Adhyaya 218
Raja-dharmaAdhyaya 21835 Verses

Adhyaya 218

Rājābhiṣeka-kathana (Account of the Royal Consecration)

Agni reprend l’exposé du rāja-dharma, suscité par la question de Puṣkara à Rāma, et transmet à Vasiṣṭha un protocole progressif du rājābhiṣeka (consécration royale). La royauté est d’abord définie par sa fonction : dompter l’ennemi, protéger les sujets et user du daṇḍa (pouvoir de châtiment) avec mesure. Vient ensuite la préparation sacramentelle : nomination, pendant un an, du purohita et de ministres qualifiés ; règles de succession et rituels abrégés en cas de décès du roi. Le chapitre prescrit l’apaisement préalable à l’abhiṣeka (Aindrī-śānti), le jeûne et le homa avec des classes de mantras—Vaiṣṇava, Aindra, Sāvitrī, Vaiśvadeva, Saumya, Svastyayana—pour le bien-être, la longévité et l’intrépidité. Sont décrits les instruments rituels (Aparājitā kalaśa, vases d’or, pot d’aspersion à cent trous), les présages du feu et ses qualités idéales, ainsi qu’un remarquable mṛd-śodhana (purification de la terre) utilisant de la terre prélevée en des lieux symboliques : termitière, temples, rives, cour royale, etc. Le rite s’achève par des aspersions effectuées par les ministres selon les varṇa avec des vases distincts, des récitations sacerdotales, des protections pour l’assemblée, des dons aux brāhmaṇas et des actes publics auspices—regard au miroir, ligature du bandeau/couronne, intronisation sur des peaux, circumambulation, procession à cheval et à éléphant, entrée dans la cité, aumônes et congé formel—présentant le couronnement comme investiture politique et yajña conforme au dharma.

Shlokas

Verse 1

वलिङ्गाय नामलिङ्गायेति ख , छ च नमो ऽनागतलिङ्गायेत्यादिः देवानुगतलिङ्गिने इत्य् अन्तः पाठः ज पुस्तके नास्ति परमात्मा परंविभो इति ज अथाष्टादशाधिकद्विशततमो ऽध्यायः राजाभिषेककथनं अग्निर् उवाच पुष्करेण च रामाय राजधर्मं हि पृच्छते यथादौ कथितं तद्वद्वशिष्ट कथयामि ते

[Leçons variantes :] «valiṅgāya, nāmaliṅgāya»—ainsi lisent les manuscrits Kha et Cha ; «namo ’nāgataliṅgāya…» et ainsi de suite. La leçon finale «devānugataliṅgine» ne se trouve pas dans le manuscrit Ja ; et le manuscrit Ja lit «paramātmā paraṃvibho». Commence maintenant le chapitre 218 : exposé de la consécration royale (rājābhiṣeka). Agni dit : «Puisque Puṣkara a interrogé Rāma sur le rājadharma (dharma du roi), je te l’enseignerai, ô Vasiṣṭha, de la même manière qu’il fut énoncé au commencement.»

Verse 2

पुष्कर उवाच राजधर्मं प्रवक्ष्यामि सर्वस्मात् राजधर्मतः राजा भवेत् शत्रुहन्ता प्रजापालः सुदण्डवान्

Puṣkara dit : «J’exposerai le rājadharma, le devoir royal, le plus éminent de tous les devoirs des rois. Le roi doit être le destructeur des ennemis, le protecteur des sujets, et celui qui manie le châtiment (daṇḍa) avec justesse.»

Verse 3

पालयिष्यति वः सर्वान् धर्मस्थान् व्रतमाचरेत् संवत्सरं स वृणुयात् पुरोहितमथ द्विजं

Il protégera tous vos sièges du dharma (cours de justice et institutions religieuses) et accomplira l’observance votive (vrata). Pendant une année entière, il devra choisir un brahmane «deux fois né» (dvija) comme chapelain royal (purohita).

