वालखिल्याः समास्थिताः
Sur le banian nommé Vaṭārohiṇa, dont la mesure s’étend sur des centaines de yojanas, là où jadis tu brisas une branche, étaient assis les sages Vālakhilya.
Verse 23
त्वया यत्नकृता कृत्वानखस्थौ गजकच्छपौ / नभस्पपिनिरालंबे सर्वतः परिवारितौ
Par ton effort, tu as fait en sorte que l’éléphant et la tortue demeurent retenus sur tes ongles, tandis que toi, suspendu dans le ciel sans aucun appui, tu es entouré de toutes parts.
Verse 24
त्वया जिता रणे देवाः सर्वे शक्रपुरोगमाः / आहृतं तत्पुरा सोमं वाह्निं निर्वाप्य काश्यपे
Par toi, ô Kāśyapa, tous les dieux—conduits par Indra—furent vaincus au combat ; et jadis tu rapportas le Soma après avoir éteint le feu.
Verse 25
नागौ दृष्टिविषौ कृत्वा रजसा तु विचक्षुषौ / तीक्ष्णाग्रेण न सा भङ्क्त्वाविक्रवेतौ मनोहतः?
Ayant rendu venimeux le regard des deux Nāga, et la poussière voilant les yeux, ne serait-elle pas transpercée par quelque chose de tranchant, à la pointe aiguë—criant de détresse, l’esprit accablé ?
Verse 26
आहृत्यापि त्वया सोमं नीतमेव न भक्तितः / तेन विष्णोर्ध्वजस्थानं वाहनत्वं गतो ह्यसि
Bien que tu aies rapporté le Soma, tu ne l’as pas fait avec bhakti ; c’est pourquoi tu as obtenu la place sur l’étendard de Viṣṇu et tu es devenu Sa monture.
Verse 27
त्वया निः क्षिप्य दर्भेषु सोमं नागाश्च वञ्चिताः / जहार चामृतं पात्रं शीघ्रं वै ब्रह्मसूदन
Par toi, le Soma fut jeté sur l’herbe darbha, et les Nāga en furent trompés ; puis tu emportas promptement le vase d’amṛta, ô Brahma-sūdana (Viṣṇu/Kṛṣṇa).
Verse 28
यत्र जिह्वाद्विधाभूताः पन्नगानां द्विजोत्तम / विनता मोचिता दास्यात्कद्वा पूर्वजिता रणे
Ô le meilleur des deux-fois-nés, c’est là que les langues des serpents se fendirent en deux; et c’est là que Vinatā fut délivrée de la servitude envers Kadru, qui l’avait jadis vaincue dans une épreuve.
Verse 29
उच्चैः श्रवाः स किंवर्णः शुक्ल इत्येव भाषते / कृष्णवर्णमहं मन्ये पूर्वदृष्टमुवाच ह
Interrogé : «De quelle couleur est cet Uccaiḥśravā ?», il répondit : «Il est blanc.» Mais moi, je le tiens pour noir ; ainsi parla-t-il selon ce qu’il avait vu auparavant.
Verse 30
त्वया वज्रपहारेण पक्षमुक्तं पुरा स्वतः? / दधीचवज्रशक्राणां मातुरर्थाय नान्यथा
Fus-tu jadis, de ton plein gré, privé de tes ailes par le coup du vajra ? Ce ne fut pour nulle autre raison que pour ta mère — au sujet du foudre d’Indra façonné des os de Dadhīci.
Verse 31
तस्य पक्षस्य देवेन्द्रो यदानीतं हि दृष्टवान् / तदा तव सुपर्णोति नाम स्थानं जगत्त्रये
Lorsque Indra, seigneur des dieux, vit cette aile qu’on avait rapportée, alors, ô Suparṇa (Garuda), ton séjour renommé nommé «Suparṇoti» fut établi à travers les trois mondes.
Verse 32
ध्यानमात्राद्विनश्येत्तु विषं स्थावरजङ्गमम् / पठेद्वा शृणुयाद्यश्च भुक्तिं मुक्तिमवाप्नुयात्
Par la seule contemplation de cet enseignement sacré, le poison — qu’il vienne de l’immobile (comme les plantes) ou des êtres mobiles — s’évanouit. Et quiconque le récite, ou même l’entend, obtient la prospérité ici-bas et la délivrance (mokṣa).
Verse 33
सूत उवाच / वसुराजो गारुडं वै श्रुत्वा सर्वमवाप्तवान् / गरुडो भगवान्विष्णुध्यांयन्सर्ववाप्तवान्
Sūta dit : Ayant entendu le Garuḍa (Purāṇa/enseignement), le roi Vasu obtint tout ce qui peut être obtenu. Et Garuḍa, le Bienheureux, en méditant sur le Seigneur Viṣṇu, obtint de même toute chose.
Verse 34
तदुक्तं गारुडं पुण्यं पुराणं यः पठेन्नरः / सर्वकाममवाप्याथ प्राप्नोति परमां गतिम्
Quiconque lit ce saint Garuḍa Purāṇa tel qu’il a été enseigné obtient tous les buts désirés et, ensuite, atteint la Demeure suprême.
