
Chandas-Nirṇaya: Āpīḍa to Gāthā—Pāda, Gaṇa, and Special Substitutions
Ce chapitre poursuit, dans le Garuḍa Purāṇa, la sauvegarde des sciences auxiliaires proches des Vedāṅga, en passant des indices métriques généraux aux vṛtta nommés, définis par le compte syllabique de chaque pāda et la disposition des gaṇa. Il énonce d’abord une règle diagnostique large (« quatre pas au-dessus et au-dessous »), puis reconnaît Āpīḍa (sarvala) grâce à une paire précise de gaṇa à la fin du premier pāda. Il distingue ensuite Kalikā et Lavalī selon le pāda qui porte la configuration de huit syllabes en accord avec un premier pāda de type Arkaja, et aboutit à Amṛtadhārā lorsque les quatre pāda satisfont tous à la condition des huit syllabes. Il clôt ensuite une sous-section sur quatre types de ‘pada’ et l’agencement ascendant au moyen de chaînes de gaṇa concises, puis donne les séquences du troisième pāda pour Saurabhaka et Lalita. Le chapitre progresse vers Udgatā et Upasthita-pracupita en prescrivant des schémas de gaṇa par quarts, avec une règle spéciale de transformation lorsque la finale est « -ghrau ». Il conclut par une herméneutique pratique : si un vers est irrégulier dans les syllabes de ses pāda ou emploie des mesures non répertoriées, il doit être classé comme gāthā, comme dans des passages de style Daśa-dharma, reliant ainsi la taxinomie stricte des vṛtta à la variété réelle des textes.
Verse 1
सामान्यलक्षणं पदचतुरूर्ध्वाभिरधस्य हि
En vérité, le signe distinctif général est dit être de quatre pas au-dessus et au-dessous.
Verse 2
आपीडः सर्वलः प्रोक्तः पूर्वपादान्तगद्वयः
Le mètre nommé Āpīḍa est déclaré « sarvala » ; il se reconnaît à une paire de « ga » à la fin du premier pāda.
Verse 3
द्वितीये ऽष्टाक्षरैः पादे कलिका प्रथमेर्ऽकजे / लवली स्यात्तृतीये ऽथ पूर्ववच्चाष्ट काक्षरे / प्रोक्ता चामृतधारेयं चतुरष्टाक्षरे सति
Lorsque le deuxième pāda compte huit syllabes et que le premier est du type Arkaja, on l’appelle Kalikā. Lorsque c’est le troisième, on l’appelle Lavalī. Et lorsque, de la même manière, les quatre pādas sont de huit syllabes, ce mètre est déclaré Amṛtadhārā.
Verse 4
(इति पदचतुरूर्ध्वप्रकरणम्) / सजौ सलौ च प्रथमे नसजा गो द्वितीयके / तृतीये भनभा गश्च चतुर्थे सजसा जगौ
(Ainsi s’achève la section sur les quatre (types) de « pada » et l’agencement ascendant.) Dans le premier, il y a « sajau » et « salau » ; dans le second, « nasajā » et « go » ; dans le troisième, « bhanabhā » et « ga » ; et dans le quatrième, « sajasā » et « jagau ».
Verse 5
पूर्ववत्स्यात्सौरभकं तृतीये ऽघ्रौ रनौ भगौ / ललितञ्चाद्गतावत्स्यातृतीयेंऽघ्रौ ननौ ससौ
Comme précédemment, on obtient l’agencement métrique nommé Saurabhaka ; dans son troisième pāda, la suite est « ghrau–ranau–bhagau ». De même, se forme le schéma nommé Lalita ; dans son troisième pāda, la suite est « ghrau–nanau–sasau ».
Verse 6
(इत्युद्गताप्रकरणम्) / उपस्थितप्रचुपितं प्रथमे ऽघ्रौ मसौ जभौ / गौ द्वितीये सनजरा गस्तृतीये ननौ च सः / नौ नजौ यश्चतुर्थे स्याच्छेष पादाश्च पूर्ववत्
Ainsi s’achève la section sur le schéma métrique Udgatā. Dans le mètre nommé Upasthita-pracupita, au premier quart les gaṇa sont : a-ghrau, ma, sa et ja-bha. Au deuxième quart se trouve le gaṇa « gau », suivi de « sa-na-ja-rā ». Au troisième quart viennent « ga » et « na-nau » ; et au quatrième doivent être placés « nau » et « na-jau » ; les pieds restants suivent l’agencement énoncé précédemment.
Verse 7
तृतीर्ये ऽघ्रौ विशेषश्च वृत्तं स्यान्नौ सनौ नसौ
Dans la troisième formation, lorsque la finale est « -ghrau », une règle particulière s’applique : la forme devient « nau » ; et, dans les schémas correspondants, on obtient aussi « sanau » et « nasau ».
Verse 8
आर्षभं तजराः पादे तृतीये ऽन्यच्च पूर्ववत् / पूर्ववत्प्रथमं शेषे तज्राः शुद्धविराड्भवेत्
Au troisième quart (pāda), il faut placer « ārṣabha » et « tajarāḥ » ; le reste se fait exactement comme auparavant. Comme précédemment, on dispose la première partie, et dans ce qui demeure « tajrāḥ » devient le Virāṭ pur (la forme cosmique).
Verse 9
(इत्युपस्थितप्रचुपितप्रकरणम्) / विषमाक्षरपादं वा पञ्चषट्कादि यावकम् / छन्दो ऽत्र नोक्ता गाथेति दशधर्ंमादिवद्भवेत्
(Ainsi s’achève la section sur les types métriques appelés Upasthita, Pracupita et Prakaraṇa.) Si le vers présente un compte de syllabes inégal dans ses quarts, ou s’il s’étend selon des mesures de cinq ou six (et ainsi de suite), alors—lorsque son mètre précis n’est pas indiqué ici—il faut le comprendre comme une « Gāthā », comme dans des passages tels que le « Daśa-dharma » (les dix dharma) et des compositions similaires.
The distinctions are pāda-specific: Kalikā is identified when the second pāda has eight syllables alongside an Arkaja-type first pāda; Lavalī when the third pāda carries that eight-syllable condition; and Amṛtadhārā when all four pādas match the eight-syllable pattern in the same manner.
It provides a fallback classification rule: if a verse’s pādas are uneven or the mātrā/measure extends in ways not explicitly enumerated (e.g., five, six, etc.), and no specific metre-name is given, the reader should interpret it under the broader gāthā category—acknowledging mixed or didactic versification found in sections like Daśa-dharma.