Adhyaya 309
Mantra-shastraAdhyaya 30941 Verses

Adhyaya 309

Tvaritā-pūjā (The Worship of Tvaritā) — Transition Verse and Context

Cette clôture et transition établit le cadre tantrique : Agni, s’adressant à Vasiṣṭha, passe des matières précédentes à l’upāsanā de la Devī Tvaritā. L’accent porte sur l’exactitude rituelle comme science révélée : le culte n’est pas seulement dévotion, mais une pratique architectonique et opératoire, requérant un lieu préparé (pura/espace fortifié) et une représentation tracée selon le rite (rajo-likhita). Fidèle à la pédagogie encyclopédique de l’Agni Purāṇa, Agni indique que la vidyā à venir procure à la fois Bhukti (efficacité pour les buts mondains) et Mukti (orientation libératrice), légitimant le rituel technique comme savoir dharmique. Le chapitre sert de seuil : il nomme la pratique, en cadre le fruit, et introduit le mode Vajrākulā de la Devī comme identité iconographique et mantra-rituelle directrice pour l’enseignement suivant.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे त्वरितापूजा नामाष्टाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथ नवाधिकत्रिशततमो ऽध्यायः त्वरितामन्त्रादिः अग्निर् उवाच अपरां त्वरिताविद्यां वक्ष्ये ऽहं भुक्तिमुक्तिदां पुरे वज्राकुले देवीं रजोभिर्लिखिते यजेत्

Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre 309, intitulé « Le culte de Tvaritā ». Commence maintenant le chapitre 310 : « Tvaritā — mantras et rites connexes ». Agni dit : « Je vais exposer l’enseignement plus secret, la Tvaritā-vidyā, dispensatrice à la fois de bhukti (jouissance mondaine) et de mukti (libération). Dans une cité ou un lieu fortifié, on doit adorer la Déesse sous la forme Vajrākulā, en l’établissant comme une figure tracée avec de la poussière/poudre (rajas). »

Verse 2

पद्मगर्भे दिग्विदिक्षु चाष्टौ वज्राणि वीथिकां द्वारशोभोपशोभाञ्च लिखेच्छ्रीघ्रं स्मरेन्नरः

Dans le cœur du lotus (padma-garbha), et dans les huit directions ainsi que les directions intermédiaires, on doit tracer des symboles de vajra ; de même, on dessinera le chemin de circumambulation (vīthikā) et les ornements de la porte principale et des portes secondaires. Après les avoir tracés, l’officiant doit promptement se souvenir (invoquer/méditer) la présence protectrice de la Divinité.

Verse 3

अष्टादशभुजां सिंहे वामजङ्घा प्रतिष्ठिता दक्षिणा द्विगुणा तस्याः पादपीठे समर्पिता

La Déesse aux dix-huit bras est établie sur un lion : sa jambe gauche y est posée fermement, tandis que la droite—plus fléchie—repose sur le marchepied (pādapīṭha).

Verse 4

नागभूषां वज्रकुण्डे खड्गं चक्रं गदां करमात् शूलं शरं तथा शक्तिं वरदं दक्षिणैः करैः

Parée de serpents et portant des boucles d’oreilles en forme de vajra, la divinité doit tenir dans les mains droites, selon l’ordre prescrit : une épée, un disque (cakra), une massue ; puis un trident, une flèche, une lance (śakti) et le geste d’octroi des bienfaits (varada).

Verse 5

धनुः पाशं शरं घण्टां तर्जनींशङ्खमङ्कुशम् अभयञ्च तथा वर्जं वामपार्श्वे धृतायुधम्

Sur le côté gauche, la divinité doit être figurée tenant les armes/attributs : un arc, un lacet (pāśa), une flèche, une cloche, la tarjanī (geste d’avertissement/indication), une conque (śaṅkha), un aiguillon (aṅkuśa), le geste d’abhaya (dissipant la crainte) et aussi un vajra.

Verse 6

पूजनाच्छत्रुनाशः स्याद्राष्ट्रं जयति लीलया दीर्घायूराष्ट्रभूतिः स्याद्दिव्यादिसिद्धिभाक्

Par un culte accompli selon la règle, on obtient la destruction des ennemis ; on conquiert le royaume avec aisance. On acquiert longue vie et prospérité du pays, et l’on devient détenteur de siddhis divins et d’autres accomplissements.