Verse 35
श्लोकपादं पठित्वा च सर्वपापक्षयो भवेत् / यस्येदं वर्तते गेह तस्य सर्वं भवेदिह
En récitant ne fût-ce qu’un quart de strophe, tous les péchés sont détruits. Dans la maison où cet enseignement/cette récitation est maintenu, pour cette personne tout, ici même, devient propice et accompli.
Verse 36
गारुडं यस्य हस्ते तु तस्य हस्तगतो नयः / यः पठेच्छृणुयादेतद्भुक्तिं मुक्तिं समाप्नुयात्
Pour celui dont la main tient le Garuḍa Purāṇa, la juste direction est comme déposée dans cette main même. Quiconque le lit ou l’écoute obtient à la fois le bien-être en ce monde et la libération (mokṣa).
Verse 37
धर्मार्थकाममोक्षांश्च प्राप्नुयाच्छ्रवणादितः / पुत्रार्थो लभते पुत्रान् कामार्थो काममाप्नुयात्
Par l’écoute (et ce qui s’y apparente), on obtient dharma, prospérité (artha), plaisir (kāma) et même la libération (mokṣa). Celui qui désire des fils obtient des fils ; celui qui désire un objet obtient l’objet désiré.
Verse 38
विद्यार्थो लभते विद्यां जयार्थो लभते जयम् / ब्रह्महत्यादिना पापी पापशुद्धिमवाप्नुयात्
Celui qui recherche la connaissance obtient la connaissance ; celui qui recherche la victoire obtient la victoire. Même le pécheur souillé par des crimes tels que la brahma-hatyā (le meurtre d’un brāhmaṇa) peut parvenir à la purification des fautes.
Verse 39
वन्ध्यापि लभते पुत्त्रं कन्या विन्दति सत्पतिम् / क्षेमार्थो लभते क्षेमं बोगार्थो बोगमाप्नुयात्
Même la femme stérile obtient un fils ; la jeune fille trouve un époux vertueux. Celui qui recherche la sécurité et le bien-être les obtient, et celui qui recherche la jouissance obtient la jouissance.
Verse 40
मङ्गलार्थो मङ्गलानि गुणार्थो गुणमाप्नुयात् / काव्यार्थो च कवित्वं च सारार्थो सारमाप्नुयात्
Celui qui recherche l’auspice obtient des fruits auspices ; celui qui recherche la vertu obtient la vertu. Celui qui recherche la poésie obtient le talent poétique ; et celui qui recherche l’essence obtient l’essence.
Verse 41
ज्ञानार्थो लभते ज्ञानं सर्वसंसारमर्दनम् / इदं स्वस्त्ययनं धन्यं गारुडं गरुडेरितम्
Celui qui recherche la vraie connaissance obtient la connaissance qui écrase tout le cycle du saṃsāra. Cet enseignement/rite, auspice et béni, nommé Gāruḍa, a été proclamé par Garuḍa.
Verse 42
नाकाले मरणं तस्य श्लोकमेकं तु यः पठेत् / श्लोकार्धपठनादस्य दुष्टशत्रुक्षयो ध्रुवम्
Pour celui qui récite ne serait-ce qu’un seul vers, la mort ne survient pas hors du temps. Même en récitant la moitié d’un vers, la destruction de ses ennemis malfaisants est assurée.
Verse 43
सूताच्छ्रुत्वा शौनकस्तुनौमिषे मुनिभिः क्रतौ / अहं ब्रहेति संध्यायन्मुक्तोभूद्गरुडध्वजात्
L’ayant entendu de Sūta, Śaunaka—à Naimiṣa, durant l’assemblée sacrificielle des sages—médita au temps du crépuscule sur la réalisation «Je suis Brahman»; et, par la grâce du Seigneur portant Garuḍa sur son étendard (Viṣṇu), il obtint la délivrance.
It frames the Purāṇa as a wish-fulfilling means whose fruit aligns with saṅkalpa (the seeker’s aim): dharma for the dharma-seeker, artha for the one seeking dharma-and-wealth, desired ends for the kāma-seeker, and liberation for the mumukṣu—while still presenting ultimate auspiciousness as the highest end.
The text treats writing, commissioning, and preserving the Purāṇa as dharmic participation in transmission (paramparā). These acts are credited with tangible fruits (dharma/artha) and are portrayed as safeguarding right guidance (sad-upadeśa) for the holder and household.
These narratives function as stuti-pramāṇa—devotional proofs—showing Garuḍa’s cosmic strength, his role in Viṣṇu’s purposes, and his capacity to remove bondage (Vinatā’s servitude) and neutralize dangers (serpents/poison), thereby grounding the hymn’s promised efficacy.
It presents sandhyā-time meditation as a disciplined context where Purāṇic śravaṇa ripens into jñāna (aham brahma-anu-bhāva). Liberation is attributed to both realization and divine grace—specifically the Lord who bears Garuḍa on His banner.