
The Description of the Sarvatobhadra Maṇḍala (सर्वतोभद्रमण्डलकथनम्)
Ce chapitre expose un programme rituel et architectural rigoureux pour construire et vivifier le Sarvatobhadra Maṇḍala comme kṣetra (champ consacré) destiné à la mantra‑sādhana. Il commence par l’exigence d’un sol purifié et d’un culte préliminaire, puis trace une grille carrée en enceintes de type lotus (pīṭha, vīthikā, portails), assigne les divinités des directions et les divisions védiques, et prescrit des placements à plusieurs niveaux pour les éléments, les sens et les facultés intérieures. Il passe ensuite de la géométrie à l’ingénierie liturgique : prescriptions de couleurs, matériaux des pigments, séquences de nettoyage et de marquage, et mesures exactes (aṅgula, hasta, kara), associées aux normes de japa (bīja, mantra, vidyā) et à la discipline du puraścaraṇa. La dernière partie interprète la structure du maṇḍala comme une anatomie yogique intérieure—nāḍī, lotus du cœur, rayons de la puissance‑semence—aboutissant à des contemplations graduées : incarnation grossière formée de son, forme subtile et lumineuse du cœur, et le Suprême au‑delà de la pensée. Enfin, sont présentés des agencements vyūha étendus (9, 25, 26 et davantage), des règles d’ornement des portes et l’auspicieux martyeṣṭya maṇḍala, montrant comment le dessin sacré ordonne à la fois le culte et la réalisation.
Verse 1
इत्य् आदिमहापुराणे आग्नेये आचार्याभिषेको नाम अष्टाविंशो ऽध्यायः अथ ऊनत्रिंशो ऽध्यायः सर्वतोभद्रमण्डलकथनं नारद उवाच साधकः साधयेन्मन्त्रं देवतायतनादिके शुद्धभूमौ गृहे प्रार्च्य मण्डले हरिमीश्वरं आग्नेयेब्जे च प्रकृतिं याम्येब्जे पुरुषं यजेत्
Ainsi, dans l’Agni Purāṇa—le Mahāpurāṇa primordial—s’achève le vingt-huitième chapitre intitulé « La consécration (abhiṣeka) de l’Ācārya ». Commence maintenant le vingt-neuvième chapitre : « Description du Maṇḍala Sarvatobhadra ». Nārada dit : Le pratiquant (sādhaka) doit accomplir le mantra dans un sanctuaire de la divinité et lieux semblables, sur un sol purifié à l’intérieur d’une demeure ; après avoir d’abord rendu le culte, dans le maṇḍala il doit adorer Hari comme le Seigneur (Īśvara). Dans le lotus de la direction du feu (Āgneya) il adorera Prakṛti, et dans le lotus de la direction du Sud (Yāmya) il adorera Puruṣa.
Verse 2
चतुरस्त्रीकृते क्षेत्रे मण्डलादीनि वै लिखेत् रसवाणाक्षिकोष्ठेषु सर्वतोभद्रमालिखेत् पुरुषाद्दक्षिणे च वह्निं नैरृते वारुणेनिलं आदित्यमैन्दवे पद्मे ऋग्यजुश् चैशपद्मके
Sur un terrain carré, on doit tracer les maṇḍala et les figures rituelles connexes. Dans les cases marquées par les nombres (rasa, vāṇa, akṣi), on dessinera le motif « Sarvatobhadra ». Au sud du Vāstu-Puruṣa, on placera Agni ; au sud-ouest (Nairṛta), Varuṇa et Vāyu. Dans le lotus du secteur Aindava/Aindra, on placera Āditya (le Soleil) ; et dans le lotus d’Īśa, on placera les divisions védiques : Ṛg et Yajus.
Verse 3
षट्त्रिंशत्कोष्ठकैः पद्मं पीठं पङ्क्त्यावहिर्भवेत् द्वाभ्यान्तु वीथिका तस्माद् द्वाभ्यां द्वाराणि दिक्षु च इन्द्रादींश् च द्वितीयायां पद्मे षोडशके तथा सामाथर्वाणमाकाशं वायुं तेजस् तथा जलं
Le lotus-maṇḍala du piédestal (pīṭha) doit être disposé en trente-six compartiments, avec une bordure extérieure arrangée en rangées. Ensuite, deux compartiments forment la vīthikā (allée de circumambulation) ; et, à partir de là, deux compartiments sont assignés aux portes selon les directions. Dans le second lotus aussi—au sein du groupe de seize—on placera Indra et les autres divinités ; de même on placera le Sāma et l’Atharva (Vedas), ainsi que les éléments : l’espace (ākāśa), le vent (vāyu), le feu/tejas et l’eau (jala).
Verse 4
वर्तुलं भ्रामयित्वा तु पद्मक्षेत्रं पुरोदितम् पद्मार्धे भामयित्वा तु भागं द्वादशमं वहिः पृठिवीञ्च मनश् चैव श्रोत्रं त्वक् चक्षुरर्चयेत् रसनाञ्च तथा घ्राणं भूर्भुवश् चैव षोडशं
Après avoir tracé (ou fait tourner) une forme circulaire, on disposera le champ de lotus (padma-kṣetra) comme il a été dit plus haut. Puis, dans le demi-lotus, on marquera à l’extérieur la douzième division. On adorera la Terre et aussi le mental ; de même l’oreille, la peau et l’œil ; ainsi que la langue et le nez—avec Bhūḥ et Bhuvaḥ—en les plaçant dans la seizième (division).
