
Derivation (Uddhāra) of the Sakalādi Mantra (सकलादिमन्त्रोद्धारः)
Le Seigneur Agni (désigné au début comme Īśvara) présente un schéma tantrique technique pour extraire (uddhāra) et déployer le système de mantras Sakalādi/Prāsāda, en reliant des unités phonétiques—la série des varṇa de a à kṣa (série ka)—à des formes divines et à des fonctions rituelles. Le chapitre va des modes ontologiques—sakala (manifesté), niṣkala (sans parties), śūnya (vide)—à une véritable « ingénierie » du mantra : énumérations de noms divins, correspondances iconographiques (kṣa comme Narasiṃha ; proportionnalité de Viśvarūpa) et placements de nyāsa associés aux cinq visages (Īśāna, Tatpuruṣa, Aghora/Dakṣiṇa, Vāmadeva, Sadyojāta). Il précise ensuite les mantras annexes (hṛdaya, śiras, śikhā, netra, astra) et leurs exclamations terminales (namaḥ, svāhā, vauṣaṭ, hūṃ, phaṭ), culminant dans un prāsāda-mantra « sarva-karmakara » réputé accomplir tous les rites. La fin oppose le prāsāda sakala à la configuration niṣkala de Sadāśiva, évoque un voilement teinté de śūnya, et situe les ensembles dérivés dans la taxonomie des Vidyeśvara (huit seigneurs), maintenant un pont systématique entre métaphysique, phonologie, iconographie et efficacité rituelle.
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे नानामन्त्रा नाम पञ्चदशाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथ षोडशाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः सकलादिमन्त्रोद्धारः ईश्वर उवाच सकलं निष्कलं शून्यं कलाढ्यं स्वमलङ्कृतम् क्षपणं क्षयमन्तस्थं कण्ठोष्ठं चाष्टमंशिवम्
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre trois-cent-quinze, intitulé « Mantras variés ». Commence maintenant le chapitre trois-cent-seize : « Dérivation (uddhāra) du mantra Sakalādi ». Le Seigneur dit : « (Il est) le manifeste (sakala) et l’indivisible (niṣkala), le vide (śūnya), riche en kalās, paré de sa propre puissance. Il est le dissipateur (kṣapaṇa), celui qui met fin à la déchéance (kṣaya), demeurant au-dedans (antastha) ; (il est) de la gorge et des lèvres (kaṇṭha–oṣṭha), et le huitième—Śiva, l’auspicieux. »
Verse 2
प्रासादस्य पराख्यस्य स्मृतं रूपं गुहाष्टधा रिपुदुष्टादि वारयेदिति क , ट च प्रसादस्येति ख स्मृतिरूपमिति ख सदाशिवस्य शब्दस्य रूपस्याखिलसिद्धये
La forme du Prāsāda suprême dit « Parā » est mémorisée comme le « secret octuple » (guhya aṣṭadhā). On dit qu’elle repousse ennemis, méchants et autres—ainsi selon les leçons Ka et Ṭa ; la leçon Kha porte « du prāsāda » et aussi « la forme mémorisée ». (Ceci est enseigné) afin d’obtenir l’accomplissement total par la forme-mantra du mot « Sadāśiva ».
Verse 3
अमृतश्चांशुभांश्चेन्दुश्चेश्वरश्चोग्र ऊहकः एकपादेन ओजाख्य औषधश्चांशुमान् वशी
« Amṛta (l’Immortel), Aṃśubhāṃ (le Rayonnant), Indu (la Lune), Īśvara (le Seigneur), Ugra (le Terrible), Ūhaka (le Discernant), Ekapāda (l’Un-Pied), celui nommé Ojas, Auṣadha (le Maître des plantes médicinales), Aṃśumān (le Lumineux) et Vaśī (le Maître de soi). »
Verse 4
अकारादेः क्षकारश् च ककारादेः क्रमादिमे कामदेवः शिखण्डी च गणेशः कालशङ्करौ
Depuis la série commençant par « a » jusqu’à « kṣa », et de même depuis la série commençant par « ka », selon l’ordre prescrit—(ces syllabes) sont indiquées comme correspondant aux divinités : Kāmadeva, Śikhaṇḍī, Gaṇeśa et Kāla-Śaṅkara.