Verse 7

वज्रार्गले इति ञ तलेतिसप्तपातालाः कालाग्निभुवनान्तकाः ॐ कारादिस्वरारभ्य यावद्ब्रह्माण्डवाचकम्

« Vajrārgale » est l’appellation occulte de la syllabe ña ; « Tala » désigne les sept mondes souterrains (Pātāla), également nommés Kālāgni et Bhuvanāntaka. Des voyelles commençant par Oṃ jusqu’à l’expression signifiant l’« œuf cosmique » (brahmāṇḍa), la série des phonèmes sacrés doit être comprise/récitée.

Verse 8

ॐ काराद्भ्रामयेत्तोयन्तोतला त्वरिता ततः प्रस्तावं सम्प्रवक्ष्यामि स्वरवर्गं लिखेद्भुवि

En commençant par la syllabe Oṁ, on doit faire tournoyer (ou remuer) l’eau; puis préparer promptement la ligne rampante (latā). Ensuite j’exposerai pleinement le prastāva (prélude introductif/guide d’intonation); et l’on doit tracer sur le sol la série des voyelles (svaravarga).

Verse 9

तालुर्वर्गः कवर्गः स्यात्तृतीयो जिह्वतालुकः चतुर्थस्तालुजिह्वाग्रो जिह्वादन्तस्तु पञ्चमः

Le groupe palatal est le ka-varga; le troisième se forme par la langue et le palais. Le quatrième se forme par le palais et la pointe de la langue; mais le cinquième se forme par la langue et les dents.

Verse 10

षष्ठो ऽष्टपुटसम्पन्नो मिश्रवर्गस्तु सप्तमः ऊष्माणः स्याच्छ्वर्गस्तु उद्धरेच्च मनुं ततः

La sixième classe est pourvue de huit « groupes » (puṭa) ; la septième est la classe mixte. Les sifflantes sont les ūṣmāṇas ; puis l’on doit aussi extraire (identifier) le « manu », c’est-à-dire les semi-voyelles, à partir de cet agencement.

Verse 11

षष्ठस्वरसमारूढं ऊष्मणान्तं सविन्दुकम् तालुवर्गद्वितीयन्तु स्वरैकादशयोजितम्

Il doit être posé sur la sixième voyelle, se terminer par un ūṣman (sifflante) et être muni du point nasal (bindu). En outre, il doit s’achever sur la deuxième lettre du groupe palatal et être conjoint à la onzième voyelle.

Verse 12

जिह्वातालुसमायोगः प्रथमं केवलं भवेत् तदेव च द्वितीयन्तु अधस्ताद्विनियोजयेत्

La première pratique consiste à ne faire que la conjonction de la langue avec le palais. La seconde, en revanche, applique cette même conjonction en l’orientant vers le bas (c’est-à-dire en plaçant ou pressant la langue dans la région inférieure).

Verse 13

एकादशस्वरैर् युक्तं प्रथमं तालुवर्गतः ऊष्माणस्य द्वितीयन्तु अधस्ताद् दृश्य योजयेत्

La première rangée doit être disposée conjointement avec les onze voyelles, en commençant par la série palatale ; et la seconde rangée, relevant du groupe des ūṣmāṇa (sifflantes/aspirées), doit être ordonnée au-dessous, comme on le voit dans l’agencement reçu.

Verse 14

षोडशस्वरसंयुक्तमूष्माणस्य द्वितीयकम् जिह्वादन्तसमायोगे प्रथमं योजयेदधः

La seconde lettre du groupe ūṣmāṇa, lorsqu’elle est jointe aux seize voyelles, doit être appliquée (prononcée) par le contact langue–dents ; quant à la première, elle doit être placée au-dessous.

Verse 15

मिश्रवर्गाद् द्वितीयन्तु अधस्तात् पुनरेव तु चतुर्थस्वरसम्भिन्नं तालुवर्गादिसंयुतम्

Au-dessous de la classe mixte (miśra-varga), la seconde disposition est de nouveau énoncée : elle se combine avec la classe palatale et les autres, et se distingue par la quatrième voyelle (degré/ton).

Verse 16

ऊष्मणश् च द्वितीयन्तु अधस्ताद्विनियोजयेत् स्वरैकादशभिन्नन्तु ऊष्मणान्तं सविन्दुकम्

Et la seconde lettre de la série ūṣman doit être placée au-dessous ; et ce qui est distingué par les onze voyelles doit être mis à la fin du groupe ūṣman, avec le point (anusvāra).

Verse 17

पञ्चस्वरसमारूढं ओष्ठसम्पुटयोगतः द्वितीयमक्षरञ्चान्यज्जिह्वाग्रे तालुयोगतः

S’appuyant sur les cinq sons vocaliques, il se produit par la fermeture obtenue en joignant les lèvres ; et la seconde lettre, au contraire, se produit lorsque la pointe de la langue touche le palais.