Verse 5
विभज्य भ्रामयेच्छेषं चतुःक्षेत्रन्तु वर्तुलं प्रथमं कर्णिकाक्षेत्रं केशराणां द्वितीयकम् महर्जनस्तपः सत्यं तथाग्निष्टोममेव च अत्यग्निष्टोमकं चोक्थं षोडशीं वाजपेयकं
Après l’avoir divisé, on fera tourner le reste et on le disposera en une forme circulaire composée de quatre champs. Le premier est le champ du péricarpe central (karṇikā-kṣetra), et le second est le champ des pétales (keśara). On y placera ou inscrira les appellations : Mahas, Jana, Tapa, Satya ; ainsi qu’Agniṣṭoma ; et encore Atyagniṣṭoma, Ukthya, Ṣoḍaśin et Vājapeya.
Verse 6
तृतीयं दलसन्धीनां दलाग्राणां चतुर्थकम् प्रसार्य कोणसूत्राणि कोणदिङ्मध्यमन्ततः अतिरात्रञ्च सम्पूज्य तथाप्तोर्याममर्चयेत् मनो बुद्धिमहङ्कारं शब्दं स्पर्शञ्च रूपकं
Il doit (marquer) le troisième point aux jonctions des pétales et le quatrième à l’extrémité des pétales. Ayant prolongé les lignes diagonales depuis les angles—en partant des directions d’angle, en passant par le milieu jusqu’au terme—il doit vénérer dûment le rite Atirātra et, de même, vénérer l’Aptoryāma. (Il doit vénérer) le mental, l’intellect, le sens du moi, ainsi que les éléments subtils : son, toucher et forme.
Verse 7
निधाय केशराग्रे तु दलसन्धींस्तु लाञ्छयेत् पातयित्वाथ सूत्राणि तत्र पत्राष्टकं लिखेत् रसं गन्धञ्च पद्मेषु चतुर्विंशतिषु क्रमात् प्रत्यग्निष्टोमकमिति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः ज्योतिष्टोमकमिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः जीवं मनोधिपञ्चाहं प्रकृतिं शब्दमात्रकं
En plaçant la marque à la pointe du péricarpe (kesarāgra), il doit marquer les jonctions des pétales du lotus. Puis, après avoir laissé descendre les fils directeurs, il doit y tracer un diagramme de lotus à huit pétales. Selon l’ordre prescrit, sur les vingt-quatre lotus il doit inscrire les termes ‘rasa’ et ‘gandha’. (Dans certains manuscrits marqués on lit ‘pratyagniṣṭomakam’, dans d’autres ‘jyotiṣṭomakam’.) Ensuite, il écrit : ‘jīva’, ‘manodhipa’, ‘pañcāha’, ‘prakṛti’ et ‘śabdamātraka’ comme éléments de mantra.
Verse 8
दलसन्ध्यन्तरालन्तु मानं मध्ये निधाय तु दलाग्रं भ्रामयेत्तेन तदग्रं तदनन्तरं वासुदेवादिमूर्तीञ्च तथा चैव दशत्मकं मनः श्रोत्रं त्वचं प्रार्च्य चक्षुश् च रसनं तथा
En plaçant le point de mesure (māna) au milieu de l’espace entre les jonctions des pétales, il doit ensuite le faire tourner jusqu’à l’extrémité d’un pétale ; de cette pointe, aussitôt après, il doit vénérer les formes commençant par Vāsudeva. De même, il doit vénérer dûment l’ensemble «décuple» : le mental, l’ouïe, la peau (toucher), ainsi que l’œil et la langue (goût).
Verse 9
तदन्तरालं तत्पार्श्वे कृत्वा वाह्यक्रमेण च केशरे तु लिखेद्द्वौ द्वौ दलमध्ये ततः पुनः घ्राणं वाक्पाणिपादञ्च द्वात्रिंशद्वारिजेष्विमान् चतुर्थावरणे पूज्याः साङ्गाः सपरिवारकाः
Ayant disposé les intervalles sur ses côtés et procédant selon la séquence vers l’extérieur, il doit inscrire sur les filaments, deux par deux. Puis, de nouveau, au milieu des pétales, (placer) ceux-ci—nez, parole, mains et pieds—sur les trente-deux compartiments/pétales du lotus. Dans la quatrième enceinte, ils doivent être vénérés avec leurs membres (aṅga) et leurs entourages.