Verse 5
एकनेत्रो द्विनेत्रश् च त्रिशिखो दीर्घबाहुकः एकपादर्धचन्द्रश् च बलपो योगिनीप्रियः
Il est l’Un-Œil et aussi le Deux-Yeux ; il est à triple crête (triśikha), aux longs bras ; d’un seul pied, portant le demi-croissant lunaire ; puissant, et aimé des Yoginīs.
Verse 6
शक्तीश्वरो महाग्रन्थिस्तर्पकः स्थाणुदन्तुरौ निधीशो नन्दी पद्मश् च तथान्यः शाकिनीप्रियः
Il est le Seigneur de Śakti ; le Grand-Nœud (Mahāgranthi) ; le Satisfaisant (Tarpaka) ; l’Immobile (Sthāṇu) ; le Pourvu de défenses (Dantura) ; le Maître des trésors (Nidhīśa) ; Nandī ; Padma ; et aussi « l’Autre », au-delà de tout ; et le Bien-aimé des Śākinīs.
Verse 7
सुखविम्बो भीषनश् च कृतान्तः प्राणसंज्ञकः तेजस्वी शक्र उदधिः श्रीकण्ठः सिंह एव च
« Sukhavimba » (incarnation de la radiance bienheureuse) ; « Bhīṣaṇa » (le Terrible) ; « Kṛtānta » (la Mort, celui qui achève) ; « Prāṇa-saṃjñaka » (connu comme le souffle vital) ; « Tejasvī » (le Splendide) ; « Śakra » (puissant tel Indra) ; « Udadhi » (l’Océan) ; « Śrīkaṇṭha » (à la Gorge Auspicieuse) ; et « Siṃha » (le Lion).
Verse 8
शशाङ्को विश्वरूपश् च क्षश् च स्यान्नरसिंहकः सूर्यमात्रासमाक्रान्तं विश्वरूपन्तु कारयेत्
« Śaśāṅka » et « Viśvarūpa » doivent être pris comme formes prescrites ; et la syllabe « kṣa » doit être figurée/inscrite comme « Narasiṃha ». On façonnera l’image de Viśvarūpa selon la mesure du Soleil (proportion solaire).
Verse 9
अंशुमत्संयुतं कृत्वा शशिवीजं विनायुतम् ईशानमोजसाक्रान्तं प्रथमन्तु समुद्धरेत्
L’ayant combiné avec l’élément « aṃśumat » (le rayonnant), et ayant joint la « śaśi-bīja » (syllabe-graine lunaire) à Vināyaka (vinā-yuta), on doit d’abord extraire/énoncer l’« Īśāna » (portion du mantra), fortifié par ojas (énergie vitale).
Verse 10
तृतीयं पुरुषं विद्धि दक्षिणं पञ्चमं तथा सप्तमं वामदेवन्तु सद्योजातन्ततःपरं
Sache que la troisième disposition est « Tatpuruṣa » ; la cinquième est « Dakṣiṇa » (Aghora, le visage du Sud) ; et la septième est « Vāmadeva » ; ensuite, « Sadyojāta » est la disposition suivante.
Verse 11
रसयुक्तन्तु नवमं ब्रह्मपञ्चपञ्चकमीरितम् ओंकाराद्याश् चतुर्थ्यन्ता नमोन्ताः सर्वमन्त्रकाः
Le neuvième (ensemble) est déclaré « pourvu de rasa » et enseigné comme les pentades brahmaniques de cinq et cinq. Tous les mantras sont ceux qui commencent par Oṃ, se terminent au datif (quatrième cas) et s’achèvent par le mot « namaḥ ».
