Adhyaya 310
Mantra-shastraAdhyaya 31036 Verses

Adhyaya 310

Tvaritā-mūla-mantra and Related Details (Dīkṣā, Maṇḍala, Nyāsa, Japa, Homa, Siddhi, Mokṣa)

Le Seigneur Agni expose une séquence rituelle tantrique centrée sur Tvaritā : préparation par le nyāsa dans un diagramme de lotus du Siṃha–Vajra-kula, puis construction minutieuse du maṇḍala (division en neuf parties, cases directionnelles admises/rejetées, ensembles de lignes externes, courbure vajra et lotus central lumineux). Le rite se poursuit par l’installation et le culte : les bīja sont placés dans le sens horaire, les vidyā-aṅga sont répartis sur les pétales et au centre, des dispositifs protecteurs diśāstra sont ordonnés, et le Lokapāla-nyāsa est effectué sur le garbha-maṇḍala extérieur. Le chapitre codifie aussi les nombres opératoires—totaux de japa, proportions d’aṅga et séquences de homa—aboutissant à la pūrṇāhuti comme sceau d’initiation par lequel le disciple devient dīkṣita. Aux promesses de bhukti (victoire, souveraineté, trésor, siddhi) s’ajoute une voie de mokṣa : homa sans lien karmique, établissement dans l’état de Sadāśiva, et métaphore de la dissolution « l’eau dans l’eau » pour une libération sans retour. La conclusion mentionne abhiṣeka, kumārī-pūjā, dakṣiṇā et des rites nocturnes/liminaires (seuil, arbre solitaire, lieu de crémation) utilisant le dūtī-mantra pour des accomplissements universels.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे त्वरितामन्त्रादिर्नाम नवाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथ दशाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः त्वरितामूलमन्त्रादिः अग्निर् उवाच दीक्षादि वक्ष्ये विन्यस्य सिंहवज्राकुले ऽब्जके हे हुति वज्रदन्त पुरु लुलु गर्ज इह सिंहासनाय नमः तिर्यगूर्ध्वगता रेखाश् चत्वारश् चत्वारश् चतुरो भवेत्

Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa, s’achève le trois-cent-dixième chapitre, intitulé « Les mantras et les détails connexes de Tvaritā ». Commence maintenant le trois-cent-onzième chapitre, « Le mantra-racine et les détails connexes de Tvaritā ». Agni dit : « J’exposerai la dīkṣā (initiation) et le reste. Après avoir accompli le nyāsa dans le diagramme de lotus appartenant au kula “Siṃha–Vajra”, (on doit réciter) : “he, huti, vajradanta, puru, lulu, garja; iha—hommage au trône du lion (siṃhāsana).” Les lignes doivent être tracées au nombre de quatre : quatre à l’horizontale et quatre vers le haut ; ainsi se forment quatre divisions. »

Verse 2

नवभागविभागेन कोष्ठकान् कारयेद्बुधः ग्राह्या दिशागताः कोष्ठा विदिशासु विनाशयेत्

Le sage ordonnateur doit établir les compartiments (koṣṭha) en divisant le terrain en neuf parts. Les compartiments orientés selon les directions cardinales sont à retenir, tandis que ceux des directions intermédiaires doivent être écartés.

Verse 3

वाह्ये वै कोष्ठकोणेषु वाह्यरेखाष्टकं स्मृतम् वाह्यकोष्ठस्य वाह्ये तु मध्ये यावत् समानयेत्

Dans l’anneau extérieur du diagramme, aux angles des cases, est prescrit un « ensemble extérieur de huit lignes ». Depuis l’extérieur de la case la plus externe, on doit tracer ces lignes et les mener vers l’intérieur jusqu’au milieu (la mesure centrale).

Verse 4

वज्रस्य मध्यमं शृङ्गं वाह्यरेखा द्विधार्धतः वाह्यरेखा भवेद्वक्रा द्विभङ्गा कारयेद्बुधः

Dans le vajra, la pointe centrale doit être formée au moyen d’une ligne extérieure divisée en deux moitiés. Cette ligne extérieure doit être courbe ; l’artisan habile la façonnera avec une double inflexion.

