
Chapter 370: नरकनिरूपणम् (Naraka-nirūpaṇa) — Description of Hell (with the physiology of dying and the subtle transition)
Agni poursuit son enseignement ordonné et, quittant l’exposé des voies de Yama, décrit avec précision l’agonie et le passage après la mort. Le chapitre s’ouvre sur une description quasi physiologique : la chaleur du corps se trouble, le vāyu resserre l’organisme, bloque les doṣa et éteint les prāṇa-sthāna ainsi que les marma. Le vāyu cherche une issue ; le texte distingue les sorties « vers le haut » (yeux, oreilles, narines, bouche), liées à un karma favorable, des sorties « vers le bas » (anus, organes génitaux), liées à un karma néfaste, tout en affirmant le départ souverain du yogin par le brahma-randhra au sommet du crâne. Quand prāṇa et apāna convergent et que la conscience se voile, le jīva—centré dans la région du nombril—revêt un corps atīvāhika (subtil de transition), perceptible aux dieux et aux siddha par la vision divine. Les messagers de Yama mènent alors la personne subtile sur l’effrayant Yama-mārga ; les offrandes des proches la soutiennent jusqu’au jugement de Yama et de Citragupta. Le chapitre dresse l’inventaire de vastes royaumes infernaux et de leurs souverains, détaille des châtiments saisissants, puis conclut sur les renaissances karmiques des mahāpātaka ; enfin il élargit à la triple souffrance (ādhyātmika, ādhibhautika, ādhidaivika) et recommande jñāna-yoga, vœux, dons et le culte de Viṣṇu comme remèdes.
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे शरीरावयवा नामो न सप्तत्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथसप्रत्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः नरकनिरूपणम् अग्निर् उवाच उक्तानि यममार्गाणि वक्ष्ये ऽथ मरणे नृणां ऊष्मा प्रकुपितः काये तीव्रवायुसमीरितः
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre intitulé « Les membres du corps », le trois-cent-soixante-neuvième. Commence maintenant le trois-cent-soixante-dixième chapitre : « Description de l’enfer ». Agni dit : « J’exposerai à présent les voies de Yama déjà mentionnées, ainsi que ce qui advient aux hommes au moment de la mort : la chaleur du corps, violemment excitée et poussée par des vents impétueux, s’embrase au-dedans du corps. »
Verse 2
शरीरमुपरुध्याथ कृत्स्नान्दोषान्रुणद्धि वै छिनत्ति प्राणस्थानानि पुनर्मर्माणि चैव हि
Lorsque le corps est resserré ou obstrué, il bloque en vérité tous les doṣa ; de plus, il détruit les sièges du prāṇa (prāṇa-sthāna) et aussi les marma, points de jonction vitaux.
Verse 3
शैत्यात् प्रकुपितो वायुश्छिद्रमन्विष्यते ततः द्वे नेत्रे द्वौ तथा कर्णौ द्वौ तु नासापुटौ तथा
Excité par le froid, le vāyu (principe du vent) cherche alors une ouverture. (Les principales ouvertures sont) les deux yeux, les deux oreilles, et de même les deux conduits des narines.
Verse 4
ऊर्ध्वन्तु सप्त च्छिद्राणि अष्टमं वदनं तथा एतैः प्राणो विनिर्याति प्रायशः शुभकर्मणां
Il y a sept ouvertures orientées vers le haut, et la bouche est la huitième. Par elles, le prāṇa (souffle vital) s’en va le plus souvent—surtout chez ceux qui accomplissent des actes propices et méritoires.
Verse 5
अधः पायुरुपस्थञ्च अनेनाशुभकारिणां पिण्डं कृत्वा तुव्न्यसेदिति ञ मूर्धानं योगिनो भित्त्वा जीवो यात्यथ चेच्छया
Par en bas—par l’anus et l’organe génital—le jīva s’en va ; par cette voie partent ceux qui accomplissent des actes néfastes, devenus comme une « masse » sous l’impureté du karma. Mais le yogin, en fendant la couronne de la tête (brahma-randhra), fait sortir le jīva à volonté.
