Adhyaya 155
Dharma-shastraAdhyaya 15531 Verses

Adhyaya 155

Ācāra (Right Conduct)

Ce chapitre sert de micro‑manuel de Dharma‑śāstra pour l’orthopraxie quotidienne. Puṣkara y prescrit l’arc rituel et éthique de la journée : se lever au brāhma‑muhūrta en se souvenant des devas, respecter l’orientation lors des besoins corporels (le jour vers le nord ; la nuit vers le sud) et éviter les lieux impropres pour l’évacuation. Il systématise ensuite le śauca : ācamana avec de la terre, dantadhāvana (nettoyage des dents) et primauté du snāna—affirmant que tout acte rituel sans bain est sans fruit. Une hiérarchie des eaux est donnée (eau souterraine, eau puisée, sources, lacs, eau de tīrtha, et la Gaṅgā comme purificatrice suprême). La séquence du bain est ancrée dans des mantras védiques (Hiraṇyavarṇāḥ, Śanno devī, Āpo hi ṣṭhā, Idam āpaḥ), le japa sous l’eau, et des options de récitation telles qu’Aghamarṣaṇa, Drupadā, Yuñjate manaḥ et le Pauruṣa sūkta, suivies de tarpaṇa, homa et dāna. La seconde moitié développe des retenues socio‑éthiques : ne pas nuire, céder le passage au chargé et à la femme enceinte, surveiller regard et parole, éviter les comportements inauspicieux, décence publique, hygiène de l’eau, frontières de pureté sexuelle et sociale, respect du Veda, des divinités, des rois et des sages, ainsi que des précautions calendaires (éviter le massage à l’huile à certains tithi). Des variantes manuscrites sont signalées, montrant une transmission vivante tout en conservant l’intention centrale : pureté, maîtrise de soi et bien‑être (yoga‑kṣema) par une conduite disciplinée.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे विवाहो नाम सतुःपञ्चाशदधिकशततमो ऽध्यायः अथ पञ्चपञ्चाशदधिकशततमो ऽध्यायः आचारः पुष्कर उवाच ब्राह्मे मुहूर्ते चोत्थाय विष्ण्वादीन् दैवतान् स्मरेत् उभे मूत्रपुरीषे तु दिवा कुर्यादुदङ्मुखः

Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le cent cinquante-quatrième chapitre, intitulé « Mariage » (Vivāha). Commence maintenant le cent cinquante-cinquième chapitre : « Bonne conduite » (Ācāra). Puṣkara dit : « Se levantant au brāhma-muhūrta (période propice avant l’aube), on doit se souvenir des divinités à commencer par Viṣṇu. Le jour, pour uriner et déféquer, on le fera en faisant face au nord ».

Verse 2

रातौ च दक्षिणे कुर्यादुभे सन्ध्ये यथा दिवा न मार्गादौ जले वीप्यां सतृणायां सदाचरेत्

La nuit, on doit accomplir les deux rites du crépuscule (sandhyā) tourné vers le sud, comme on les accomplit le jour. Qu’on ne les fasse jamais au début d’un chemin, dans l’eau, sur une bande de terre labourée, ni sur un sol herbeux ; qu’on se conduise toujours avec bienséance et droiture.

Verse 3

शौचं कृत्वा मृदाचम्य भक्षयेद्दन्तधावनं नित्यं नैमित्तिकं काम्यं क्रियाङ्गं मलकर्षणं

Après avoir accompli la purification (śauca) et, avec de la terre/argile, fait l’ācamana (gorgée rituelle de purification), on doit pratiquer régulièrement le nettoyage des dents. Il est classé en acte quotidien, occasionnel et accompli par désir ; il est un membre auxiliaire des rites, servant à ôter les souillures.

Verse 4

क्रियास्नानं तथा षष्ठं षोढास्नानं प्रकीर्तितं अस्नातस्याफलं कर्म प्रातःस्नानं चरेत्ततः

Ainsi, le sixième est proclamé être le « kriyā-snāna » (bain rituel), et l’on enseigne aussi le « ṣoḍhā-snāna » (bain selon seize modes). Pour celui qui ne s’est pas baigné, l’acte rituel ne porte aucun fruit ; qu’il accomplisse donc le bain du matin.