Verse 18

ऊष्माणस्येत्ययं पाठो न साधुः प्रथमं पञ्चमे योज्यं स्वरार्धेनोद्धृता इमे ओंकाराद्या नमोन्ताश् च जपेत् स्वाहाग्निकार्यके

La leçon «ūṣmāṇasya …» n’est pas correcte. Le premier élément doit être joint au cinquième. Ces syllabes/mantras, extraits par la moitié de la portion vocalique (svarārdha), commençant par Oṃ et s’achevant par «namaḥ», doivent être récités dans l’acte rituel du feu (agnikārya) avec l’énonciation «svāhā».

Verse 19

ॐ ह्रीं ह्रूं ह्रः हृदयं हां हृश्चेति शिरः ह्रीं ज्वल ज्जलशिखा स्यात् कवचं हनुद्वयम् ह्रीं श्रीं क्षून्नेत्रत्रयाय विद्यानेत्रं प्रकीर्तितम् क्षौं हः खौं हूं फडस्त्राय गुह्याङ्गानि पुरा न्यसेत् त्वरिताङ्गानि वक्ष्यामि विद्याङ्गानि शृणुष्व मे आदिद्विहृदयं प्रोक्तं त्रिचतुःशिर इष्यते

«Oṃ; hrīṃ, hrūṃ, hraḥ» : à placer comme Nyāsa du Cœur (hṛdaya-nyāsa). «Hāṃ, hṛś» : déclarés comme la Tête (śiras). «Hrīṃ, jvala, jvalā-śikhā» : que ce soit le Kavaca (armure protectrice), installé sur les deux mâchoires. «Hrīṃ, śrīṃ, kṣūṃ» : pour le Triculaire (aux trois yeux), proclamé comme l’« Œil de la Vidyā » (vidyā-netra). «Kṣauṃ, haḥ, khauṃ, hūṃ, phaḍ» : comme mantra-arme (astra) ; auparavant, on doit installer le Nyāsa des membres secrets (guhyāṅga). Je vais exposer les membres de Tvaritā ; écoute de moi les membres de la Vidyā : le « double-cœur primordial » est enseigné, et la tête est tenue pour triple ou quadruple.

Verse 20

पञ्चषष्ठः शिखा प्रोक्ता कवचं सप्तमाष्टमम् तारकन्तु भवेन्नेत्रं नवार्धाक्षरलक्षणं

Le soixante-cinquième mantra est déclaré être le mantra de Śikhā (la mèche/couronne). Le septième et le huitième constituent le Kavaca (armure protectrice). Mais le Tāraka est le mantra de Netra (l’Œil), caractérisé comme composé de neuf unités et demie de syllabes.

Verse 21

तोतलेति समाख्याता वज्रतुण्डे ततो भवेत् ख ख हूं दशवीजा स्याद्वज्रतुण्डेन्द्रद्रूतिका

On l’appelle «Totalā» ; ensuite, elle devient le mantra de Vajratuṇḍa. La formule «kha kha hūṃ» est un bīja-mantra décuple ; c’est l’invocation prompte (drūtikā) de Vajratuṇḍendra.

Verse 22

खेचरि ज्वालिनीज्वाले खखेति ज्वालिनीदश वर्चे शरविभीषणि खखेति च शवर्यपि

«Khecarī», «Jvālinī-jvālā» (Flamme flamboyante), «Khakheti», «Jvālinī-daśā» (la Jvālinī décuple), «Varcā» (Radiance), «Śara-vibhīṣaṇī» (celle qui terrifie par les flèches), «Khakheti», et aussi «Śavarī» : tels sont les noms à invoquer pour l’usage protecteur des mantras.

Verse 23

छे छेदनि करालिनि खखेति च कराल्यपि वक्षःश्रवद्रवप्लवनी ख ख दूतीप्लवं ख्यपि

« Che ! » Ô Trancheuses (chedanī), ô Terrible (karālinī), ô Khakhetī—et de même, ô Déesse Terrible (karālī) ! Ô toi qui fais que le liquide s’écoulant de la poitrine se soulève et déborde (vakṣaḥ-śravad-drava-plavanī) ! « kha kha ! »—et aussi, qu’advienne le « flot/écrasement » de l’esprit-messagère (dūtī-plavam), et « khy » également.