Verse 12
सद्योदेवा द्वितीयन्तु हृदयञ्चाङ्गसंयुतम् चतुर्थन्तु शिरो विद्धि ईश्वरन्नामनामतः
Sache que le deuxième (mantra/forme) est « Sadyodeva », associé au cœur (hṛdaya) et aux membres auxiliaires (aṅgas). Sache que le quatrième est la tête, conformément à la nomenclature d’Īśvara (le Seigneur).
Verse 13
ऊहकन्तु शिखा ज्ञेया विश्वरूपसमन्विता त्रिशिखी चोर्ध्ववाहुक इति ख , छ च तन्मन्त्रमष्टमं ख्यातं नेत्रन्तु दशमं मतम्
La Śikhā (la mèche occipitale employée dans le nyāsa) doit être comprise comme « Ūhakā », pourvue de la Forme universelle (Viśvarūpa) — en tant que triśikhī (« à trois mèches ») et ūrdhva-vāhuka (« aux bras levés vers le haut ») ; ceci est indiqué par les syllabes kha et cha. Cela est proclamé comme le huitième mantra ; le Netra (mantra de protection des yeux) est tenu pour le dixième.
Verse 14
अस्त्रं शशी समाख्यातं शिवसंज्ञं शिखिध्यजः नमः स्वाहा तथा वौषत् हूं च फत्कक्रमेण तु
Ainsi est déclaré le « Śaśī-astra », le projectile lunaire. Ô Śikhidhvaja, il porte l’appellation « Śiva ». Il doit être employé selon la séquence mantrique : « namaḥ », « svāhā », « vauṣaṭ », « hūṃ » et « phaṭ », dans l’ordre prescrit.
Verse 15
जातिफट्कं हृदादीनां प्रासादं मन्त्रमावदे ईशानाद्रुद्रसंख्यातं प्रोद्धरेच्चांशुरञ्जितम्
On doit réciter le « jāti-phaṭka » (l’exclamation phaṭ propre à chaque catégorie) pour le hṛdaya et les autres membres du nyāsa, et énoncer le mantra « prāsāda ». En commençant par Īśāna, on doit l’extraire/l’ordonner selon le décompte de Rudra, le rendant lumineux de ses rayons (aṃśu).
Verse 16
औषधाक्रान्तशिरसमूहकस्योपरिस्थितं अर्धचन्द्रोर्धनादश् च विन्दुद्वितयमध्यगं
Placés au-dessus du groupe des lettres «de tête» commençant par «auṣadha», se trouvent le demi-croissant et l’ardhanāda ; ils sont disposés entre les deux points (bindu).
Verse 17
तदन्ते विश्वरूपन्तु कुटिलन्तु त्रिधा ततः एवं प्रासादमन्त्रश् च सर्वकर्मकरो मनुः
À son terme, on doit former la configuration viśvarūpa, «aux formes universelles» ; puis la forme kuṭila, «courbe/entortillée», doit être réalisée au triple. Telle est la prāsāda-mantra, le mantra du sanctuaire, tenue pour efficace dans l’accomplissement de tous les rites (sarva-karman).
Verse 18
शिखावीजं समुद्धृत्य फट्कारान्तन्तु चैव फट् अर्धचन्द्रासनं ज्ञेयं कामदेवं ससर्पकम्
Après avoir extrait le Śikhā-bīja et ajouté à la fin la syllabe «phaṭ»—c’est-à-dire en prononçant «phaṭ»—il faut comprendre ce procédé comme l’Ardhacandra-āsana, associé à Kāmadeva, avec l’élément/motif du serpent qui l’accompagne.
Verse 19
महापाशुपतास्त्रन्तु सर्वदुष्टप्रमर्दनम् प्रासादः सकलः प्रोक्तो निष्कलः प्रोच्यते ऽधुना
À présent, le Grand Pāśupata-astra est proclamé comme le trait-weapon qui écrase tous les malfaiteurs. Le prāsāda dans sa forme manifeste (sakala) a été décrit ; maintenant est exposé l’aspect sans forme (niṣkala).