Verse 5

भूमिष्ठमुद्धृतात् पुण्यं ततः प्रस्रवणोदकं ततो ऽपि सारसं पुण्यं तस्मान्नादेयमुच्यते

L’eau demeurée sur le sol est plus méritoire que l’eau tirée (d’un puits, etc.). Plus méritoire encore est l’eau d’une source naturelle ; et plus méritoire que celle-ci est l’eau d’un lac. C’est pourquoi l’on dit qu’une telle eau ne doit pas être rejetée comme impropre.

Verse 6

तीर्थतोयं ततः पुण्यं गाङ्गं पुण्यन्तु सर्वतः संशोधितमलः पूर्वं निमग्नश् च जलाशये

Ainsi, l’eau d’un tīrtha (gué ou lieu sacré) est méritoire ; et l’eau de la Gaṅgā purifie de tous côtés. Après avoir d’abord ôté les impuretés, qu’on s’immerge dans un réservoir d’eau.

Verse 7

उपस्पृश्य ततः कुर्यादम्भसः परिमार्जनं हिरण्यवर्णास्तिसृभिः शन्नो देवीति चाप्यथ

Après avoir accompli l’ācamana (absorption rituelle d’eau pour la purification), on doit ensuite se purifier avec de l’eau en s’essuyant ou en s’aspergeant, au moyen des trois versets commençant par «hiraṇyavarṇāḥ», ainsi que du mantra «śanno devī».

Verse 8

आपोहिष्ठेति तिसृभिरिदमापस्तथैव च ततो जलाशये मग्नः कुर्यादन्तर्जलं जपं

Avec les trois versets commençant par «Āpo hi ṣṭhā…», et de même avec le mantra «Idam āpaḥ…», il doit ensuite s’immerger dans un réservoir d’eau et accomplir le japa (répétition sacrée) sous l’eau.

Verse 9

तत्राघमर्षणं सूक्तं द्रुपदां वा तथा जपेत् युञ्जते मन इत्य् एवं सूक्तं सूक्तं वाप्यथ पौरुषं

Dans ce cadre, on doit réciter l’Aghamarṣaṇa Sūkta, ou bien de même l’hymne Drupadā ; et aussi l’hymne commençant par «yuñjate manaḥ…». Ainsi (peut-on réciter) un sūkta—voire répéter un sūkta—puis ensuite le Pauruṣa (Puruṣa Sūkta).

Verse 10

गायत्रीं तु विशेषेण अघमर्षणसूक्तके देवता भाववृत्तस्तु ऋषिश् चैवाघमर्षणः

Dans l’Aghamarṣaṇa-sūkta, le mètre est spécifiquement le Gāyatrī ; la divinité présidante est Bhāva-vṛtta, et le voyant (ṛṣi) est bien Aghamarṣaṇa.

Verse 11

छन्दश्चानुष्टुभं तस्य भाववृत्तो हरिः स्मृतः आपीडमानः शाटीं तु देवतापितृतर्पणं

Son mètre est l’Anuṣṭubh ; sa bhāva-vṛtti (modalité affectivo-esthétique dominante) est tenue pour Hari (Viṣṇu). L’application poético-rituelle dite āpīḍamāna est «śāṭī», et elle sert au tarpaṇa (offrande de satiation) aux divinités et aux ancêtres.

Verse 12

पौरुषेण तु सूक्तेन ददेच्चैवोदकाञ्जलिं ततो ऽग्निहवनं कुर्याद्दानं दत्वा तु शक्तितः

Avec l’hymne Pauruṣa, on doit offrir une libation d’eau recueillie dans les mains; ensuite accomplir l’offrande au feu (homa) et, puis—selon ses moyens—faire des dons (dāna).