Verse 6
अन्तकाले तु सम्प्राप्रे प्राणे ऽपानमुपस्थिते तमसा संवृते ज्ञाने संवृतेषु च मर्मसु
Mais lorsque l’instant ultime est arrivé—lorsque l’apāna s’approche et converge avec le prāṇa—lorsque la connaissance est voilée par les ténèbres et que les jonctions vitales (marmas) se trouvent elles aussi obstruées ou closes,
Verse 7
स जिवो नाभ्यधिष्टानश्चाल्यते मातरिश्वना बाध्यमाणश्चानयते अष्टाङ्गाः प्राणवृत्तिकाः
Cet être vivant, dont le siège est dans la région du nombril, est mis en mouvement par Mātariśvan (le souffle vital). Lorsqu’il est contraint ou affligé, il pousse aussi au déploiement des huit fonctions du prāṇa, l’activité de la vie.
Verse 8
च्यवन्तं जायमानं वा प्रविशन्तञ्च योनिषु प्रपश्यन्ति च तं सिद्धा देवा दिव्येन चक्षुपा
Les Siddhas et les dieux, par leur vision divine, le voient : qu’il soit en train de partir (du corps), de naître, ou d’entrer dans des matrices (yoni) pour renaître.
Verse 9
गृह्णाति तत्क्षणाद्योगे शरीरञ्चातिवाहिकम् आकाशवायुतेजांसि विग्रहादूर्ध्वगामिनः
Dans le yoga, à cet instant même, il revêt le corps « atīvāhika » (corps subtil, de transition) ; et, depuis la forme incarnée, les éléments—espace, vent et feu—s’élèvent vers le haut.
Verse 10
जलं मही च पञ्चत्वमापन्नः पुरुषः स्मृतः आतिवाहिकदेहन्तु यमदूता नयन्ति तं
On dit qu’un homme a « atteint l’état des cinq éléments » lorsque le corps grossier retourne à l’eau et à la terre ; mais c’est lui, dans le corps ātivāhika (subtil porteur), que les messagers de Yama emmènent.
Verse 11
याम्यं मार्गं महाघोरं षडशीतिसहस्रकम् अन्नोदकं नीयमानो बान्धवैर् दत्तमश्नुते
Mené sur la Voie de Yama — très terrible, longue de quatre-vingt-six mille yojanas —, tandis qu’on l’emporte, il prend la nourriture et l’eau offertes par ses proches.
Verse 12
यमं दृष्ट्वा यमोक्तेन चित्रगुप्तेन चेरितान् प्राप्नोति नरकान्रौद्रान्धर्मी शुभपथैर् दिवम्
Après avoir vu Yama, un homme — conduit par Citragupta sur l’ordre de Yama — parvient aux enfers terribles ; mais le juste, par des voies auspiciennes, atteint le ciel.
Verse 13
भुज्यन्ते पापिभिर्वक्ष्ये नरकांस्ताश् च यातनाः अष्टाविंशतिरेवाधःक्षितेर्नरककोटयः
Ces tourments sont endurés par les pécheurs ; je décrirai ces enfers et ces châtiments. Sous la terre, il existe en vérité vingt-huit koṭis (immenses multitudes) de domaines infernaux.
Verse 14
सप्तमस्य तलस्यान्ते घोरे तमसि संस्थिताः घोराख्या प्रथमाकोटिः सुघोरा तदधःस्थिता
À l’extrémité du septième Tala, dans l’effroyable obscurité (tamas), se trouve la première ligne-frontière (koṭi) appelée « Ghorā » ; au-dessous d’elle se tient une autre, nommée « Sughora ».