Verse 5

मध्यकोष्ठं भवेत्पद्मं पीतकर्णिकमुज्ज्वलम् कृष्णेन रजसा लिख्य कुलिशासिशितोर्धता

Dans le compartiment central doit se trouver un lotus, rayonnant d’un péricarpe jaune. Il doit être tracé avec une poudre noire, avec des lignes aiguës et en relief, telles le tranchant d’un vajra ou d’une épée.

Verse 6

वाह्यतश् चतुरस्रन्तु वज्रसम्पुटलाञ्छितम् द्वारे प्रदापयेन्मन्त्री चतुरो वज्रसम्पुटान्

À l’extérieur, qu’on le fasse de forme carrée et qu’on le marque de l’emblème du Vajra-sampuṭa. À la porte, l’officiant connaisseur des mantras doit placer (installer) quatre Vajra-sampuṭas.

Verse 7

पद्मनाम भवेद्वामवीथी चैव समा भवेत् गर्भं रक्तं केशराणि मण्डले दीक्षिताः स्त्रियः

Il doit être désigné comme le « Lotus » ; et la voie tournée vers la gauche (vāmavīthī) doit être rendue régulière et symétrique. Le noyau central (garbha) doit être rouge ; les filaments safranés (keśara) doivent apparaître dans le maṇḍala ; et les femmes participantes doivent être dûment initiées (dīkṣitāḥ).

Verse 8

जयेच्च परराष्ट्राणि क्षिप्रं राज्यमवाप्नुयात् मूर्तिं प्रणवसन्दीप्तां हूंकारेण नियोजयेत्

Ainsi, il vaincrait des royaumes étrangers et obtiendrait promptement la souveraineté. Il doit consacrer et investir rituellement la forme divine (mūrti), embrasée par le Praṇava (Oṁ), au moyen de la syllabe-mantra Hūṁ.

Verse 9

मूलविद्यां समुच्चार्य मरुद्व्योमगतां द्विज प्रथमेन पुनश् चैव कर्णिकायां प्रपूजयेत्

Ô dvija (deux-fois-né), après avoir énoncé distinctement la mantra-racine (mūla-vidyā), il faut de nouveau adorer—selon la première méthode/récitation—cette puissance demeurant dans le vent et le ciel, au péricarpe du lotus (karṇikā).

Verse 10

एवं प्रदक्षिणं पूज्य एकैकं वीजमादितः दलमध्ये तु विद्याङ्गा आग्नेय्यां पञ्च नैरृतम्

Ainsi, en adorant selon une progression dans le sens horaire (pradakṣiṇa), on doit placer ou réciter chaque syllabe-graine (bīja) l’une après l’autre, en commençant par la première. Au milieu du pétale se trouvent les membres de la Vidyā (vidyāṅga). Au sud-est (āgneyī) on en place cinq ; et au sud-ouest (nairṛti) on dispose l’attribution nairṛta comme il convient.

Verse 11

मध्ये नेत्रं दिशास्त्रञ्च गुह्यकाङ्गे तु रक्षणम् हुतयः केशरस्थास्तु वामदक्षिणपार्श्वतः

Au centre, on place l’Œil (netra) ; et l’arme des directions (diśāstra) est disposée pour garder les quartiers. La protection est établie sur le membre secret (guhya-kāṅga). Les oblations (hutayaḥ) doivent être placées sur les filaments (keśara), à gauche et à droite.

Verse 12

पञ्च पञ्च प्रपूज्यास्तु स्वैः स्वैर् मन्त्रैः प्रपूजयेत् लोकपालान्न्यसेदष्टौ वाह्यतो गर्भमण्डले

Que les divinités prescrites soient dûment honorées par groupes de cinq ; que chacune soit adorée avec son mantra propre. Ensuite, par le nyāsa, qu’on installe les huit Lokapāla sur le pourtour extérieur du Garbha-maṇḍala.

Verse 13

वर्णान्तमग्निमारूटं षष्ठस्वरविभेदितं पञ्चदशेन चाक्रान्तं स्वैः स्वैर् नामभि योजयेत्

Qu’on dispose les syllabes : en plaçant Agni à la fin des varṇa, en les distinguant par la sixième voyelle, puis en les recouvrant encore par la quinzième ; et qu’on les assigne selon leurs noms respectifs.