Verse 13

तत्राघमर्षणमित्यादिः देवतापितृतर्पणमित्यन्तः पाठः झ पुस्तके नास्ति ततो ऽग्निहरणमिति ङ , छ च दीपं दत्वेति झ ततः समभिगच्छेत योगाक्षेमार्थमीश्वरं आसनं शयनं यानं जायापत्यङ्कमण्डलुः

Ici, la leçon commençant par « aghamaṛṣaṇa » (rite dissipant le péché) et se terminant par « tarpana aux divinités et aux ancêtres » ne se trouve pas dans le manuscrit Jha. Ensuite, la variante « puis le transfert/le déplacement du feu (sacré) » apparaît dans les manuscrits Ṅa et Cha ; dans le Jha, on lit plutôt « après avoir donné une lampe ». Puis, pour le yoga et le kṣema (bien-être et sécurité), on doit s’approcher dûment du Seigneur, en offrant des présents tels qu’un siège, un lit, un moyen de transport, son épouse, ses enfants, un lit de repos et un kamaṇḍalu (vase à eau).

Verse 14

आत्मनः शुचिरेतानि परेषां न शुचिर्भवेत् भाराक्रान्तस्य गुर्विण्याः पन्था देयो गुरुष्वपि

Ces pratiques visent la pureté de soi; elles ne doivent pas devenir cause d’impureté ni de gêne pour autrui. Même un maître doit céder le passage à celui qui est chargé d’un fardeau et à une femme enceinte.

Verse 15

न पश्येच्चार्कमुद्यन्तन्नास्तं यान्तं न चाम्भसि नेक्षेन्नग्नां स्त्रियं कूपं शूनास्थानमघौघिनं

On ne doit pas regarder le soleil lorsqu’il se lève, ni lorsqu’il se couche, ni le contempler reflété dans l’eau. On ne doit pas non plus fixer une femme nue, un puits, un lieu désert, ni une masse de péché/de mal.

Verse 16

कार्पासाथि तया भस्म नाक्रामेद् यच्च कुत्सितं अन्तःपुरं वित्तिगृहं परदौत्यं ब्रजेन्न हि

On ne doit pas enjamber le coton (karpāsa) ni les cendres, ni quoi que ce soit tenu pour impur. En vérité, on ne doit pas entrer dans l’antaḥpura (quartier intérieur des femmes), ni dans la maison des richesses/du trésor, ni se charger du service de messager pour autrui (agir comme agent dans les affaires d’autrui).

Verse 17

नारोहेद्विषमान्नावन्न वृक्षं न च पर्वतं अर्थायतनशास्त्रेषु तथैव स्यात् कुतूहली

Qu’on ne monte pas dans une barque dangereuse, qu’on ne grimpe ni à un arbre ni à une montagne. De même, dans les traités sur la richesse et la science du gouvernement, qu’on soit curieux et d’un discernement vigilant.

Verse 18

लोष्टमर्दो तृणच्छेदी नखखादी विनश्यति मुखादिवादनं नेहेद् विना दीपं न रात्रिगः

Celui qui écrase des mottes, coupe l’herbe ou se ronge les ongles court à la ruine. De même, qu’on ne fasse pas ici de musique avec la bouche et autres moyens; et sans lampe qu’on ne circule pas la nuit.

Verse 19

नाद्वारेण विशेद्वेश्म न च वक्त्रं विरागयेत् कथाभङ्गं न कुर्वीत न च वासोविपर्ययं

Qu’on n’entre pas dans une maison par une porte de côté ou de derrière; qu’on ne montre pas un visage de dédain ou de déplaisir. Qu’on ne rompe pas le fil de la conversation, et qu’on ne porte pas les vêtements à l’envers ou de façon inconvenante.

Verse 20

भद्रं भद्रमिति ब्रूयान्नानिष्टं कीर्तयेत् क्वचित् पालाशमासनं वर्ज्यं देवादिच्छायया व्रजेत्

Qu’on ne prononce que des paroles de bon augure, en disant « bhadra, bhadra » (que ce soit propice), et qu’on ne mentionne jamais ce qui est de mauvais présage. Qu’on évite un siège en bois de palāśa, et qu’on ne passe pas sous l’ombre d’une divinité et autres objets vénérables.