Verse 15
अतिघोरा महाघोरा घोररूपा च पञ्चमी षष्ठी तरलताराख्या सप्तमी च भयानका
La déesse du cinquième tithi est nommée Atighorā, Mahāghorā et aussi Ghorarūpā ; le sixième est appelé Taralatārā ; et le septième est Bhayānakā (la Terrifiante).
Verse 16
भयोत्कटा कालरात्री महाचण्डा च चण्डया कोलाहला प्रचण्डाख्या पद्मा नरकनायिका
Elle est Bhayotkaṭā (l’Effrayante), Kālarātrī (la Nuit du Temps/de la Mort), Mahācaṇḍā (la Grande Farouche) et Caṇḍayā (la Déesse farouche) ; Kolāhalā (celle du tumulte), renommée Pracaṇḍā (la Très Violente) ; Padmā (la Lotus) et Narakanāyikā (la Maîtresse des Enfers).
Verse 17
पद्मावती भीषणा च भीमा चैव करालिका विकराला महावज्रा त्रिकोणा पञ्चकोणिका
«Padmāvatī ; Bhīṣaṇā (la Terrifiante) ; Bhīmā (la Redoutable) ; Karālikā (au visage farouche) ; Vikarālā (la Très Effroyable) ; Mahāvajrā (au grand Vajra/Foudre) ; Trikoṇā (de forme triangulaire) ; et Pañcakoṇikā (de forme pentagonale).»
Verse 18
सदीर्घा वर्तुला सप्तभूमा चैव सुभूमिका दीप्तमायाष्टाविंशतयः कोटयः पापिदुःखदाः
Sadīrghā, Vartulā, Saptabhūmā, Subhūmikā et Dīptamāyā — ces domaines infernaux, au nombre total de vingt-huit koṭi, infligent la souffrance aux pécheurs.
Verse 19
अष्टाविंशतिकोटीनां पञ्च पञ्च च नायकाः रौरवाद्याः शतञ्चैकं चत्वारिंशच्चतुष्टयं
Pour les vingt-huit koṭi (de divisions infernales), il y a des gouverneurs, répartis en groupes de «cinq et cinq». À partir de Raurava, les enfers sont au nombre de cent un ; et (en outre) il existe un ensemble de quarante-quatre.
Verse 20
तामिश्रमन्धतामिश्रं महारौरवरौरवौ असिपत्रं वनञ्चैव लोहभारं तथैव च
Tāmiśra, Andhatāmiśra, Mahāraurava et Raurava, Asipatra, la forêt d’Asipatra, et de même Lohabhāra : tels sont les enfers.
Verse 21
नरकं कालसूत्रञ्च महानरकमेव व सञ्जीवनं महावीचि तपनं सम्प्रतापनं
« (Voici les enfers :) Naraka, Kālasūtra, Mahānaraka, Sañjīvana, Mahāvīcī, Tapana et Sampratāpana. »
Verse 22
सङ्घातञ्च सकाकोलं कुद्मलं पूतिमृत्तिकं लोहशङ्कुमृजीषञ्च प्रधानं शाल्मलीं नदीम्
Qu’on mentionne aussi Saṅghāta, Sakākola, Kudmala, la terre fétide (pūti-mṛttikā), le pieu de fer et Mṛjīṣa ; ce sont là les éléments principaux, avec Śālmalī et le fleuve (des châtiments).
Verse 23
नरकान्विद्धि कोटीशनागन्वै घोरदर्शनान् पात्यन्ते पापकर्माण एकैकस्मिन्बहुष्वपि
Sache qu’il existe des centaines de crores d’enfers, vraiment terribles à voir ; les pécheurs—ceux aux actes mauvais—y sont précipités, chacun dans un enfer, et certains même dans plusieurs.
