Adhyaya 369
Yoga & Brahma-vidyaAdhyaya 36943 Verses

Adhyaya 369

Chapter 369 — शरीरावयवाः (The Limbs/Organs and Constituents of the Body)

Le Seigneur Agni décrit l’organisme humain comme un champ structuré, propre à la compréhension médicale autant qu’au discernement spirituel. Il classe les cinq organes de connaissance (oreille, peau, yeux, langue, nez) avec leurs objets (son, toucher, forme, goût, odeur) et les cinq organes d’action (anus, organes génitaux, mains, pieds, parole) avec leurs fonctions. Le mental est présenté comme présidant aux sens, aux objets et aux cinq mahābhūtas, puis l’exposé s’élève vers des catégories de type Sāṅkhya : le Soi, l’Inmanifesté (prakṛti), les vingt-quatre tattva et le Puruṣa suprême—unis mais distincts, comme le poisson et l’eau. Sont décrits les āśaya (réceptacles), les canaux (srotas/śirā) et l’origine des organes avec leurs liens aux doṣa/guṇa, y compris des conditions reproductives influençant la conception, le cœur semblable à un lotus comme siège du jīva, et des décomptes d’os, d’articulations, de tendons, de muscles et de réseaux (jāla, kūrca). Les mesures des fluides corporels en añjali aboutissent à une inflexion contemplative : voyant le corps comme un amas de mala et de doṣa, il faut renoncer à s’y identifier et demeurer dans le Soi.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे आत्यन्तिकलयगर्भोत्पत्तिनिरूपणं नामाष्टष्ट्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथोनसप्तत्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः शरीरावयवाः अग्निर् उवाच श्रोत्रं त्वक् चक्षुषी जिह्वा घ्राणं धीः खुञ्च भूतगं शब्दस्पर्शरूपरमगन्धाः खादिषु तद्गुणाः

Ainsi s’achève, dans l’Agni Mahāpurāṇa, le chapitre trois-cent-soixante-huit intitulé « Exposé de l’origine de l’embryon lors de la dissolution ultime ». Commence maintenant le chapitre trois-cent-soixante-neuf sur « Les organes du corps ». Agni dit : l’oreille, la peau, les deux yeux, la langue, le nez et le mental/l’intellect sont liés aux éléments ; et leurs objets ou qualités sont, respectivement, le son, le toucher, la forme, la saveur et l’odeur, dans les champs sensoriels correspondants.

Verse 2

पायूपस्थौ करौ पादौ वाग्भवेत् कर्मखुन्तथा उत्सर्गानन्दकादानगतिवागादि कर्म तत्

L’anus et les organes génitaux, les mains, les pieds et la parole : tels sont dits les organes de l’action (karmendriya). Leurs fonctions respectives sont l’excrétion, la jouissance sexuelle, la saisie/la prise, la locomotion et la parole, et autres du même ordre.

Verse 3

पञ्चकर्मेन्द्रियान्यत्र पञ्चबुद्धीन्द्रियाणि च इन्द्रियार्थाश् च पञ्चैव महाभूता मनो ऽधिपाः

Ici se trouvent les cinq organes de l’action et aussi les cinq organes de la connaissance; les cinq objets des sens, et certes les cinq grands éléments—sur l’ensemble, le mental préside.

Verse 4

आत्माव्यक्तश् चतुर्विंशतत्त्वानि पुरुषः परः संयुक्तश् च वियुक्तश् च यथा मत्स्योदके उभे

Le Soi et l’Inmanifesté (Prakṛti), les vingt-quatre principes (tattva) et la Personne suprême (Puruṣa) sont dits à la fois conjoints et disjoints—comme le poisson et l’eau (ensemble et pourtant distincts).

Verse 5

अव्यक्तमास्रितानीह रजःसत्त्वतमांसि च आन्तरः पुरुषो जीवः स परं ब्रह्म कारणं

Ici, les guṇa—rajas, sattva et tamas—demeurent dans l’Inmanifesté (Prakṛti). La Personne intérieure, l’âme individuelle (jīva), est ce Brahman suprême, cause originelle.