Verse 21

न मध्ये पूज्ययोर्यायात् नोच्छिष्टस्तारकादिदृक् नद्यान्नान्यां नदीं ब्रूयान्न कण्डूयेद् द्विहस्तकं

Qu’on ne passe pas entre deux personnes vénérables. Lorsqu’on est dans l’état d’avoir mangé (et donc d’impureté rituelle), qu’on ne regarde pas les étoiles et autres signes. Parvenu à une rivière, qu’on ne parle pas d’une autre; et qu’on ne se gratte pas avec les deux mains.

Verse 22

असन्तर्प्य पितॄन् देवान्नदीपारञ्च न व्रजेत् मलादिप्रक्षिपेन्नाप्सु न नग्नः स्नानमाचरेत्

Sans avoir d’abord apaisé par des offrandes les Pitṛ (ancêtres) et les dieux, on ne doit pas se rendre sur la rive lointaine d’un fleuve. On ne doit pas jeter des saletés et autres impuretés dans l’eau; et l’on ne doit pas se baigner nu.

Verse 23

परभृतो भवेन्न हि इति झ लोष्टमद्दीत्यादिः, न रात्रिग इत्य् अन्तः पाठः, गपुस्तके नास्ति देवाद्रिच्छाययेति ख , छ , ग च मलादिक्षेपयेन्नाप्सु इति ख , ट च ततः समभिगच्छेत योगक्षेमार्थमीश्वरं स्रजन्नात्मनाप्पनयेत् खरादिकरजस्त्यजेत्

Selon la leçon «parabhṛto bhavenna hi», on ne doit pas devenir dépendant d’autrui. Des variantes mentionnent «loṣṭa-mad» et des termes apparentés; une autre leçon interne est «na rātrigaḥ», et dans un manuscrit elle est absente. Certaines recensions lisent «devādri-cchāyāyā» («à l’ombre de la montagne divine»); d’autres lisent «malādi kṣepayen nāpsu» («ne pas jeter des saletés dans l’eau»). Ensuite, pour le yoga-kṣema (bien-être et sécurité), on doit s’approcher du Seigneur; et, après s’être posé une guirlande sur soi dans le rite, on la retire et l’on rejette poussière et crasse—telles celles du âne et autres—, c’est-à-dire l’impureté.

Verse 24

हीनान्नावहसेत् गच्छेन्नादेशे नियसेच्च तैः वैद्यराजनदीहीने म्लेच्छस्त्रीबहुनायके

On ne doit pas voyager sur une embarcation basse ou dangereuse; on ne doit pas aller en un pays impropre, ni demeurer parmi de telles gens. Il faut éviter une région dépourvue de médecins, de roi et de rivières—ainsi qu’un lieu dominé par des mlecchas, par des femmes, ou par de nombreux souverains.

Verse 25

रजस्वलादिपतितैर् न भाषेत केशवं स्मरेत् नासंवृतमुखः कुर्याद्धासं जृम्भां तथा क्षुतं

On ne doit pas converser avec une femme en période menstruelle et autres semblables (personnes en état d’impureté ou de conduite déchue). Il faut se souvenir de Keśava (Viṣṇu). Et l’on ne doit ni rire, ni bâiller, ni éternuer la bouche découverte.

Verse 26

प्रभोरप्यवमनं खद्गोपयेद्वचनं बुधः इन्द्रियाणां नानुकूली वेदरोधं न कारयेत्

Même si un maître parle avec mépris, le sage doit le dissimuler, comme on rengaine une épée. On ne doit pas, pour complaire aux sens (indriya), faire obstacle au Veda, c’est‑à‑dire au devoir et à l’autorité védiques.