Verse 24
मार्जारोलूकगोमायुगृघ्रादिवदनाश् च ते तैलद्रोण्यां नरं क्षिप्त्वा ज्वालयन्ति हुताशनं
Et ces bourreaux, au visage de chat, de hibou, de chacal, de vautour et autres semblables, jettent un homme dans une auge d’huile, puis allument le feu dévorant.
Verse 25
अम्बरीषेषु चैवान्यांस्ताम्रपात्रेषु चापरान् अयःपात्रेषु चैवान्यान् बहुवह्निकणेषु च
Some (offerings) should indeed be placed in cooking-pots; others in copper vessels; others again in iron vessels; and others in vessels marked by many fire-grains (i.e., fire-associated implements/containers used in rites).
Verse 26
शूलाग्रारोपिताश्चान्ये छिद्यन्ते नरके ऽपरे ताड्यन्ते च कशाभिस्तु भोज्यन्ते चाप्ययोगुडान्
Some are impaled upon the tips of spears; others are cut to pieces in hell. Some are beaten with whips, and some are forced to eat iron balls.
Verse 27
यमदूतैर् नराः पांशून्विष्ठारक्तकफादिकान् तप्तं मद्यं पाययन्ति पाटयन्ति पुनर्नरान्
By Yama’s messengers, the men are made to drink heated liquor mixed with dust, feces, blood, phlegm, and the like; and again those men are split/cleft (tortured) repeatedly.
Verse 28
यन्त्रेषु पीडयन्ति स्म भक्ष्यन्ते वायसादिभिः तैलेनोष्णेन सिच्यन्ते छिद्यन्ते नैकघा शिरः
They are pressed in machines; they are eaten by crows and the like; they are drenched with hot oil; their heads are cut in many ways.
Verse 29
हा तातेति क्रन्दमानाः स्वकन्निदन्ति कर्म ते महापातकजान्घोरान्नरकान्प्राप्य गर्हितान्
Wailing, “Alas, dear father!”, they condemn their own deeds; having reached the dreadful, despised hells that arise from the great sins (mahāpātakas), they lament.
Verse 30
कर्मक्षयात्प्रजायन्ते महापातकिनस्त्विह मृगश्वशूकरोष्ट्राणां ब्रह्महा योनिमृच्छति
Lorsque le (mauvais) karma mûrit et s’épuise, les auteurs des grands péchés renaissent ici. Le meurtrier d’un brāhmaṇa obtient des matrices de cerf, de cheval, de sanglier et de chameau.
Verse 31
खरपुक्कशम्लेच्छानां मद्यपः स्वर्णहार्यपि कृमिकीटपतङ्गत्वं गुरुगस्तृणगुल्मतां
Le buveur d’ivresse renaît parmi les peuples Khara, Pukkasa et Mleccha; et même le voleur d’or devient ver, insecte et nuisible ailé. Celui qui souille l’épouse du maître atteint l’état d’herbe et d’arbuste.
Verse 32
ब्रह्महा क्षयरोगी स्यात् सुरापः श्यावदन्तकः स्वर्णहारी तु कुनखी दुश् चर्मा गुरुतल्पगः
Le meurtrier d’un brāhmaṇa sera atteint de consomption; le buveur de liqueur aura les dents noircies; le voleur d’or sera malade des ongles; et celui qui viole le lit du maître aura une peau immonde et fétide.
Verse 33
यो येन संस्पृशत्येषां स तल्लिङ्गो ऽभिजायते अन्नहर्ता मायावी स्यान्मूको वागपहारकः
L’homme renaît en portant le signe même qui correspond au péché commis contre ces êtres. Le voleur de nourriture devient un trompeur plein d’illusions, et celui qui ravit la parole d’autrui naît muet.
Verse 34
धान्यं हृत्वातिरिक्ताङ्गः पिशुनः पूतिनासिकः तैलहृत्तैलपायी स्यात् पूतिवक्त्रस्तु सूचकः
Celui qui vole le grain renaît difforme, avec un membre en trop. Le médisant obtient un nez puant. Le voleur d’huile devient buveur d’huile; et l’indicateur ou accusateur naît à la bouche fétide.