Verse 6

स याति परमं स्थानं यो वेत्ति पुरुषं परं सप्ताशयाः स्मृता देहे रुधिरस्यैक आशयः

Il atteint la demeure suprême, celui qui connaît la Personne suprême. Dans le corps, on enseigne sept « réceptacles » (āśaya) ; parmi eux, l’un est le réceptacle du sang.

Verse 7

श्लेष्मणश्चामपित्ताभ्यां पक्वाशयस्तु पञ्चमः वायुमूत्राशयः सप्तः स्त्रीणां गर्भाशयो ऽष्टमः

Le pakvāśaya (gros intestin) est le cinquième réceptacle, associé à kapha et à āma-pitta. Le vāyu-āśaya et le mūtra-āśaya (vessie) sont comptés comme le septième ; et chez les femmes, le garbhāśaya (utérus) est le huitième.

Verse 8

पित्तात्पक्वाशयो ऽग्नेः स्याद्योनिर्विकशिता द्युतौ पद्मवद्गर्भाशयः स्यात्तत्र घत्ते सरक्तकं

Ô Agni, lorsque le pitta domine, le gros intestin devient comme « cuit » (surchauffé et enflammé). La yoni paraît anormalement ouverte et luisante, et l’utérus (garbhāśaya) est décrit comme semblable à un lotus ; dans cet état, il survient un écoulement mêlé de sang.

Verse 9

शुक्रं स्वशुक्रतश्चाङ्गं कुन्तलान्यत्र कालतः न्यस्तं शुक्रमतो योनौ नेति गर्भाशयं मुने

Ô sage, le sperme—avec sa propre essence séminale, des parties du corps et même des cheveux—lorsqu’il est déposé là au moment opportun : ce sperme, entrant dans la yoni, n’atteint pas (immédiatement) l’utérus (garbhāśaya).

Verse 10

ऋतावपि च योनिश्चेद्वातपित्तकफावृता भवेत्तदा विकाशित्वं नैव तस्यां प्रजायते

Même durant la période féconde (ṛtu), si la yoni est recouverte ou obstruée par vāta, pitta et kapha, elle ne s’ouvre pas correctement ; dès lors, la conception ne se produit pas chez elle.

Verse 11

बुक्कात्पुक्कसकप्लीहकृतकोष्ठाङ्गहृद्व्रणाः तण्डकश् च महाभाग निबद्धान्याशये मतः

Ô très fortuné, les ulcères (plaies) de la vessie, du rectum, de la rate, du foie, de la cavité abdominale (viscères), des membres et du cœur—ainsi que l’affection nommée taṇḍaka—sont tenus pour des maux logés dans l’āśaya, le réceptacle interne.

Verse 12

रसस्य पच्यमानस्य साराद्भवति देहिनां प्लीहा यकृच्च धर्मज्ञ रक्तफेणाच्च पुक्कसः

Ô connaisseur du dharma, chez les êtres incarnés, tandis que le rasa est « cuit » (transformé métaboliquement), de son essence raffinée (sāra) naissent la rate et le foie ; et de l’écume ou impureté du sang naît le pukkasa.

Verse 13

रक्तं पित्तञ्च भवति तथा तण्डकसंज्ञकः मेदोरक्तप्रसाराच्च वुक्कायाः सम्भवः स्मृतः

Cela devient un trouble du sang et de la bile (pitta), et porte le nom de «Taṇḍaka ». Et il est dit que « Vukkā » naît de la diffusion (débordement vicié) de la graisse et du sang.

Verse 14

रक्तमांसप्रसाराच्च भवन्त्यन्त्राणि देहिनां सार्धत्रिव्यामसंख्यानि तानि नॄणां विनिर्दिशेत्

De la diffusion du sang et de la chair naissent les intestins (organes internes de forme tubulaire) des êtres incarnés. Leur mesure est dite de trois vyāmas et demi ; ainsi faut-il l’énoncer spécifiquement à propos des humains.

Verse 15

त्रिव्यामानि तथा स्त्रीणां प्राहुर्वेदविदो जनः रक्तवायुसमायोगात् कामेयस्योद्भवः स्मृतः

Les connaisseurs des Veda déclarent que les femmes ont trois vyāmas (trois mesures/conditions). Et il est enseigné que le désir (kāma) naît de la conjonction du sang et du souffle vital (vāyu).