Verse 14

शीघ्रं सिंहे कर्णिकायां यजेद् गन्धादिभिः श्रिये आग्नेयावन्नैरृतमिति ञ ज्येष्ठस्वरविभूषितमिति ख , छ च नामभिर्योजयेदित्ययं पाठः समीचीनो भवितुमर्हति नीलेति ञ श्रियमिति ञ अष्टाभिर् वेष्टयेत् कुम्मैर् मन्त्राष्टशतमन्त्रितैः

Promptement, qu’on accomplisse le culte de Śrī (Lakṣmī) dans la karṇikā (péricarp central) placée sur le siège du lion (siṃha), en offrant parfums et autres substances. Qu’on relie selon les noms, depuis la direction Agneya (sud-est) jusqu’à Nairṛta (sud-ouest), conformément à la leçon indiquée ; et que le mantra soit récité avec l’accent ‘jyeṣṭha’ approprié. Ensuite, qu’on entoure d’huit kumbha (vases rituels), chacun consacré par cent répétitions du mantra.

Verse 15

मन्त्रमष्टसहस्रन्तु जप्त्वाङ्गानां दशांशकम् तोमं कुर्यादग्निकुण्डे वह्निमन्त्रेण चालयेत्

Après avoir récité le mantra huit mille fois, qu’on accomplisse un homa dans le foyer (agni-kuṇḍa) pour les aṅga-mantra à raison d’un dixième (de ce total). Et que l’on allume/active le feu au moyen du mantra d’Agni (Vahni).

Verse 16

निक्षिपेद् हृदयेनाग्निं शक्तिं मध्ये ऽग्निगां स्मरेत् गर्भाधानं पुंसवनं जातकर्म च होमयेत्

Avec le hṛdaya (le cœur comme siège de l’intention), qu’on dépose le feu sacré ; au centre, qu’on contemple la Śakti qui se meut au sein d’Agni. Puis qu’on accomplisse les homa pour les rites de garbhādhāna (conception), de puṃsavana (obtention d’un fils) et de jātakarma (rite de naissance) également.

Verse 17

हृदयेन शतं ह्य् एकं गुह्येकं गुह्याङ्गे जनयेच्छिखिम् पूर्णाहुत्या तु विद्यायाः शिवाग्निर्ज्वलितो भवेत्

Avec le mantra Hṛdaya, on doit accomplir cent (récitations/oblations) ; avec le mantra Guhya, une (de plus) ; et avec le mantra Guhyāṅga, on doit faire naître la flamme. Ensuite, par l’oblation totale propre à cette Vidyā, le feu auspicious de Śiva devient pleinement embrasé.

Verse 18

होमयेम्मूलमन्त्रेण शतञ्चाङ्गं दशांशतः निवेदयेत्ततो देव्यास्ततः शिष्यं प्रवेशयेत्

On doit accomplir le homa avec le mantra racine (mūla-mantra) en offrant cent oblations ; puis les mantras-aṅga à raison d’un dixième (soit dix chacun). Ensuite, qu’on présente l’offrande à la Déesse ; puis qu’on fasse entrer le disciple (admission/initiation).

Verse 19

अस्त्रेण ताडनं कृत्वा गुह्याङ्गानि ततो न्यसेत् विद्याङ्गैश् चैव सन्नद्धं विद्याङ्गेषु नियोजयेत्

Après avoir accompli le frappement rituel (tāḍana) avec l’Astra-mantra, on doit ensuite poser le nyāsa sur les parties secrètes du corps. Et, s’étant ainsi muni/protégé (sannaddha) par les membres de la Vidyā (vidyā-aṅga), on doit appliquer cette protection sur les membres mêmes de la Vidyā.

Verse 20

पुष्पं क्षिपाययेच्छिष्यमानयेदग्निकुण्डकम् यवैर् द्वान्यैस्तिलैर् आज्यैर् मूलविद्याशतं हुनेत्

Qu’on fasse jeter des fleurs, et que le disciple apporte le foyer rituel (agni-kuṇḍa). Ensuite, avec de l’orge, des grains, du sésame et du ghee, qu’on offre cent oblations en récitant la mūla-vidyā cent fois.