Verse 4

मन्त्रिणश्चाखिलात्मज्ञान्महिषीं धर्मलक्षणां संवत्सरं नृपः काले ससम्भारो ऽभिषेचनं

Au moment convenable, le roi—ayant des ministres connaissant tous les devoirs et les principes intérieurs (de la politique), et une reine principale pourvue des marques de la droiture—doit, après une année entière de préparation, accomplir la consécration (abhiṣeka) avec tous les matériaux requis rassemblés.

Verse 5

कुर्यान्मृते नृपे नात्र कालस्य नियमः स्मृतः तिलैः सिद्धार्थकैः स्नानं सांवत्सरपुरोहितौ

Lorsqu’un roi est mort, l’acte prescrit doit être accompli—car ici aucune limitation de temps n’est enseignée. Le bain rituel se fait avec du sésame (tila) et de la moutarde blanche (siddhārthaka) ; et le rite concerne le prêtre annuel (sāṃvatsara) ainsi que le chapelain royal (purohita).

Verse 6

घोषयित्वा जयं राज्ञो राजा भद्रासने स्थितः अभयं घोषयेद् दुर्गान्मोचयेद्राज्यपालके

Après avoir proclamé la victoire du roi, le souverain, assis sur le trône de bon augure, doit annoncer l’assurance de sécurité (abhaya) ; et, des forteresses, il doit relâcher ceux qui y sont détenus et affranchir les officiers/gardes chargés de la protection du royaume.

Verse 7

पुरोधसाभिषेकात् प्राक् कार्यैन्द्री शान्तिरेव च उपवास्यभिषेकाहे वेद्यग्नौ जुहुयान्मनून्

Avant la consécration (abhiṣeka) accomplie par le purohita, il faut assurément exécuter le rite d’apaisement lié à Indra, l’Aindrī-śānti. Après avoir observé le jeûne (upavāsa), le jour de la consécration on offrira des oblations dans le feu de l’autel (vedyāgni), en invoquant les mantras (manūn).

Verse 8

राजा हरिति छ , ख , घ , ज , ञ , ट च पुरोहितमथर्त्विजमिति ख , घ , छ , ज , ट च जुहुयादमूनिति ङ वैष्णवानैन्द्रमन्त्रांस्तु सावित्रीन् वैश्वदैवतान् सौम्यान् स्वस्त्ययनं शर्मायुष्याभयदान्मनून्

Le roi doit instituer le purohita et le prêtre officiant ṛtvij, puis accomplir les oblations avec ces mantras : les mantras vaiṣṇava et aindra, les mantras sāvitrī, les mantras vaiśvadeva, les mantras saumya et les formules svastyayana, dispensateurs de bien-être (śarma), de longue vie (āyuṣ) et d’absence de crainte (abhaya).

Verse 9

अपराजिताञ्च कलसं वह्नेर्दक्षिणपार्श्वगं सम्पातवन्तं हैमञ्च पूजयेद्गन्धपुष्पकैः

On doit vénérer, avec parfums et fleurs, la kalaśa Aparājitā (l’Invincible) placée au côté sud du feu sacré, ainsi que le vase d’or dit « sampātavat », propre à l’aspersion des oblations.

Verse 10

प्रदक्षिणावर्तशिखस्तप्तजाम्बूनदप्रभः रथौघमेघनिर्घोषो विधूमश् च हुताशनः

Hutāśana (Agni), dont la houppe de flamme s’enroule en spirale vers la droite, qui resplendit tel l’or Jāmbūnada chauffé à blanc, dont le rugissement est comme le grondement de masses de chars et de nuées tonnantes, et qui est sans fumée, doit être contemplé ainsi.

Verse 11

अनुलोमः सुगन्धश् च स्वस्तिकाकारसन्निभः प्रसन्नार्चिर्महाज्वालः स्फुलिङ्गरहितो हितः

Est de bon augure le feu rituel dont la flamme se meut vers la droite, est parfumée, paraît semblable à la forme d’une svastika, rayonne d’une clarté sereine et joyeuse, flambe d’une grande ardeur, est sans étincelles et favorable au rite.