Verse 16

कफप्रसाराद्भवति हृदयं पद्मसन्निभं अधोमुखं तच्छूषिरं यत्र जीवो व्यवस्थितः

Par la diffusion de kapha, le cœur devient semblable à un lotus, tourné vers le bas ; il est creux en son dedans : là se tient le jīva (principe vital individuel).

Verse 17

चैतन्यानुगता भावःसर्वे तत्र व्यवस्थिताः तस्य वामे तथा प्लीहा दक्षिणे च तथा यकृत्

Tous les états fonctionnels (bhāva) qui suivent la conscience y sont liés à elle s’y trouvent établis ; à sa gauche est la rate, et à sa droite, de même, le foie.

Verse 18

दक्षिणे च तथा क्लोम पद्मस्यैवं प्रकीर्तितं श्रोतांसि यानि देहे ऽस्मिन् कफरक्तवहानि च

Du côté droit se trouve également le kloma ; ainsi est décrit le « padma » (le cœur semblable à un lotus). Et dans ce corps sont aussi énoncés les canaux (srotas) qui véhiculent le kapha et le sang.

Verse 19

तेषां भूतानुमानाच्च भवतीन्द्रियसम्भवः नेत्रयोर्मण्डलं शुक्लं कफाद्भवति पैतृकं

Par l’inférence que ces constituants proviennent des bhūta (éléments), on comprend l’origine des organes des sens (indriya). Dans les yeux, la zone circulaire blanche (sclérotique) naît du kapha et relève de la lignée paternelle.

Verse 20

कृष्णञ्च मण्डलं वातात्तथा मवति मातृकं पित्तात्त्वङ्मण्डलं ज्ञेयं मातापितृसमुद्भवं

Le cercle noir doit être compris comme issu du vāta ; de même se manifeste la marque d’influence maternelle. Du pitta, il faut connaître le cercle cutané, né de la mère et du père (facteurs parentaux).

Verse 21

मांसासृक्कफजा जिह्वा मेदो ऽसृक्कफमांसजौ वृषाणौ दश प्राणस्य ज्ञेयान्यायतनानि तु

La langue est constituée de chair, de sang et de kapha ; la graisse (medas) est constituée de sang, de kapha et de chair ; et les deux testicules sont constitués de graisse, de sang, de kapha et de chair. Il faut les comprendre comme (parmi) les dix sièges du prāṇa (souffle vital).

Verse 22

मूर्धा हृन्नाभिकण्ठाश् च जिह्वा शुक्रञ्च शोणितं गुदं वस्तिश् च गुल्फञ्च कण्डुराः शोडशेरिताः

La tête, la région du cœur, le nombril et la gorge ; la langue ; le sperme et le sang ; l’anus ; la vessie ; et la cheville : tout cela est déclaré comme seize (sièges/manifestations) du prurit.

Verse 23

द्वे करे द्वे च चरणे चतस्रः पृष्ठतो गले देहे पादादिशीर्षान्ते जालानि चैव षोडश

Deux ‘jāla’ se trouvent dans les mains, deux dans les pieds ; quatre sont situés dans le dos et à la gorge. Ainsi, dans le corps—des pieds jusqu’à l’extrémité de la tête—il y a véritablement seize ‘jāla’ (réseaux/plexus).

Verse 24

मांसस्नायुशिरास्थिन्यः चत्वारश् च पृथक् पृथक् मणिबन्धनगुल्फेषु निबद्धानि परस्परं

Muscle, snāyu (ligament/tendon), sīrā (conduit/nāḍī ou veine) et os—ces quatre éléments, chacun distinct—sont liés réciproquement à l’articulation du poignet et à celle de la cheville.

Verse 25

षट्कूर्चानि स्मृतानीह हस्तयोः पादयोः पृथक् ग्रीवायाञ्च तथा मेढ्रे कथितानि मनीषिभिः

Ici, l’on reconnaît six points ‘kūrca’ : séparément dans les mains et dans les pieds, et aussi dans le cou et dans le pénis—ainsi l’ont affirmé les sages.