Verse 10
पद्मलक्ष्मैतत् सामान्यं द्विषट्कदलमुच्यते कर्णिकार्धेन मानेन प्राक्संस्थं भ्रामयेत् क्रमात् पायूपस्थौ च सम्पूज्य मासानां द्वादशाधिपान् पुरुषोत्तमादिषड्विंशान् वाह्यावरणके यजेत्
Voici la caractéristique générale du diagramme de lotus (padma-lakṣmī) : on dit qu’il comporte douze pétales. Avec une mesure égale à la moitié du karṇikā, en commençant par la position orientale, il doit tracer/faire tourner les placements selon l’ordre prescrit. Après avoir vénéré dûment (les divinités) à l’anus et à la région génitale, il doit célébrer dans l’enceinte extérieure les douze seigneurs des mois, à commencer par Puruṣottama—soit vingt-six (divinités) au total.
Verse 11
तत्पार्श्वे भ्रमयोगेन कुण्डल्यः षड् भवन्ति हि एवं द्वादश मत्स्याः स्युर्द्विषट्कदलकञ्च तैः चक्राब्जे तेषु सम्पूज्या मासानां पतयः क्रमात् अष्टौ प्रकृतयः षड्वा पञ्चाथ चतुरो ऽपरे
Sur son flanc, selon la méthode de disposition circulaire, se forment six enroulements spiralés (kuṇḍalī). De même apparaissent douze figures «de poisson» (matsya), avec un ensemble de douze pétales. Dans ce lotus-roue (cakrābja), les seigneurs des mois (māsa-pati) doivent y être honorés rituellement, dans l’ordre. (Ces agencements) sont décrits comme huit constituants fondamentaux (prakṛti), ou comme six; d’autres les comptent comme cinq, et d’autres encore comme quatre.
Verse 12
पञ्चपत्राभिसिद्ध्यर्थं मत्स्यं कृत्वैवमब्जकम् व्योमरेखावहिः पीठन्तत्र कोष्टानि मार्जयेत् रजः पातं ततः कुर्याल्लिखिते मण्डले शृणु कर्णिका पीतवर्णा स्याद्रेखाः सर्वाः सिताः समाः
Pour mener à bien le rite du lotus à cinq pétales, on doit d’abord tracer la forme de poisson (matsya), puis, de cette manière, construire le diagramme du lotus. Sur le socle (pīṭha) marqué des «lignes du ciel» (vyo-ma-rekhā), il faut ensuite nettoyer les compartiments (koṣṭa). Après cela, on doit saupoudrer la poudre (rajas) sur le maṇḍala dessiné—écoute encore : le péricarpe central (karṇikā) doit être jaune, et toutes les lignes doivent être d’un blanc égal et régulier.
Verse 13
त्रीणि कोणेषु पादार्थं द्विद्विकान्यपराणि तु चतुर्दिक्षु विलिप्तानि गात्रकाणि भवन्त्युत द्विहस्ते ऽङ्गुष्टमात्राः स्युर्हस्ते चार्धसमाः सिताः पद्मं शुक्लेन सन्धींस्तु कृष्णेन श्यामतोथवा
Dans les trois angles, tracez les marques destinées aux pieds; les autres marques doivent être faites par paires. Enduites/peintes dans les quatre directions, les parties subsidiaires, semblables à des membres, sont également produites. Pour une figure à deux mains, elles doivent être de la mesure du pouce; pour une (seule) main, la moitié de cela, et blanches. Le lotus doit être rendu en blanc; ses lignes de jonction (coutures) en noir, ou bien en bleu sombre.
Verse 14
ततः पङ्क्तिद्वयं दिक्षु वीठ्यर्थन्तु विलोपयेत् द्वाराण्याशासु कुर्वीत चत्वारि चतसृष्वपि केशरा रक्तपीताः स्युः कोणान् रक्तेन पूरयेत् भूषयेद्योगपीठन्तु यथेष्टं सार्ववर्णिकैः
Ensuite, dans les directions cardinales, effacez une paire de lignes afin de former les passages (vīthi). Faites quatre portes dans les quatre directions. Les filaments (keśara) doivent être rouges et jaunes; les angles doivent être remplis de rouge. Ornez le yogapīṭha à votre gré avec des pigments de toutes les couleurs.
Verse 15
द्वाराणां पार्श्वतः शोभा अष्टौ कुर्याद्विचक्षणः पङ्क्तिद्वयं द्वयं दिक्षु वीथ्यर्थं विनियोजयेदिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः तत्पार्श्व उपशोभास्तु तावत्यः परिकीर्तिताः लतावितानपत्राद्यैर् वीथिकामुपशोभयेत् पीठद्वारे तु शुक्लेन शोभारक्तेन पीततः
Un architecte avisé doit prévoir huit éléments décoratifs de part et d’autre des portes. Disposés en deux rangées (ou deux ensembles) dans chaque direction, ils sont assignés à la formation et à l’embellissement du passage (vīthī). Il est dit que ces ornements latéraux subsidiaires sont du même nombre. On ornera le corridor de rinceaux, de guirlandes en forme de dais, d’ornements de feuilles et autres; et, à la porte du socle (pīṭha-dvāra), la décoration sera exécutée en blanc, en rouge de bon augure et en jaune.