Verse 21

स्थावरत्वं पुरा होमं सरीसृपमतः परं पक्षिमृगपशुत्वञ्च मानुषं ब्राह्ममेव च

D’abord vient l’état de l’immobile (sthāvara, comme la plante ou l’être fixé) ; ensuite l’état des rampants (sarisṛpa). Puis viennent les conditions d’être oiseau, bête sauvage ou bétail ; ensuite (la naissance) humaine ; et enfin le statut de Brahmā, la condition la plus haute.

Verse 22

विष्णुत्वञ्चैव रुद्रत्वमन्ते पूर्णाहुतिर्भवेत् एकया चैव ह्य् आह्त्या शिष्यः स्याद्दीक्षितो भवेत्

À la fin, on doit accomplir l’oblation finale complète (pūrṇāhuti), en invoquant à la fois l’état de Viṣṇu (viṣṇutva) et l’état de Rudra (rudratva). Et, en vérité, par une seule oblation, le disciple devient initié (dīkṣita).

Verse 23

अधिकारो भवेदेवं शृणु मोक्षमतः परम् सुमेरुस्थो यदा मन्त्री सदाशिवपदे स्थितः

Ainsi naît l’aptitude (adhikāra) à cette discipline ; écoute maintenant l’enseignement suprême de la délivrance : lorsque le pratiquant du mantra, demeurant sur le mont Sumeru, est établi dans l’état de Sadāśiva.

Verse 24

परे च होमयेत् स्वस्थो ऽकर्मकर्मशतान् दश पूर्णाहुत्या तु तद्योगी धर्माधर्मैर् न लिप्यते

Ensuite, calme et en bonne santé, il doit aussi accomplir le homa : dix fois cent (c’est-à-dire mille) offrandes, en tant qu’acte exempt de karma liant ; et par cette pūrṇāhuti, ce yogin n’est souillé ni par le mérite ni par le démérite (dharma ou adharma).

Verse 25

मोक्षं याति परंस्थानं यद्गत्वा न निवर्तते यथा जले जलं क्षिप्तं जलं देही शिरस् तथा

Il atteint la délivrance — l’état suprême — et, l’ayant atteint, il ne revient plus. De même que l’eau versée dans l’eau devient eau sans distinction, de même l’être incarné, en se résorbant, devient Cela (la Réalité suprême).

Verse 26

कुम्भैः कुर्याच्चाभिषेकं जयराज्यादिसर्वभाक् कुमारी ब्राह्मणी पूज्या गुर्वादेर्दक्षिणां ददेत्

Il doit accomplir l’aspersion consacratoire (abhiṣeka) au moyen de jarres rituelles d’eau (kumbhas), devenant ainsi participant de tous les fruits, tels que la victoire et la souveraineté. Une jeune fille brahmane vierge doit être honorée (vénérée), et une dakṣiṇā convenable doit être donnée au guru et aux autres (officiants/anciens).

Verse 27

यजेत् सहस्रमेकन्तु पूजां कृत्वा दिने दिने तिलाज्यपुरहोमेन देवी श्रीः कामदा भवेत्

On doit accomplir le rite mille fois au complet ; après avoir rendu le culte jour après jour, par une offrande au feu (homa) faite de sésame, de ghee et de pura (gâteau sucré), la Déesse Śrī devient celle qui accorde les buts désirés.

Verse 28

ददाति विपुलान् भोगान् यदन्यच्च समीहते जप्त्वा ह्य् अक्षरलक्षन्तु निधानाधिपतिर्भवेत्

Cela accorde d’abondantes jouissances et tout autre objet de désir. En vérité, après avoir récité (japa) un lakh de syllabes (100 000), on devient le seigneur du trésor, c’est-à-dire maître de la richesse.

Verse 29

द्विगुणेन भवेद्राज्यं त्रिगुणेन च यक्षिणी चतुर्गुणेन ब्रह्मत्वं ततो विष्णुपदं भवेत्

Avec un mérite doublé, on obtient la souveraineté (dominion royal) ; avec un mérite triplé, on atteint l’état de Yakṣiṇī ; avec un mérite quadruplé, on parvient à la condition de Brahmā ; et au-delà, on atteint Viṣṇupada, la demeure suprême de Viṣṇu.