Verse 26

पृष्ठवंशस्योपगताश् चतस्रो मांसरज्जवः नवत्यश् च तथा पेश्यस्तासां बन्धनकारिकाः

Rattachées à la colonne vertébrale se trouvent quatre cordes musculaires ; et il y a quatre-vingt-dix ‘peśī’ (bandes tendineuses ou musculaires) qui servent d’attaches de liaison pour ces structures.

Verse 27

सीरण्यश् च तथा सप्त पञ्च मूर्धानमाश्रिताः एकैका मेढ्रजिह्वास्ता अस्थि षष्टिशतत्रयं

Il y a pareillement sept ensembles de ‘sīraṇya’, et cinq qui résident dans la tête. Chacun est unique ; et la langue ainsi que le pénis sont aussi comptés de la sorte. Les os sont au nombre de trois cent soixante.

Verse 28

सूक्ष्मैः सह चतुःषष्ठिर्दशना विंशतिर्नखाः पाणिपादशलाकाश् च तासां स्थानचतुष्टयं

En comptant même les éléments les plus subtils, il y a soixante-quatre dents ; les ongles sont au nombre de vingt ; et il existe aussi les doigts des mains et des pieds, semblables à des baguettes — le tout se répartit en quatre emplacements (quatre ensembles).

Verse 29

षष्ट्यङ्गुलीनां द्वे पार्ष्ण्योर्गुल्फेषु च चतुष्टयं चत्वार्यरत्न्योरस्थीनि जङ्घयोस्तद्वदेव तु

Il y a soixante os dans les doigts (phalanges) ; deux dans les talons ; quatre dans les chevilles ; quatre os dans les avant-bras ; et de même dans les jambes inférieures (tibias).

Verse 30

द्वे द्वे जानुकपोलोरुफलकांशसमुद्भवं अक्षस्थानांशकश्रोणिफलके चैवमादिशेत्

De même, il convient de les prescrire (les compter) par deux — apparaissant dans les régions du genou, de la joue et de la plaque de la cuisse (région fémorale) ; et pareillement deux dans la partie du point d’articulation « en axe » et dans la plaque pelvienne (région de la hanche).

Verse 31

भगास्तोकं तथा पृष्ठे चत्वारिंशच्च पञ्च च ग्रीवायाञ्च तथास्थीनि जत्रुकञ्च तथा हमुः

Dans la région pelvienne (bhaga) il y a un petit nombre (d’os) ; dans le dos il y en a quarante-cinq ; de même, le cou comporte des os ; et il en va ainsi des clavicules (jatrukā) et des mâchoires (hanu).

Verse 32

तन्मूलं द्वेललाटाक्षिगण्डनासाङ्घ्य्रवस्थिताः पर्शुकास्तालुकैः सार्धमर्वुदैश् च द्विसप्ततिः

Depuis sa racine, il y a deux (ensembles) : situés au front, aux yeux, aux joues, au nez et aux pieds ; les côtes — avec les palais et les tuméfactions glandulaires (arbuda) — sont dites au nombre de soixante-douze.

Verse 33

द्वेशङ्खके कपालानि चत्वार्येव शिरस् तथा उरः सप्तदशास्थीनि सन्धीनां द्वे शते दश

Dans les deux tempes du crâne se trouvent quatre plaques crâniennes; de même dans la tête. Dans la poitrine il y a dix-sept os; et les articulations sont au nombre de deux cent dix.

Verse 34

अष्टषष्टिस्तु शाखासु षष्टिश् चैकविवर्जिता अन्तरा वै त्र्यशीतिश् च स्नायोर् नवशतानि च

Dans les membres (śākhā) il y a soixante-huit os; dans le tronc il y en a soixante, en en retranchant un. Dans les parties intermédiaires il y en a quatre-vingt-trois; et les tendons/ligaments (snāyu) sont au nombre de neuf cents.

Verse 35

त्रिंशाधिके द्वे शते तु अन्तराधौ तु सप्ततिः ऊर्ध्वगाः षट्शतान्येव शाखास्तु कथितानि तु

Dans l’ensemble compté à deux cent trente, au sein du décompte intermédiaire il y en a soixante-dix; et, dans le décompte supérieur, il est dit que les branches (śākhā) sont exactement six cents.