Verse 16
समीप उपशोभानां कोणास्तु परिकीर्तिताः चतुर्दिक्षु ततो द्वे द्वे चिन्तयेन्मध्यकोष्ठकैः उपशोभाञ्च नीलेन कोणशङ्ख्यांश् च वै सितान् भद्रके पूरणं प्रोक्तमेवमन्येषु पूरणं
Les angles attenants aux compartiments «upaśobhā» sont déclarés être les divisions d’angle. Dans les quatre directions, on doit ensuite concevoir deux divisions pour chacune, avec les cases intermédiaires. Les compartiments upaśobhā seront remplis de bleu, et les divisions numérotées des angles, assurément, de blanc. La manière de remplir pour le «bhadraka» a été exposée; de même, il faut remplir les autres (figures) également.
Verse 17
चत्वारि वाह्यतो मृज्यादेकैकं पार्श्वयोरपि शोभार्थं पार्श्वयोस्त्रीणि त्रीणि लुम्पद्दलस्य तु त्रिकोणं सितरक्तेन कृष्णेन च विभूषयेत् द्विकोणं रक्तपीताभ्यां नाभिं कृष्णेन चक्रके
On doit tracer quatre traits à l’extérieur, et aussi un sur chacun des deux côtés. Pour l’ornement, (placer) trois et trois sur les deux côtés. Dans le motif du pétale de lotus, le triangle doit être paré de blanc et de rouge, ainsi que de noir; le double triangle sera coloré de rouge et de jaune, et le moyeu (nābhi) du cakra sera peint en noir.
Verse 18
तद्वद्विपर्यये कुर्यादुपशोभां ततः परम् कोणस्यान्तर्वहिस्त्रीणि चिन्तयेद्द्विर्विभेदतः अरकान् पीतरक्ताभिः श्यामान् नेमिन्तु रक्ततः सितश्यामारुणाः कृष्णाः पीता रेखास्तु वाह्यतः
Dans la disposition inversée également, on doit ensuite accomplir l’upaśobhā comme ornement secondaire. Il faut visualiser trois bandes au-dedans et au-dehors de l’angle, selon une différenciation en deux degrés. Les «araka» seront peints de jaune et de rouge; les parties sombres de même; mais le bord (nemi) doit être rouge. On emploie le blanc, le bleu sombre et le rouge fauve—ainsi que le noir—, tandis que les lignes les plus extérieures sont jaunes.
Verse 19
एवं षोडशकोष्ठं स्यादेवमन्यत्तु मण्डलम् द्विषट्कभागे षट्त्रिंशत्पदं पद्मन्तु वीथिका शालिपिष्टादि शुक्लं स्याद्रक्तं कौसुम्भकादिकम् हरिद्रया च हारिद्रं कृष्णं स्याद्दग्धधान्यतः
Ainsi se forme un maṇḍala de seize compartiments; de même, il existe d’autres maṇḍalas. Lorsqu’on le divise en deux fois six parts, on obtient la grille de trente-six cases; et le lotus (diagramme) est la «vīthikā» (disposition en voie/chemin). Le blanc doit être fait de farine de riz et autres semblables; le rouge de carthame (safflower) et d’ingrédients analogues; le jaune de curcuma; et le noir de grains brûlés.
Verse 20
एका पङ्क्तिः प्राभ्यां तु द्वारशोभादि पूर्ववत् द्वादशाङ्गुलिभिः पद्ममेकहस्ते तु मण्डले शमीपत्रादिकैः श्यामं वीजानां लक्षजाप्यतः चतुर्लक्षैस्तु मन्त्राणां विद्यानां लक्षसाधनम्
On doit faire une rangée (d’ornement) à l’avant; et l’ornementation de la porte et ce qui s’y rapporte doit être disposée comme il a été décrit auparavant. Dans le maṇḍala, on dessinera un lotus de douze aṅgulas, dans un espace d’un hasta. Il sera coloré en sombre (śyāma) au moyen de feuilles de śamī et de matières semblables. Les syllabes-semences (bīja) doivent être répétées un lakh (100 000) fois; les mantras sont parachevés par quatre lakhs (400 000) (répétitions); et une vidyā est accomplie par un lakh (répétitions).
Verse 21
द्विहस्ते हस्तमात्रं स्याद्वृद्ध्या द्वारेण वाचरेत् अपीठञ्चतुरस्रं स्याद्विकरञ्चक्रपङ्कजम् अयुतं बुद्धिविद्यानां स्तोत्राणाञ्च सहस्रकम् पूर्वमेवाथ लक्षेण मन्त्रशुद्धिस् तथात्मनः
Dans un rite accompli avec les deux mains, la mesure doit être d’un hasta (coudée). Pour l’agrandissement, on récitera le mantra selon la méthode de la « porte » (dvāra-nyāya). Le piédestal (pīṭha) doit être carré, et le diagramme « chakra-lotus » doit porter le nombre prescrit de rayons/pétales. Pour obtenir l’intellect et la connaissance, on fera dix mille récitations; et pour les hymnes (stotra), mille. Mais d’abord, en accomplissant un lakh (cent mille) récitations, survient la purification du mantra—et de soi-même également.