Verse 24

स्त्रीबालकारे धुननि शास्त्री वसनवेगिका क्षे पक्षे कपिले हस हस कपिला नाम दूतिका

Dans la sphère des femmes et des enfants, la dūtī est « Dhunani » ; parmi les femmes savantes, « Śāstrī » ; pour celle qui hâte (ou impulse) les vêtements, « Vasanavegikā » ; dans la division de la syllabe kṣa et dans la division du pakṣa (quinzaine/aile), « Kapilā » ; et avec l’énoncé « hasa hasa », la dūtī est nommée « Kapilā ».

Verse 25

ह्रूं तेजोवति रौद्री च मातङ्गरौद्रिदूतिका पुटे पुटे ख ख खड्गे फट् ब्रह्मकदूतिका

« Hrūṃ ! » Ô Tejovatī, ô Raudrī, et ô dūtikā de Mātaṅga-Raudrī—pli sur pli (en enceinte protectrice) ! « kha kha »—sur l’épée : « phaṭ ! »—ô Brahmakā-Dūtikā.

Verse 26

वैतालिनि दशार्णाः स्युस्त्यजान्यहिपलालवत् हृदादिकन्यासादौ स्यान् मध्ये नेत्रे न्यसेत्सुधीः

Dans l’agencement Vaitālinī, on dit qu’il y a dix syllabes ; elles doivent être rejetées comme une jument, un serpent et de la paille. Au début du nyāsa commençant par le cœur (hṛdaya-nyāsa et le reste), le pratiquant avisé doit les placer au milieu—sur les yeux.

Verse 27

पादादरभ्य मूर्दान्तं शिर आरभ्य पादयोः वक्षःश्रवद्रवप्लवनीथथेति ख , छ च अङ्घ्रिजानूरुगुह्ये च नाभिहृत्कण्ठदेशतः

En commençant des pieds jusqu’au sommet de la tête—et de même de la tête jusqu’aux pieds—on doit dénombrer les régions du corps. Les zones indiquées comprennent la poitrine et la région de l’oreille (avec les canaux d’écoulement attenants), ainsi que les points « drava », « plavanī », « ītha » et « the » ; et encore les régions du pied, du genou, de la cuisse et de l’aine, et les emplacements au nombril, au cœur et à la gorge.

Verse 28

वज्रमण्डलबूर्धे च अघोर्धे चादिवीजतः सोमरूपं ततो गावं धारामृतसुवर्षिणम्

Au-dessus, dans le Vajra-maṇḍala, et au-dessous, dans la région d’Aghora—à partir de la bīja-mantra primordiale—qu’on visualise ensuite la Vache sous la forme de Soma, faisant pleuvoir des flots d’amṛta (nectar) en une averse splendide.

Verse 29

विशन्तं ब्रह्मरन्ध्रेण साधकस्तु विचिन्तयेत् मूर्धास्यकण्ठहृन्नाभौ गुह्योरुजानुपादयोः

Le pratiquant doit contempler (le courant vital) entrant par le brahmarandhra, puis (se mouvant) à travers la tête, la bouche, la gorge, le cœur, le nombril, la région génitale, les cuisses, les genoux et les pieds.

Verse 30

आदिवीजं न्यसेन्मन्त्री तर्जन्यादि पुनः पुनः ऊर्धं सोममधः पद्मं शरीरं वीजविग्रहं

Le pratiquant des mantras doit accomplir à maintes reprises le nyāsa de la bīja primordiale, en commençant par l’index puis les autres doigts. Qu’il visualise la Lune au-dessus, le lotus au-dessous, et le corps lui-même comme la forme incarnée de la bīja (mantra-graine).

Verse 31

यो जानाति न मृत्युः स्यात्तस्य न व्याधयो ज्वरा यजेज्जपेत्तां विन्यस्य ध्यायेद्देवीं शताष्टकम्

Celui qui connaît (et accomplit correctement) cela n’aura pas la mort; pour lui il n’y aura ni maladies ni fièvres. Qu’il accomplisse le culte et la récitation en japa; l’ayant établi par le nyāsa, qu’il médite sur la Déesse—cet ensemble de cent huit (versets/noms).

Verse 32

मुद्रा वक्ष्ये प्रणीताद्याः प्रणीताः पञ्चधास्मृताः ग्रथितौ तु करौ कृत्वा मध्ये ऽङ्गुष्ठौ निपातयेत्

Je décrirai les mudrās en commençant par la Praṇītā. La Praṇītā est tenue pour quintuple. En entrelaçant les deux mains, on doit placer les pouces au milieu.

