Adhyaya 214
Dana-mahatmyaAdhyaya 2140

Adhyaya 214

मन्त्रमाहात्म्यकथनम् (Account of the Greatness of Mantras)

Après avoir clos le sujet des dons de terres, le Seigneur Agni entreprend un exposé technique et yogique qui recentre le mérite extérieur du dāna en une discipline intérieure de mantra et de prāṇa. Il décrit le nāḍī‑cakra issu du kanda sous le nombril, en dénombrant 72 000 canaux et les dix nāḍīs principales (dont iḍā, piṅgalā et suṣumṇā). Le chapitre définit ensuite les dix souffles vitaux : cinq majeurs (prāṇa, apāna, samāna, udāna, vyāna) et cinq secondaires (nāga, kūrma, kṛkara, devadatta, dhanañjaya), les reliant aux fonctions du corps et à la polarité jour‑nuit de prāṇa et apāna. Agni intègre des correspondances calendaires et symboliques (saṅkrānti, viṣuva, ayana, adhīmāsa, ṛṇa, ūnarātra, dhana) à des signes physiologiques, suggérant une herméneutique où le temps cosmique se lit dans le souffle et les symptômes. Le prāṇāyāma est exposé par pūraka (remplissage), kumbhaka (rétention) et une émission dirigée vers le haut, culminant en ajapā‑japa (Gāyatrī comme mantra spontané) et la pratique du haṃsa. L’enseignement s’étend à la théologie du corps subtil : Kuṇḍalinī dans la région du cœur, contemplation de l’amṛta, et demeures des divinités dans le corps (Brahmā au cœur, Viṣṇu à la gorge, Rudra au palais, Maheśvara au front). Enfin, le mantra est présenté comme un « prāsāda » (palais mantrique) avec mesures phonétiques (brève/longue/pluta), usages rituels (phaṭ pour māraṇa ; mantra du cœur pour ākṛṣṭi), comptes de japa‑homa, doctrine du tri‑śūnya, et qualifications de l’ācārya/guru fondées sur la maîtrise de Oṁ, de Gāyatrī et de la connaissance de Rudra.

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Frequently Asked Questions

A structured subtle-physiology: 72,000 nāḍīs from the kanda below the navel; ten principal nāḍīs (including iḍā, piṅgalā, suṣumṇā); and ten vāyus with precise functional definitions, integrated with prāṇāyāma steps (pūraka–kumbhaka–release).

It internalizes dharma through disciplined breath and mantra: ajapā-japa and haṃsa contemplation purify the practitioner, establish deity-awareness within the body via nyāsa, and present mantra as a ‘prāsāda’ whose correct phonetics and method lead to siddhi and, through tri-śūnya insight, liberation.

Gāyatrī is called Ajapā (spontaneous, unforced repetition), identified as embodying Brahmā, Viṣṇu, and Maheśvara; repeating it is said to end rebirth.

An ācārya must be endowed with the thirty-eight kalās; a true guru is described as one who knows Oṁkāra, Gāyatrī, and the Rudra-deities and their principles.