Verse 22
पद्मार्धं नवभिः प्रोक्तं नाभिस्तु तिसृभिः स्मृता अष्टाभिर्द्वारकान् कुर्यान्नेमिन्तु चतुरङ्गुलैः तथापरेण लक्षेण मन्त्रः क्षेत्रीकृतो भवेत् पूर्वमेवासमो होमो वीजानां सम्प्रकीर्तितः
La moitié du lotus (du diagramme) est prescrite à neuf aṅgulas; le nombril, c’est-à-dire le moyeu central, est retenu comme trois. Avec huit (mesures) on fera les « portes » (dvāra), et le bord (nemi) sera de quatre aṅgulas. Ensuite, selon un autre lakṣaṇa (signe/critère prescrit), le mantra devient « kṣetrī-kṛta », établi comme un champ rituel consacré. Auparavant, le homa irrégulier (asama) pour les syllabes-semences (bīja) a déjà été enseigné.
Verse 23
त्रिधा विभज्य च क्षेत्रमन्तर्द्वाभ्यामथाङ्कयेत् पञ्चान्तस्वरसिद्ध्यर्थं तेष्वस्फाल्य लिखेदरान् पूर्वसेवा दशांशेन मन्त्रादीनां प्रकीर्तिता परश् चर्ये तु मन्त्रे तु मासिकं व्रतमाचरेत्
Après avoir divisé le terrain rituel en trois parts, on le marquera ensuite de deux lignes intérieures. Pour obtenir la réussite des cinq voyelles terminales (l’achèvement phonémique quintuple dans la pratique du mantra), sans frapper ni abîmer la surface, on inscrira les rayons/lignes sur ces divisions. Le service préliminaire (pūrva-sevā) est enseigné comme un dixième à l’égard des mantras et autres; et dans le rite de puraścaraṇa d’un mantra, on observera un vœu mensuel (vrata).
Verse 24
इन्दीवरदलाकारानथवा मातुलाङ्गवत् पद्मपत्रायतान्वापि लिखेदिच्छानुरूपतः भुवि न्यसेद्वामपादं न गृह्णीयात् प्रतिग्रहम् एवं द्वित्रिगुणेनैव मध्यमोत्तमसिद्धयः
On tracera (le diagramme/les marques) sous des formes semblables aux pétales de l’indīvara (lotus bleu), ou à la manière du mātulāṅga (cédrat), ou encore allongées comme des feuilles de lotus, selon l’intention. On posera le pied gauche sur le sol selon la prescription et l’on n’acceptera pas de dons (comme rétribution). Ainsi, en doublant ou en triplant (la pratique/la mesure), on obtient les siddhi moyennes et suprêmes.
Verse 25
भ्रामयित्वा वहिर् नेमावरसन्ध्यन्तरे स्थितः भ्रामयेदरमूलन्तु सन्धिमध्ये व्यवस्थितः मन्त्रध्यानं प्रवक्ष्यामि येन स्यान्मन्त्रजं फलम् स्थूलं शब्दमयं रूपं विग्रहं वाह्यमिष्यते
L’ayant fait tourner vers l’extérieur—tout en demeurant dans l’intervalle entre le bord (nemi) et la jonction inférieure—qu’on le fasse ensuite tourner à la racine du rayon (ara-mūla), en se tenant au milieu de la jonction. J’exposerai la méditation sur le mantra, par laquelle naît le fruit issu du mantra. La forme extérieure, incarnée (vigraha), est tenue pour une forme grossière constituée de son.
Verse 26
परिमार्जिता इति घ, चिह्नितपुस्तकपाठः द्विधा इति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः पञ्चान्तरस्त्वसिद्ध्यर्थमिति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः पञ्चोत्तरस्तु सिद्ध्यर्थमिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः अरमध्ये स्थितो मधमरणिं भ्रामयेत् समम् एवं सिद्ध्यन्तराः सम्यक् मातुलाङ्गनिभाः समाः सुक्ष्मां ज्योतिर्मयं रूपं हार्दं चिन्तामयं भवेत् चिन्तया रहितं यत्तु तत् परं प्रकीर्तितम्
« Purifiée » — ainsi lit-on dans un manuscrit marqué ; « en deux manières » — ainsi lit-on dans un autre ; « cinq intervalles sont pour la non-obtention » — ainsi lit-on dans l’un ; tandis que « cinq au-delà (des cinq) sont pour l’obtention » — ainsi lit-on dans un autre. Placé au milieu de l’araṇi (l’appareil interne de friction du feu), on doit faire tourner l’araṇi médian d’un mouvement égal. Ainsi naissent correctement les accomplissements intermédiaires, uniformes et semblables au mātulāṅga (cédrat). Dans le cœur surgit une forme subtile et lumineuse, faite de contemplation ; mais ce qui est exempt de pensée est proclamé le Suprême.