Verse 20
औषधं विश्वरूपन्तु रुद्राख्यं सूर्यमण्डलम् चन्द्रार्धं नादसंयोगं विसंज्ञं कुटिलन्ततः
L’auṣadha, la substance médicinale, est de forme universelle (viśvarūpa) ; elle est dite «Rudra» et s’apparente à l’orbe solaire. Elle porte le demi-croissant, s’unit au nāda (son intérieur), devient au-delà de la cognition ordinaire, puis prend une forme kuṭila, enroulée comme un serpent.
Verse 21
निष्कलो भुक्तिमुक्तौ स्यात्पञ्चाङ्गो ऽयं सदाशिवः अंशुमान् विश्वरूपञ्च आवृतं शून्यरञ्जितम्
Dans son aspect sans parties (niṣkala), Il accorde à la fois la jouissance mondaine et la délivrance. Ce Sadāśiva se manifeste en cinq formes; Il est resplendissant, de figure cosmique, et, bien que voilé, paraît comme « teint » par le Vide, comme recouvert d’absence.
Verse 22
ब्रह्माङ्गरहितः शून्यस्तस्य मूर्तिरसस्तरुः विघ्ननाशाय भवति पूजितो बालबालिशैः
Privé des membres (ou attributs) de Brahman et, de ce fait, vide, sa forme n’est qu’un « arbre » illusoire. Pourtant, lorsqu’il est adoré par des êtres puérils et ignorants, il est tenu pour un moyen de détruire les obstacles.
Verse 23
अंशुमान् विश्वरूपाख्यमूहकस्योपरि स्थितम् कलाढ्यं सकलस्यैव पूजाङ्गादि च सर्वतः
Aṃśumān doit être placé au-dessus de la forme dite Mūhaka, connue sous le nom de Viśvarūpa. Il est pourvu de toutes les kalā (parts/arts divins), accompli en tout point, et muni de toutes parts des accessoires du culte et autres éléments rituels.
Verse 24
नरसिंहं कृतान्तस्थं तेजस्विप्राणमूर्धगम् मन्त्रमादरेदिति ञ चन्द्रार्धनादसंयुक्तमिति ख अंशुमानूहकाक्रान्तमधोर्धं स्वसलङ्घृतम्
«La syllabe Ña doit être révérée comme le mantra de Narasiṃha : demeurant dans la sphère de Kṛtānta (la Mort), resplendissante, elle s’élève avec le prāṇa (souffle vital) vers le sommet de la tête. La syllabe Kha est dite jointe au signe du demi-croissant et au nāda (vibration sonore subtile). Elle est emplie de rayons, recouverte par l’ūhaka (force porteuse/impulsive), et sa moitié inférieure est traversée par son propre trait».
Verse 25
चन्द्रार्धनादनादान्तं ब्रह्मविष्णुविभूशित उदधिं नरसिंहञ्च सूर्यमात्राविभेदितम्
Je contemple cette forme qui commence par le croissant de lune et n’a ni commencement ni fin; qui est ornée par Brahmā et Viṣṇu; vaste comme l’océan; et qui est Nṛsiṃha, distinguée par la mātrā (mesure de splendeur) du Soleil.
Verse 26
यदा कृतं तदा तस्य ब्रह्माण्यङ्गानि पूर्ववत् ओजाख्यमंशुमद्युक्तं प्रथमं वर्णमुद्धरेत्
Lorsque cela a été accompli, alors—en rétablissant comme auparavant ses membres de Brahmā (les parties du corps subtil ritualisées)—il faut extraire/énoncer la première syllabe (varṇa), appelée «Ojas», jointe au lumineux «Aṃśumat».
Verse 27
अशुमच्चांशुनाक्रान्तं द्वितीयं वर्णनायकम् अंशुमानीश्वरन्तद्वत् तृतीयं मुक्तिदायकम्
Le second (nom) est «Aśumat» et «Aṃśunākrānta», le chef de toutes les syllabes (lettres). De même, le troisième est «Aṃśumān Īśvara», qui accorde la délivrance.