Verse 27

नोपेक्षितव्यो व्याधिः स्याद्रिपुरल्पो ऽपि भार्गव रथ्यातिगः सदाचामेत् विभृयान्नाग्निवारिणी

Ô Bhārgava, une maladie ne doit jamais être négligée, tout comme un ennemi, même petit, ne doit pas être ignoré. Celui qui chemine sur la voie publique doit toujours accomplir l’ācāmana (rinçage rituel) et porter le feu et l’eau comme moyens de protection.

Verse 28

न हुङ्कुर्याच्छिवं पूज्यं पादं पादेन नाक्रमेत् प्रत्यक्षं वा परोक्षं वा कस्य चिन्नाप्रियं वदेत्

On ne doit pas proférer le “huṅ” méprisant envers Śiva, digne de culte; on ne doit pas enjamber le pied d’autrui avec le sien; et l’on ne doit dire à personne des paroles déplaisantes, ni en face ni dans son dos.

Verse 29

वेदशास्त्रनरेन्द्रर्षिदेवनिन्दां विवर्जयेत् स्त्रीणामीर्षा न कर्तव्या त्रिश्वासन्तासु वर्जयेत्

Il faut éviter totalement de blasphémer le Veda et les śāstra, le roi, les sages ṛṣi et les dieux. On ne doit pas nourrir de jalousie envers les femmes; et l’on doit s’abstenir de relations/rapports avec les femmes dans l’état dit des « trois souffles », c’est-à-dire pendant les menstrues.

Verse 30

धर्मश्रुतिं देवरतिं कुर्याद्धर्मादि नित्यशः सोमस्य पूजां जन्मर्क्षे विप्रदेवादिपूजनं

On doit s’appliquer sans cesse à l’écoute des enseignements du dharma et à la dévotion envers les dieux, accomplissant chaque jour les devoirs qui commencent par le dharma et ainsi de suite. Au jour de l’astre natal (janma-nakṣatra), on doit adorer Soma et honorer aussi les brahmanes et les dieux (ainsi que les êtres vénérables).

Verse 31

पुर्वत्सोपि इति ङ समाचामेदिति छ स्त्रीणामिच्छेति क देवनतिमिति ग , घ , ङ , ञ , ट च वेदनतिमिति ख ,छ च भद्रं भद्रमिति ब्रूयादित्यादिः, कुर्याद्धर्मादि नित्यश इत्य् अन्तः पाठः झ पुस्तके नास्ति षष्ठीचतुर्दश्यष्टम्यामभ्यङ्गं वर्जयेत्तथा दूराद्गृहान् मूत्रविष्ठे नोत्तमैवैरमाचरेत्

Des leçons variantes sont signalées selon les manuscrits (par ex. « purvatsopi », « samācāmet », « strīṇām icchā », « deva-nati / veda-nati » et « bhadraṃ bhadram iti brūyāt ») ; de plus, la leçon interne « kuryād dharmādi nityaśaḥ » est absente du manuscrit Jha. La règle prescriptive est la suivante : on doit éviter le massage à l’huile (abhyaṅga) aux 6e, 14e et 8e jours lunaires ; de même, on doit tenir les maisons à distance de l’urine et des excréments ; et l’on ne doit pas se quereller avec les personnes vertueuses/excellentes.

Frequently Asked Questions

Brahma-muhūrta rising with deva-smaraṇa → śauca and ācamana (with earth) → dantadhāvana → morning snāna (with mantra-recitation and japa) → tarpaṇa → homa → dāna, followed by sustained ethical restraints in speech, gaze, and conduct.

The chapter cites Hiraṇyavarṇāḥ (three verses), Śanno devī, Āpo hi ṣṭhā (three verses), Idam āpaḥ, plus optional recitations: Aghamarṣaṇa-sūkta, Drupadā hymn, Yuñjate manaḥ hymn, and the Pauruṣa (Puruṣa) sūkta for udakāñjali/tarpaṇa.

It sacralizes bodily and civic discipline by linking purity acts to mantra, japa, tarpaṇa, homa, and dāna, making self-regulation and social non-harm instruments of dharma that protect yoga-kṣema and purify intention toward Mukti.