Verse 35
परस्य योषितं हृत्वा ब्रह्मस्वमपहृत्य च अरण्ये निर्जने देशे जायते ब्रह्मराक्षसः
Celui qui enlève la femme d’autrui et, de surcroît, dérobe les biens appartenant à un brāhmaṇa, renaît en brahma-rākṣasa, demeurant dans la forêt, en un lieu désert.
Verse 36
रत्नहारी हीनजातिर्गन्धान् छुछुन्दरी शुभान् पत्रं शाकं शिखी हृत्वा मुखरो धान्यहारकः
Le voleur de joyaux est de naissance basse; celui qui dérobe des parfums est appelé ‘chuchundarī’ (voleur furtif semblable au rat musqué); celui qui vole des offrandes auspiciennes—feuilles et légumes—est nommé ‘śikhī’; et celui qui vole le grain est un voleur bruyant (mukhara).
Verse 37
अजः पशुंपयः काको यानमुष्ट्रः फलं कपिः मधु दंशः फलं गृध्रो गृहकाक उपस्करं
‘Aja’ signifie « chèvre » ; ‘paśuṃpayaḥ’ désigne « lait d’animal » ; ‘kāka’ signifie « corbeau ». ‘Uṣṭra’ est « chameau » (comme monture/animal de transport). ‘Kapi’ désigne « singe » et aussi « fruit ». ‘Daṃśa’ désigne « abeille » (faiseuse de miel). ‘Gṛdhra’ désigne « vautour » et aussi « fruit ». ‘Gṛhakāka’ est le « corbeau de maison », et ‘upaskara’ signifie « ustensiles et équipements domestiques ».
Verse 38
शिवत्री वस्त्रं सारसञ्च झल्ली लवणहारकः उक्त आध्यात्मिकस्तापः शस्त्राद्यैर् आधिभौतिकः
Il est dit que ‘śivatrī’, ‘vastra’ (étoffe comme couverture protectrice), ‘sārasa’, ‘jhallī’ et ‘lavaṇa-hāraka’ (sont des mesures/désignations) pour l’affliction de type ādhātmika (intérieure). L’affliction provenant des armes et autres causes semblables est appelée ādhidaivika, c’est-à-dire ādhibhautika (d’origine externe et matérielle).
Verse 39
ग्रहाग्निदेवपीडाद्यैर् आधिकैविक ईरितः यानं वस्त+इति ख त्रिथा तापं हि संसारं ज्ञानयोगाद्विनाशयेत् कृच्छ्रैर् व्रतैश् च दानाद्यैर् विष्णुपूजादिभिर्नरः
Les afflictions provenant des planètes, du feu et des puissances divines, et autres causes semblables, sont déclarées de la catégorie ādhidaivika. L’homme doit détruire la triple brûlure de l’existence en saṃsāra par le jñāna-yoga (yoga de la connaissance), et aussi par des observances austères telles que le Kṛcchra-vrata, par les dons et actes connexes, et par le culte de Viṣṇu et des rites dévotionnels analogues.
It is the subtle carrier-body assumed at death, through which the jīva is led by Yama’s messengers after the gross elements resolve; it functions as the vehicle for post-mortem transit and experience.
Meritorious persons commonly depart through the upward apertures; inauspicious actors depart through the lower apertures; the yogin departs by will through the crown (brahma-randhra), indicating mastery over prāṇa and consciousness.
Citragupta operates as Yama’s recorder and administrator of karmic account, guiding the soul’s adjudication that leads either to naraka experiences or to auspicious destinations.
It links metaphysical doctrine to a technical account of prāṇa dynamics, subtle embodiment, and karmic causality, concluding with prescriptive sādhanā—jñāna-yoga, vrata, dāna, and devotion—as methods to dissolve saṃsāric suffering.