Verse 12

न व्रजेयुश् च मध्येन मार्जारमृगपक्षिणः पर्वताग्रमृदा तावन्मूर्धानं शोधयेन्नृपः

Les chats, les bêtes sauvages et les oiseaux ne doivent pas traverser le milieu (de l’enceinte royale ou de l’assemblée). Jusque-là, le roi doit purifier sa tête avec de la terre prise au sommet d’une montagne.

Verse 13

वल्मीकाग्रमृदा कर्णौ वदनं केशवालयात् इन्द्रालयमृदा ग्रीवां हृदयन्तु नृपाजिरात्

Avec de la terre prise au sommet d’une termitière, on oint les oreilles; le visage, avec de la terre d’un temple de Viṣṇu; le cou, avec de la terre du sanctuaire d’Indra; et la région du cœur, avec de la terre de la cour du roi.

Verse 14

करिदन्तोद्धृतमृदा दक्षिणन्तु तथा भुजं वृषशृङ्गोद्धृतमृदा वामञ्चैव तथा भुजं

Le bras droit (se purifie) avec la terre soulevée par la défense de l’éléphant; et le bras gauche, avec la terre soulevée par la corne du taureau.

Verse 15

सरोमृदा तथा पृष्ठमुदरं सङ्गमान् मृदा नदीतटद्वयमृदा पार्श्वे संशोधयेत्तथा

Avec de la terre d’un lac, il doit purifier le corps; de même, le dos et le ventre avec de la terre d’une confluence de rivières; et les deux flancs avec de la terre prise sur les deux rives d’un fleuve : ainsi doit-il se purifier.

Verse 16

वेश्याद्वारमृदा राज्ञः कटिशौचं विधीयते यज्ञस्थानात्तथैवोरू गोस्थानाज्जानुनी तथा

Pour un roi, la purification avec de la terre est prescrite pour la région de la taille ; la terre doit être prise au seuil de la maison d’une courtisane. De même, pour les cuisses, (la terre doit être prise) d’un lieu de sacrifice ; et pour les genoux, d’une étable à vaches.

Verse 17

अश्वस्थानात्तथा जङ्घे रथचक्रमृदाङ्घ्रिके मूर्धानं पञ्चगव्येन भद्रासनगतं नृपं

Ensuite, (prenant de la terre) d’une écurie, et de même pour le mollet ; et avec la terre touchée par la roue d’un char et par les pieds, on doit oindre rituellement la tête du roi—assis dans le siège/la posture auspicieuse (bhadrāsana)—avec le pañcagavya.

Verse 18

अभिषिञ्चेदमात्यानां चतुष्टयमथो घटैः चन्द्रालयमृदेति ज सरोमृदेत्यादिः संशोधयेत्तथेत्यन्तः पाठः ज पुस्तके नास्ति पूर्वतो हेमकुम्भेन घृतपूर्णेन ब्राहणः

Ensuite, il doit consacrer (abhiṣeka) le groupe des quatre ministres au moyen de jarres (d’eau de consécration). (Dans la tradition textuelle, des leçons telles que « candrālaya-mṛt » et « saro-mṛt », etc., doivent être corrigées par critique ; et les mots finaux « tathā … » ne se trouvent pas dans le manuscrit ‘ja’.) Au début, un brāhmaṇa doit procéder avec une aiguière d’or remplie de ghee.

Verse 19

रूप्यकुम्भेन याम्ये च क्षीरपूर्णेन क्षत्रियः दध्ना च ताम्रकुम्भेन वैश्यः पश्चिमगेन च

Dans la direction du sud, un Kṣatriya doit accomplir ce qui est prescrit avec un vase d’argent rempli de lait ; et un Vaiśya doit le faire avec un vase de cuivre contenant du caillé, dans la direction de l’ouest également.