Verse 28
ऊहकञ्चांशुनाक्रान्तं वरुणप्रानतैजसम् पञ्चमन्तु समाख्यातं कृतान्तन्तु ततः परम्
«Ūhaka» et «Aṃśunākrānta», ainsi que «Varuṇa» et «Prānata-Tejas», sont déclarés comme le cinquième (ensemble de noms) ; après cela vient (l’ensemble commençant par) «Kṛtānta».
Verse 29
अंशुमानुदकप्राणः सप्तमं वर्णमुद्धृतम् पद्ममिन्दुसमाक्रान्तं नन्दीशमेकपादधृक्
La septième lettre doit être prise (pour le nyāsa/la méditation) comme rayonnante, ayant l’eau pour âme et étant le souffle vital lui-même—(visualisée comme) un lotus envahi par la lune, et comme Nandīśa, celui qui porte l’unique pied (forme Ekāpāda).
Verse 30
प्रथमञ्चान्ततो योज्यं क्षपणं दशवीजकम् अस्यार्धं तृतीयञ्चैव पञ्चमं सप्तमं तथा
La première syllabe doit être placée à la fin ; puis il faut ajouter l’élément «kṣapaṇa», qui est une formule à dix semences (daśa-bīja). La moitié de cette (formule) doit être appliquée de même pour le troisième, le cinquième et le septième (cas).
Verse 31
सद्योजातन्तु नवमं द्वितीयाद्धृदयादिकम् दशार्णप्रणवं यत्तु फडन्तञ्चास्त्रमुद्धरेत्
Mais le neuvième (mantra) est Sadyojāta. À partir du second, on doit prendre le Mantra du Cœur et les autres (mantras auxiliaires). Et ce Praṇava de dix syllabes, se terminant par « phaṭ », doit être extrait/énoncé comme l’Astra-mantra (mantra de l’arme).
Verse 32
नमस्कारयुतान्यत्र ब्रह्माङ्गानि तु नान्यथा द्वितीयादष्टौ यावदष्टौ विद्येश्वरा मताः
Ici, les membres de Brahmā doivent être (mentalement) placés avec des salutations—uniquement de cette manière, et non autrement. Du second (groupe) jusqu’au huitième, ils sont tenus pour les Vidyeśvara, Seigneurs des Vidyā.
Verse 33
अनन्तेशश् च सूक्ष्मश् च तृतीयश् च शिवोक्तमः एकमूर्च्येकरूपस्तु त्रिमूर्तिरपरस् तथा
« Ananteśa » et « Sūkṣma » sont (deux) formes ; la troisième est le Shiva suprême, ainsi que l’enseigne la doctrine śaiva. L’un est d’une seule incarnation et d’une seule forme ; l’autre, de même, est le Trimūrti, qui assume trois formes.
Verse 34
श्रीकण्ठश् च शिखण्डी च अष्टौविद्येश्वराःस्मृताः शिखण्डिनो ऽप्यनन्तान्तं मन्त्रान्तं मूर्तिरीरिता
Śrīkaṇṭha et Śikhaṇḍī sont comptés parmi les huit Vidyeśvara. Pour Śikhaṇḍin aussi, il est enseigné que la forme (mūrti) prescrite a « Ananta » pour élément conclusif, et que son mantra se termine également par « Ananta ».
The chapter emphasizes mantra-uddhāra as a rule-based system: phoneme-series (a–kṣa; ka-series) mapped to deities and ritual roles, structured into pañcabrahma placements and completed through nyāsa aṅgas (hṛdaya, śiras, śikhā, netra, astra) with specified terminal utterances (namaḥ, svāhā, vauṣaṭ, hūṃ, phaṭ).
By presenting sakala (operative, rite-accomplishing) and niṣkala (liberation-linked) configurations of Sadāśiva within one mantra-system, it frames ritual efficacy (sarva-karman) as disciplined sādhana that can yield both worldly attainments and liberation when aligned with correct nyāsa, visualization, and theological orientation.
Key forms include Sadāśiva and the pañcabrahma faces, Viśvarūpa as a prescribed all-formed configuration, Narasiṃha associated with the syllable kṣa, and weaponized forms such as the Mahāpāśupata-astra and Śaśī-astra.