Verse 27
विभज्य सप्तधा क्षेत्रं चतुर्दशकरं समम् द्विधा कृते शतं ह्य् अत्र षण्नवत्यधिकानि तु वराहसिंहशक्तीनां स्थूलरूपं प्रधानतः चिन्तया रहितं रूपं वासुदेवस्य कीर्तितम्
Après avoir divisé le champ du diagramme sacré en sept parts et en avoir fait une mesure égale de quatorze unités, puis l’avoir partagé en deux, il y a ici cent—et quatre-vingt-seize de plus encore. Principalement, cela est proclamé comme la forme grossière (extérieure) des puissances de Varāha et de Narasiṁha ; et la forme de Vāsudeva est déclarée exempte de construction conceptuelle, au-delà des fabrications mentales.
Verse 28
कोष्टकानि चतुर्भिस्तैर् मध्ये भद्रं समालिखेत् परितो विसृजेद्वीथ्यै तथा दिक्षु समालिखेत् इतरेषां स्मृतं रूपं हार्दं चिन्तामयं सदा स्थूलं वैराजमाख्यातं सूक्ष्मं वै लिङ्गितं भवेत्
Avec ceux-ci, on doit tracer quatre compartiments (koṣṭaka) ; en leur milieu, on doit dessiner la forme auspicieuse dite « bhadra ». Tout autour, on laissera un passage circulaire (vīthī), et l’on marquera de même les divisions selon les directions. La forme des autres est mémorisée comme « du cœur », toujours faite de contemplation. La forme grossière (extérieure) est appelée « Vairāja », tandis que la forme subtile est véritablement « Liṅgita » (indiquée/caractérisée).
Verse 29
कमलानि पुनर्वीथ्यै परितः परिमृज्य तु द्वे द्वे मध्यमकोष्ठे तु ग्रीवार्थं दिक्षु लोपयेत् चिन्तया रहितं रूपमैश्वरं परिकीर्तितम् हृत्पुण्डरीकनिलयञ्चैतन्यं ज्योतिरव्ययम्
Après avoir de nouveau tracé les cercles de lotus puis lissé le diagramme tout autour, dans le compartiment central on effacera, deux par deux, les marques selon les directions afin de former le « cou » (de l’icône/du diagramme). Cette forme, libre de la pensée discursive, est déclarée forme seigneuriale (aiśvara) : elle demeure dans le lotus du cœur, pure conscience, lumière impérissable.
Verse 30
चत्वारि वाह्यतः पश्चात्त्रीणि त्रीणि तु लोपयेत् ग्रीवापार्श्वे वहिस्त्वेका शोभा सा परिकीर्तिता वीजं वीजात्मकं ध्यायेत् कदम्बकुसुमाकृतिं कुम्भान्तरगतो दीपो निरुद्धप्रसवो यथा
Depuis l’extérieur, on doit ensuite omettre quatre (parties), puis omettre trois et trois (encore). Aux côtés du « cou » demeure une seule marque extérieure ; cela est proclamé comme la beauté (śobhā) de la forme. On doit méditer la bīja (syllabe-semence) comme étant de nature-semence elle-même, ayant la forme d’une fleur de kadamba—telle une lampe placée dans un pot, dont l’émergence de la flamme est contenue.
Verse 31
विमृज्य वाह्यकोणेषु सप्तान्तस्त्रीणि मार्जयेत् मण्डलं नवभागं स्यान्नवव्यूहं हरिं यजेत् संहतः केवलस्तिष्ठेदेवं मन्त्रेश्वरो हृदि अनेकशुषिरे कुम्भे तावन्मात्रा गभस्तयः
Après avoir essuyé (le sol), on doit purifier les angles extérieurs—sept marques à l’intérieur et trois à l’extérieur. Le maṇḍala doit être partagé en neuf parts; on doit vénérer Hari dans l’agencement en neuf formations (navavyūha). Ainsi, demeurant recueilli et solitaire, le Seigneur des mantras réside dans le cœur. Dans un vase (kumbha) percé de multiples ouvertures, les rayons (gabhastayaḥ) ne se manifestent qu’à la mesure de ces ouvertures.
Verse 32
पञ्चविंशतिकव्यूहं मण्डलं विश्वरूपगं द्वात्रिंशद्धस्तकं क्षेत्रं भक्तं द्वात्रिंशता समं प्रसरन्ति वहिस्तद्वन्नाडीभिर्वीजरश्मयः अथावभासतो दैवीमात्मीकृत्य तनुं स्थिताः
Le maṇḍala est disposé selon une formation de vingt-cinq divisions et revêt la forme universelle (viśvarūpa). Le kṣetra (champ rituel) mesure trente-deux hastas, également répartis en trente-deux parts. De là se répandent au dehors les rayons de la puissance-semence (vīja-raśmi) ; de même, ils s’étendent à travers les nāḍīs (canaux subtils). Puis, resplendissants, ils demeurent, s’étant approprié le corps divin.
Verse 33
एवं कृते चतुर्विंशत्यधिकन्तु सहस्रकं कोष्ठकानां समुद्दिष्टं मध्ये शोडशकोष्ठकैः हृदयात् प्रस्थिता नाड्यो दर्शनेन्द्रियगोचराः अग्नीषोमात्मके तासां नाड्यौ नासाग्रसंस्थिते
Ainsi, dans cet agencement, sont décrits vingt-quatre mille et davantage de koṣṭhakas (chambres du corps), avec seize chambres au centre. Du cœur procèdent les nāḍīs (canaux subtils), accessibles à la perception par les organes des sens. Parmi elles, deux nāḍīs, de nature Agni et Soma, sont situées à la pointe du nez.