Verse 20

मृण्मयेन जलेनोदक् शूद्रामात्यो ऽभिषिचयेत् ततो ऽभिषेकं नृपतेर्बह्वृचप्रवरो द्विजः

Avec de l’eau conservée dans un récipient de terre cuite, un ministre Śūdra doit asperger (rituellement) le roi. Ensuite, un brāhmaṇa—éminent parmi les Bahvṛcas (récitateurs du Ṛgveda)—doit accomplir l’abhiṣeka, la consécration du roi.

Verse 21

कुर्वीत मधुना विप्रश्छन्दोगश् च कुशोदकैः सम्पातवन्तं कलशं तथा गत्वा पुरोहितः

Un brāhmaṇa doit l’accomplir avec du miel, et un prêtre Chāndoga avec de l’eau imprégnée d’herbe kuśa ; de même, le prêtre officiant, s’étant rendu au rite, doit préparer un kalaśa, vase d’eau consacrée, pourvu du « sampāta » rituel (aspersion/infusion de puissance).

Verse 22

विधाय वह्निरक्षान्तु सदस्येषु यथाविधि राजश्रियाभिषेके च ये मन्त्राः परिकीर्तिताः

Le rite accompli, que l’on procède à la protection du feu (vahni-rakṣā) pour les officiants et les membres de l’assemblée selon la règle ; et que l’on récite/emploie les mantras énoncés pour l’onction de la prospérité royale (rājaśrī-abhiṣeka).

Verse 23

तैस्तु दद्यान्महाभाग ब्राह्मणानां स्वनैस् तथा ततः पुरोहितो गच्छेद्वेदिमूलन्तदेव तु

Par ces offrandes/rétributions, ô très fortuné, on doit donner comme il convient aux brāhmaṇas ; puis le prêtre officiant doit se rendre, à pas mesurés, au pied de l’autel sacrificiel (vedi-mūla) — oui, exactement ainsi.

Verse 24

शतच्छिद्रेण पात्रेण सौवर्णेनाभिषेचयेत् या ओषधीत्योषधीभीरथेत्युक्त्वेति गन्धकैः

On doit accomplir l’abhiṣeka (bain de consécration) au moyen d’un récipient d’or percé de cent trous, en récitant les mantras commençant par « yā oṣadhīḥ… », « oṣadhībhīḥ… » et « rathe… », avec des substances odoriférantes (gandha).

Verse 25

पुष्पैः पुष्पवतीत्येव ब्राह्मणेति च वीजकैः रत्नैर् आशुः शिशानश् च ये देवाश् च कुशोदकैः

Avec des fleurs, qu’on l’invoque comme « Puṣpavatī » ; avec des grains/semences, comme « Brāhmaṇa » ; avec des joyaux, comme « Āśu » et « Śiśāna » ; et avec l’eau de kuśa, qu’on invoque les divinités en conséquence.

Verse 26

यजुर्वेद्यथर्ववेदी गन्धद्वारेति संस्पृशेत् शिरः कण्ठं रोचनया सर्वतीर्थोदकैर् द्विजाः

Le yajurvédin et l’atharvavédin doivent toucher le corps en récitant « gandha-dvāra » (le mantra qui commence ainsi) ; avec la rocanā, ils toucheront la tête et la gorge, puis accompliront la purification avec des eaux tenues pour provenir de tous les tīrtha sacrés—ô deux-fois-nés.

Verse 27

गीतवाद्यादिनिर्घोषैश्चामरव्यजनादिभिः सर्वौषधिमयं कुम्भं धारयेयुर्नृपाग्रतः

Au milieu des résonances des chants et des instruments, et avec les honneurs rituels tels que les cāmaras (chasses-mouches en queue de yak), les éventails et autres, ils doivent porter devant le roi un kumbha d’eau d’onction préparé avec toutes les herbes médicinales.

Verse 28

तं पश्येद्दर्पणं राजा घृतं वै मङ्गलादिकं अभ्यर्च्य विष्णुं ब्रह्माणमिन्द्रादींश् च ग्रहेश्वरान्

Après avoir honoré comme il se doit Viṣṇu, Brahmā, Indra et les autres seigneurs des planètes, le roi doit alors regarder ce miroir, ainsi que le ghṛta (ghee) et d’autres substances de bon augure, à commencer par celles qui confèrent la fortune.