Verse 33

तर्जनीं मूर्ध्निसंलग्नां विन्यसेत्तां शिरोपरि प्रणीतेयं समाख्याता हृद्देशे तां समानयेत्

En plaçant l’index au contact du sommet du crâne, qu’on le pose sur la tête. Ceci est appelé « Praṇītā » (mudrā/placement) ; ensuite qu’on le ramène à la région du cœur.

Verse 34

ऊर्धन्तु कन्यसामध्ये सवीजान्तां विदुर्द्विजाः नियोज्य तर्जनीमध्ये ऽनेकलग्नां परस्पराम्

Les deux-fois-nés connaissent cette formation : qu’on élève les doigts de sorte que l’auriculaire soit au milieu ; que les extrémités se rejoignent comme une « semence » (bīja). Puis, les plaçant au milieu des index, qu’on les unisse en plusieurs points de contact, s’entrelaçant l’un l’autre.

Verse 35

ज्येष्टाग्रं निक्षिपेन्मध्ये भेदनी सा प्रकीर्तिता नाभिदेशे तु तां बद्ध्वा अङ्गुष्ठावुत्क्षिपेत्ततः

Placer la pointe de l’index au milieu (de la formation de la main) est proclamé comme la mudrā nommée Bhedanī. L’ayant fixée à la région du nombril, qu’on élève ensuite les pouces vers le haut.

Verse 36

कराली तु महामुद्रा हृदये योज्य मन्त्रिणः पुनस्तु पूर्ववद् बद्धलग्नां ज्येष्ठां समुत्क्षिपेत्

Karālī est la « Grande Mudrā » ; le pratiquant de mantra doit l’appliquer au cœur. Puis, de nouveau comme auparavant, l’ayant liée et fixée, qu’il élève la Jyeṣṭhā (mudrā).

Verse 37

वज्रतुण्डा समाख्याता वज्रदेशे तु बन्धयेत् उभाभ्याञ्चैव हस्ताभ्यां मणिबन्धन्तु बन्धयेत्

Ce sceau est nommé Vajratuṇḍā. Il doit être appliqué dans la région du vajra ; et, avec les deux mains, il doit être fixé à l’articulation du poignet (maṇibandha).

Verse 38

त्रीणि त्रीणि प्रसार्येति वज्रमुद्रा प्रकीर्तिता प्रसार्या चेति ट दण्डः खड्गञ्चक्रगदा मुद्रा चाकारतः स्मृता

«Étendre trois et trois (doigts)»—telle est déclarée la Vajra-mudrā. Et la «Prasāryā» (le geste étendu) est mémorisée comme le ṭa-daṇḍa (forme semblable à un bâton) ; de même, les mudrās de l’épée, du disque et de la massue sont reconnues selon leurs formes propres.

Verse 39

अङ्गुष्ठेनाक्रमेत् त्रीणि त्रिशूलञ्चोर्ध्वतो भवेत् एका तु मध्यमोर्ध्वा तु शक्तिरेव विधीयते

Avec le pouce, on doit presser (marquer) trois points ; au-dessus d’eux se forme le signe du trident (triśūla). Une marque est au milieu, et celle du haut est prescrite comme « śakti » (marque de lance/puissance).

Verse 40

शरञ्च वरदञ्चापं पाशं भारञ्च घण्टया शङ्खमङ्कुशमभयं पद्ममष्ट च विंशतिः

La flèche ; la main qui accorde les dons (varada) ; l’arc ; le lacet (pāśa) ; (le symbole de) charge/poids ; avec une cloche ; la conque (śaṅkha) ; l’aiguillon (aṅkuśa) ; le geste d’intrépidité (abhaya) ; et le lotus—tout cela est énoncé comme (constituant) vingt-huit (éléments/attributs).

Verse 41

मोहणी मोक्षणी चैव ज्वालिनी चामृताभया प्रणीताः पञ्चमुद्रास्तु पूजाहोमे च योजयेत्

Les cinq mudrās—Mohanī, Mokṣaṇī, Jvālinī, Amṛtā et Abhayā—ayant été prescrites, doivent être employées tant dans le culte (pūjā) que dans l’offrande au feu (homa).

Frequently Asked Questions

The prerequisite of establishing the rite in a defined locus (pura) and worshipping Devī as a powder/dust-drawn form (rajo-likhita), indicating a precise Tantric setup rather than abstract meditation alone.

It frames Tvaritā-vidyā as simultaneously result-bearing (bhukti) and liberation-oriented (mukti), positioning technical ritual as a disciplined means within Dharma rather than a merely worldly technique.