Verse 34
भद्रकं परिलिख्याथ पार्श्वे पङ्क्तिं विमृज्य तु ततः षोडशभिः कोष्टैर् दिक्षु भद्राष्टकं लिखेत् सम्यग्गुह्येन योगेन जित्वा देहसमीरणम् जपध्यानरतो मन्त्री मन्त्रलक्षणमश्नुते
Ayant d’abord tracé le diagramme auspicious (bhadraka), on doit ensuite lisser et nettoyer la ligne de bordure sur le côté. Puis on inscrira le Bhadrāṣṭaka dans les directions, disposé en seize compartiments. Par la discipline secrète (yoga) correctement pratiquée, ayant maîtrisé le souffle vital du corps, le pratiquant de mantras—adonné au japa et à la méditation—obtient les signes distinctifs (lakṣaṇa), c’est-à-dire l’efficacité et les justes caractéristiques d’un mantra.
Verse 35
ततोपि पङ्क्तिं सम्मृज्य तद्वत् षोडशभद्रकं लिखित्वा परितः पङ्क्तिं विमृज्याथ प्रकल्पयेत् संशुद्धभूततन्मात्रः सकामो योगमभ्यसन् अणिमादिमवाप्नोति विरक्तः प्रविलङ्घ्य च देवात्मके भूतमात्रान्मुच्यते चेन्द्रियग्रहात्
Ensuite, après avoir de nouveau nettoyé la ligne, on tracera de même le bhadraka en seize parties ; ayant purifié la ligne qui l’entoure, on disposera alors la pratique selon le rite. Lorsque les éléments et leurs tanmātras (essences subtiles) sont purifiés, le pratiquant qui s’exerce au yoga avec désir de résultats obtient les siddhis commençant par aṇimā (minuteté). Mais celui qui est détaché, dépassant même ces accomplissements, est délivré de la simple condition élémentaire—fût-elle de nature divine—et de l’emprise des sens.
Verse 36
द्वारद्वादशकं दिक्षु त्रीणि त्रीणि यथाक्रमं षड्भिः परिलुप्यान्तर्मध्ये चत्वारि पार्श्वयोः
Les douze emplacements de porte doivent être disposés selon les quatre directions, trois de chaque côté dans l’ordre prescrit ; en omettant six positions, on établira quatre emplacements au milieu intérieur, sur les flancs.
Verse 37
चत्वार्यन्तर्वहिर्द्वे तु शोभार्थं परिमृज्य तु उपद्वारसिद्ध्यर्थं त्रीण्यन्तः पञ्च वाह्यतः
Pour la beauté, on doit lisser quatre parties à l’intérieur et deux à l’extérieur. Pour l’accomplissement correct des portes secondaires (upadvāra), on en préparera trois au dedans et cinq au dehors.
Verse 38
दिक्षु तत्राष्टकं लिखेदिति ख, ग, घ, चिह्नितपुस्तकपाठः परिमृज्य तथा शोभां पूर्ववत् परिकल्पयेत् वहिः कोणेषु सप्तान्तस्त्रीणि कोष्ठानि मार्जयेत्
Là, dans les huit directions, on doit inscrire l’« octade »—ainsi le donne la leçon variante marquée dans les manuscrits (kha, ga, gha). Après l’avoir nettoyée, qu’on dispose l’ornementation comme auparavant. Au dehors, aux angles, qu’on purifie les compartiments : sept à l’extérieur et trois à l’intérieur.
Verse 39
पञ्चविंशतिकव्यूहे परं ब्रह्म यजेत् कजे मध्ये पूर्वादितः पद्मे वासुदेवादयः क्रमात्
Dans l’agencement vyūha en vingt-cinq, on doit adorer le Brahman suprême ; au centre du diagramme de lotus, en commençant par le pétale de l’Est, on placera et vénérera Vāsudeva et les autres selon l’ordre prescrit.
Verse 40
वराहं पूजयित्वा च पूर्वपद्मे ततः क्रमात् व्यूहान् सम्पूजयेत्तावत् यावत् षड्विंशमो भवेत्
Après avoir vénéré Varāha sur le siège de lotus de l’Est, ensuite, selon la suite prescrite, on doit honorer pleinement les Vyūha divins, en poursuivant jusqu’au vingt-sixième (emplacement/divinité).
Verse 41
यथोक्तं व्यूहमखिलमेकस्मिन् पङ्कजे क्रमात् यष्टव्यमिति यत्नेन प्रचेता मन्यते ऽध्वरं
Pracetas estime que le sacrifice doit être accompli avec diligence, en disposant l’ensemble de la formation (vyūha) exactement comme il a été prescrit, étape par étape, à l’intérieur d’un unique diagramme de lotus (pankaja).