Verse 29

वेदिमूलन्तथैव तु इरि ख दीपकैर् इति ङ यजुर्वेद्यथ ऋग्वेदी इति ङ ग्रहादिकानिति ख , ग , घ च व्याघ्रचर्मोत्तरां शय्यामुपविष्टः पुरोहितः मधुपर्कादिकं दत्त्वा पट्टबन्धं प्रकारयेत्

De même, à la base de l’autel (vedi), on disposera les lampes prescrites. Ensuite, le prêtre officiant (purohita), assis sur une couche recouverte d’une peau de tigre, après avoir offert le madhuparka et les autres préliminaires usuels, fera accomplir la cérémonie de l’attache du bandeau (paṭṭa-bandha).

Verse 30

राज्ञोमुकुटबन्धञ्च पञ्चचर्मोत्तरं ददेत् ध्रुवाद्यैर् इति च विशेद् वृषजं वृषदंशजं

Il doit aussi conférer au roi l’attache de la couronne, avec le vêtement supérieur fait des cinq peaux. Puis, en récitant la Dhruvā et les autres mantras prescrits, il entrera dans le rite en invoquant Vṛṣaja et Vṛṣadaṃśaja.

Verse 31

द्वीपिजं सिंहजं व्याघ्रजातञ्चर्म तदासने अमात्यसचिवादींश् च प्रतीहारः प्रदर्शयेत्

Sur ce siège (siège du trône), on doit étendre une peau de léopard, de lion ou de tigre ; et le pratīhāra (huissier, gardien de la porte) doit présenter (introduire) les ministres, secrétaires et autres semblables.

Verse 32

गोजाविगृहदानाद्यैः सांवत्सरपुरोहितौ पूजयित्वा द्विजान् प्रार्च्य ह्य् अन्यभूगोन्नमुख्यकैः

Après avoir honoré les prêtres officiants de l’année par des dons tels que vaches, chèvres et maisons, et après avoir dûment vénéré les deux-fois-nés (brāhmaṇa), on doit encore les révérer par d’autres offrandes—surtout par des terres et des grains de subsistance, et autres semblables.

Verse 33

वह्निं प्रदक्षिणीकृत्य गुरुं नत्वाथ पृष्ठतः वृषमालभ्य गां वत्सां पूजयित्वाथ मन्त्रितं

Après avoir accompli la circumambulation (pradakṣiṇā) autour du feu sacré et s’être incliné devant le maître, il doit ensuite procéder par l’arrière : saisissant le taureau, et après avoir vénéré la vache avec son veau, il accomplira alors le rite avec les mantras prescrits.

Verse 34

अश्वमारुह्य नागञ्च पूजयेत्तं समारुहेत् परिभ्रमेद्राजमार्गे बलयुक्तः प्रदक्षिणं

Monté sur un cheval, il doit vénérer l’éléphant ; puis, l’ayant enfourché, il parcourra la voie royale en accomplissant une circumambulation vers la droite (sens horaire), pourvu de force.

Verse 35

पुरं विशेच्च दानाद्यैः प्रार्च्य सर्वान् विसर्जयेत्

Étant entré dans la cité, il doit honorer dûment tous par des dons et autres attentions, puis les congédier tous avec respect.

Frequently Asked Questions

A complete rājābhiṣeka protocol: eligibility and preparation, Aindrī-śānti and homa, mantra-sets for welfare, ritual vessels and kalaśa procedures, purification (mṛd-śodhana, pañcagavya), graded ministerial sprinklings, protective rites, gifts (dakṣiṇā), enthronement markers, and public procession.

By embedding sovereignty within yajña-logic: the king’s authority is ritually generated, ethically constrained by daṇḍa as dharma, and publicly oriented to abhaya (fearlessness) and prajā-pālana (protection), aligning statecraft with cosmic and ritual order.