Verse 36

पञ्चपेशीशतान्येव चत्वारिंशत्तथोर्ध्वगाः चतुःशतन्तु शाखासु अन्तराधौ च षष्टिका

Il y a en vérité cinq cents muscles (peśī), et quarante de plus situés dans la région supérieure. Parmi eux, quatre cents se trouvent dans les membres (śākhā), et soixante dans la région médiane ou tronc (antarādhi).

Verse 37

स्त्रीणाम् चैकाधिका वै स्याद्विंशतिश् चतुरुत्तरा स्तनयोर्दश योनौ च त्रयोदश तथाशये

Chez les femmes, le compte est en vérité d’une unité de plus : vingt-quatre. Dans les deux seins il y a dix (canaux/structures) ; dans la yoni il y en a treize ; et de même dans le réceptacle, l’utérus ou matrice.

Verse 38

गर्भस्य च चतस्रः स्युः शिराणाञ्च शरीरिणां त्रिंशच्छतसहस्राणि तथान्यानि नवैव तु

Dans l’embryon, on dit qu’il existe quatre conduits principaux (śirāḥ). Chez les êtres incarnés, les conduits (śirāḥ) sont au nombre de trois cent mille, et il en est encore neuf autres.

Verse 39

षट्पञ्चाशत्सहस्राणि रसन्देहे वहन्ति ताः केदार इव कुल्याश् च क्लेदलेपादिकञ्च यत्

Cinquante-six mille (conduits) portent le rasa (fluide nutritif) dans le corps. Tels des rigoles d’irrigation dans un champ, ils diffusent l’humidité, l’enduit protecteur et les effets nutritifs connexes dans tout l’organisme.

Verse 40

द्वासप्ततिस् तथा कोट्यो व्योम्नामिह महामुने मज्जाया मेदसश् चैव वसायाश् च तथा द्विज

Et ici, ô grand sage, il y a soixante-douze koṭi de ‘vyoman’ (espaces célestes). De même, ô deux-fois-né, il y a soixante-douze koṭi de moelle, de graisse et aussi de vasa (suif).

Verse 41

मूत्रस्य चैव पित्तस्य श्लेष्मणः शकृतस् तथा पञ्चपेशीशतान्यत्रेति ख , ञ च रक्तस्य सरसस्यात्र क्रमशो ऽञ्जलयो मताः

Ici, les quantités (mesurées en añjali, « coupe des mains jointes ») sont tenues, respectivement, pour l’urine, la bile (pitta), le flegme (śleṣman) et les excréments. Dans ce contexte, certaines recensions (kha, ña) déclarent aussi que les muscles sont au nombre de cinq cents. De même, la mesure du sang et du rasa (fluide nutritif circulant) est donnée ici, dans l’ordre convenable, en (tant d’)añjali.

Verse 42

अर्धार्धाभ्यधिकाः सर्वाः पूर्वपूर्वाञ्जलेर्मताः अर्धाञ्जलिश् च शुक्रस्य तदर्धञ्च ततौजसः

On comprend que toutes les mesures précédentes sont chacune plus grandes que la précédente d’une fois et demie. La mesure du sperme (śukra) est dite être d’un demi-añjali, et celle de l’ojas en est la moitié (c’est-à-dire un quart d’añjali).

Verse 43

रजसस्तु तथा स्त्रीणाञ्चतस्रः कथिता बुधैः शरीरं मलदोषादि पिण्डं ज्ञात्वात्मनि त्यजेत्

De même, les sages ont exposé quatre états de l’écoulement menstruel chez les femmes. Sachant que le corps n’est qu’un agrégat—fait d’impuretés et de doṣa (défauts des humeurs) et autres—il faut, dans le Soi, renoncer à s’y identifier.

Frequently Asked Questions

A śāstric, metric anatomy: enumerations of indriyas and their objects, āśayas (including garbhāśaya), networks (jāla, kūrca), and quantitative counts such as 360 bones and 210 joints, plus channel totals (e.g., śirā and rasa-vāhinī srotas) and fluid measures in añjali.

By coupling embodied science with tattva-vicāra: after mapping senses, guṇas, and the tattvas up to Puruṣa/Brahman, it frames the body as a doṣa-mala aggregate and directs the seeker to relinquish identification with it, strengthening viveka (discernment) central to yoga and Brahma-vidyā.