Verse 42
सत्पन्तु मूर्तिभेदेन विभक्तं मन्यते ऽच्युतं चत्वारिंशत् करं क्षेत्रं ह्य् उत्तरं विभजेत् क्रमात्
Ô Acyuta (Viṣṇu), on comprend que la division se fait selon la différenciation des formes (mūrti-bheda). Ensuite, une parcelle de quarante karas doit être partagée à partir du côté nord, selon l’ordre requis.
Verse 43
एकैकं सप्तधा भूयस्तथैवैकं द्विधा पुनः चतुःषष्ट्युत्तरं सप्तशतान्येकं सहस्रकं
Chaque unité est de nouveau multipliée par sept ; de même, une unité est encore doublée. Ainsi obtient-on 764 ; et, au total, 1000.
Verse 44
कोष्ठकानां भद्रकञ्च मध्ये षोडशकोष्ठकैः पार्श्वे वीथीं ततश्चाष्टभद्राण्यथ च वीथिका
Parmi les compartiments (koṣṭhaka), placez au centre un bhadraka de bon augure ; sur les côtés, disposez seize compartiments ; puis aménagez une vīthī (passage/avenue) et, ensuite, huit bhadrakas, ainsi qu’une vīthikā (passage plus étroit).
Verse 45
षोडशाब्जान्यथो वीथी चतुर्विंशतिपङ्कजं वीथीपद्मानि द्वात्रिंशत् पङ्क्तिवीथिकजान्यथ
À présent, une vīthī (allée/couloir) se mesure à seize « unités-lotus » (abja). Le type caturviṃśati en compte vingt-quatre. La vīthī‑padma en mesure trente-deux ; et, de même, sont indiquées les unités-lotus pour le type paṅkti‑vīthikā.
Verse 46
चत्वारिंशत्ततो वीथी शेषपङ्क्तित्रयेण च द्वारशोभोपशोभाः स्युर्दिक्षु मध्ये विलोप्य च
Ensuite, le plan doit comporter quarante voies; et, avec les trois rangées restantes de la grille, on disposera les ornements des portes principales et secondaires, en omettant la partie centrale dans les directions intermédiaires.
Verse 47
द्विचतुःषड्द्वारसिद्ध्यै चतुर्दिक्षु विलोपयेत् पञ्च त्रीण्येककं वाह्ये शोभोपद्वारसिद्धये
Pour mener à bien un plan comportant deux, quatre ou six portes, on doit omettre (les parties prescrites) dans les quatre directions. Et, pour réussir la disposition des portes auxiliaires qui accroissent la beauté, on omettra de même cinq, trois ou une (unités) sur le côté extérieur.
Verse 48
उभे इति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः यष्टव्यमिति यज्ञेन इति ग, घ, चिह्नितपुस्तकद्वयपाठः यष्टव्यमिति मन्त्रेण इति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः प्रचेता मन्यते ध्रुवमिति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः ह्युत्तममिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः द्वाराणां पार्श्वयोरन्तः षड् वा चत्वारि मध्यतः द्वे द्वे लुम्पेदेवमेव षड् भवन्त्युपशोभिकाः
Dans les deux panneaux latéraux intérieurs d’une porte, on doit sculpter (ou disposer) six éléments décoratifs; ou bien, dans la partie centrale, quatre, en laissant deux et deux en retrait (comme des évidements). Ainsi, de cette manière même, il y a six ornements subsidiaires (upaśobhikā) pour l’embellissement.
Verse 49
एकस्यां दिशि सङ्ख्याः स्युः चतस्रः प्रिसङ्ख्यया
Dans une seule direction, les nombres doivent être pris comme quatre, selon une énumération méthodique.
Verse 50
एकैकस्यां दिशि त्रीणि द्वाराण्यपि भवन्त्युत पञ्च पञ्च तु कोणेषु पङ्क्तौ पङ्क्तौ क्रमात् मृजेत् कोष्टकानि भवेदेवं मर्त्येष्ट्यं मण्डलं शुभं
Dans chaque direction, il doit aussi y avoir trois ouvertures de porte. Aux angles, il doit y avoir cinq (cases) et cinq (cases) ; rangée après rangée, dans l’ordre requis, on marquera/purifiera les carrés de la grille. Ainsi naît l’auspicieux maṇḍala « martyeṣṭya », dont les cases sont correctement disposées.
It is a consecrated ritual field for mantra-sādhana, combining precise geometric layout, deity/element placements, and disciplined japa-dhyāna to produce mantra-lakṣaṇa (effective potency) and yogic purification.
Compartment counts (16/36/24/32 and larger enumerations), lotus-zone architecture (karṇikā, keśara, vīthikā, dvāra), exact measures (aṅgula/hasta/kara), pigment sources and color codes, and procedural steps for wiping/marking/omitting cells to form passages and door-sites.
It correlates the mandala’s rays and divisions with nāḍīs arising from the heart, teaches contemplation from gross sound-formed imagery to subtle heart-luminosity, and culminates in the aiśvara form described as free from conceptual thought.
Bīja-japa is set at one lakh; mantras at four lakhs; a vidyā at one lakh; additionally, ten thousand for intellectual/knowledge attainments and one thousand for hymns—preceded by one lakh for mantra-śuddhi and self-purification.