Verse 30

षड्गुणेन महासिद्धिर् लक्षेणैकेन पापहा दश जप्त्वा देहशुद्ध्यै तीर्थस्नानफलं शतात्

Avec une répétition sextuple, il y a grande réalisation (mahāsiddhi) ; avec un seul lakh (100 000 répétitions), cela devient destructeur des péchés. En la récitant dix fois pour la purification du corps, on obtient le mérite de cent bains en lieux de pèlerinage sacrés (tīrtha).

Verse 31

पटे वा प्रतिमायां वा शीघ्रां वै स्थण्डिले यजेत् शतं सहस्रमयुतं जपे होमे प्रकीर्तितम्

On doit accomplir promptement le culte, soit devant un paṭa (icône peinte), soit devant une pratimā (image), ou bien sur un sthaṇḍila (aire rituelle préparée). Pour le japa et le homa, les nombres prescrits sont déclarés : cent, mille et dix mille.

Verse 32

एवं विधानतो जप्त्वा लक्षमेकन्तु होमयेत् महिषाजमेषमांसेन नरजेन पुरेण वा

Ainsi, après avoir accompli le japa selon la règle prescrite, on doit offrir un homa d’un lakh (cent mille) oblations : avec la chair de buffle, de chèvre ou de bélier ; ou, à défaut, avec une matière de substitution dite naraja (née de l’homme), ou encore avec du ghee (beurre clarifié).

Verse 33

तिलैर् यवैस् तथा लाजैर् व्रीहिगोधूमकाम्रकैः श्रीफलैर् आज्यसंयुक्तैर् होमयित्वा व्रतञ्चरेत्

Après avoir versé dans le feu des oblations de sésame, d’orge (yava), de grains grillés (lāja), de riz, de blé et de mangue, avec le śrīphala (noix de coco), le tout mêlé de ghee, on doit ensuite observer le vrata, la discipline du vœu religieux.

Verse 34

अर्धरात्रेषु सन्नद्धः खड्गचापशरादिमान् एकवासा विचित्रेण रक्तपीतासितेन वा

À minuit, dûment équipé—portant épée, arc, flèches et autres—on doit revêtir un seul vêtement, soit bigarré, soit rouge, jaune ou noir.

Verse 35

नीलेन वाथ वस्त्रेण देवीं तैर् एव चार्चयेत् व्रजेद्दक्षिणदिग्भागं द्वारे दद्याद्बलिं बुधः

Avec un tissu bleu (ou des vêtements bleus), on doit vénérer la Déesse au moyen de ces mêmes offrandes. Ensuite, le pratiquant avisé se rendra vers le quartier du sud et, au seuil de la porte, présentera un bali, l’offrande rituelle.

Verse 36

तिलाज्यप्लवहोमेनेति ख , छ च प्लवेनेति ख , छ च दूतीमन्त्रेण द्वारादौ एकवृक्षे श्मशानके एवञ्च सर्वकामाप्तिर्भुङ्क्ते सर्वां महीं नृपः

Certaines recensions portent : «par un homa au moyen d’une offrande flottante (plava) de sésame et de ghee» ; d’autres lisent simplement : «par une (offrande) flottante». En recourant au Dūtī-mantra dans des rites accomplis au seuil d’une porte et en des lieux analogues, auprès d’un arbre isolé et dans un śmaśāna (terrain de crémation), on obtient l’accomplissement de tous les désirs ; le roi en vient à jouir, c’est-à-dire à assurer la souveraineté, sur la terre entière.

Frequently Asked Questions

The chapter emphasizes maṇḍala engineering and placement logic: nine-part division into koṣṭhas, acceptance of primary-direction cells, removal of intermediate-direction cells, specification of outer line sets and vajra-like double-bend curvature, and a central lotus with defined color/powder conventions and protective installations (Vajra-sampuṭas, diśāstra, Lokapālas).

It links ritual precision (nyāsa, homa, pūrṇāhuti) to inner transformation: initiation is sealed through a culminating oblation, karmically non-binding action is prescribed for the yogin, and liberation is described as establishment in Sadāśiva-state—non-returning dissolution like water merging into water.

The text associates the rite with conquest and sovereignty, wealth/treasure-lordship through large-scale japa, graded attainments via repetition multipliers (royalty, yakṣiṇī-status, brahmahood, viṣṇu-abode), sin-destruction at one lakh, and great siddhi at higher multiplication, alongside mokṣa as the ultimate end.